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Vous voulez acheter un bien à l’étranger ? Notre notaire vous conseille

Ça y est ! Vous êtes rentré de vacances et avez enfin découvert la perle rare. Une petite maison perdue dans les vignes qui correspond à votre budget et à vos attentes. Mais comment acheter à l’étranger ? Les banques belges vont-elles vous suivre ? A quoi faire attention ? Nous évoquerons les secondes résidences à l'étranger avec Marc Van Beneden, notaire.

 

 

 

 

 

Prenez votre temps

Ça peut être une bonne idée d’acheter mais allez sur place quand il fait "moche". 

Le conseil peut paraître idiot mais il vous évitera des désagréments. Vous aimez la localité parce que vous y allez en vacances un mois par an. Pensez que vous si vous songez vous y installer, ce sera pour une grande partie de l’année et que le soleil ne brille peut-être pas tout le temps.

Soyez attentifs aussi à l’aspect fiscal. Il existe très peu de pays où un achat immobilier est miraculeux.

En termes de droits d’enregistrement lors d’un achat, la Belgique a l’un des taux d’imposition les plus élevés du monde (plus de 12%). Dans beaucoup de pays, ces droits sont très bas, voire inexistants. Mais la fiscalité est parfois "cachée".

En France, par exemple, vous payez à la sortie. Si dans quelques années vous revendez avec une plus value, elle sera taxée. Ouvrir l’œil et posez ces questions à votre notaire.

Quid des banques ?

C’est LE point important à ne pas oublier. Une banque belge ne sait pas prendre une hypothèque sur votre bien à l’étranger. Donc, une banque belge ne vous prêtera l’argent qui si vous avez quelque chose à mettre en garantie en Belgique.

Légalement, c’est tout à fait possible mais c’est un casse-tête administratif. La plupart des banques refusent donc le procédé.

Par contre, une solution existe. Vous avez un bien en Belgique pour lequel vous avez contracté un crédit. Une hypothèque existe sur ce bien et le crédit est pratiquement remboursé. Bien souvent, la banque acceptera de vous prêter l’argent parce qu’elle dispose d’une hypothèque sur un bien que vous possédez déjà.

 

Quid en cas de décès ?

Mieux vaut être prévoyants parce qu’en cas de décès, les démarches peuvent être longues et ardues.

Prenons l’exemple de votre bien acheté en France. Après votre décès, votre successeur devra faire une déclaration de décès à l’administration française. Il devra également payer les droits de succession en France.

Lorsque cela sera fait, il devra fournir les renseignements à l’administration belge. Celle-ci calculera le reste éventuel à payer.

Mieux vaut donc prévoir l’avenir et faire une donation à vos enfants. Les tracasseries administratives seront largement diminuées et vous gardez l’usufruit du bien.

A partir de quand peut-on faire une donation ?

Faire une donation facilitera la vie à toute votre famille, mas ne vous pressez pas pour entamer les démarches. Prenez le temps de vous poser les questions essentielles.

Comptez vous la vendre un jour ? Vos enfants l’apprécie t-elle ? Est-ce vraiment un bien de famille?

Dans tous les cas, vous devez garder l’usufruit sinon les tracasseries administratives seront adressées à vos enfants

Pensez aux travaux et aux éventuels investissements que pourraient nécessiter ce bien. Une fois que la donation sera actée, le bien n’est plus à vous. En cas de différents familiaux, vous risquez d’avoir de mauvaises surprises.

 

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