Tendances Première

Travail : Et si l’entreprise était un être vivant, un corps… et ses collaborateurs, les organes ?

On parle souvent de mal-être chez les employés, assez peu chez les chefs d’entreprises. Or, on estime qu’en moyenne, 1 chef d’entreprise sur 5 est en risque de burn-out. Et quand cela touche une petite entreprise, les conséquences peuvent être très graves. Avec la crise sanitaire que nous traversons, cette situation va encore s’aggraver car les chefs d’entreprises doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garder la tête hors de l’eau. Depuis plusieurs années, BSPK a développé une vision holistique de l’entreprise : " Et si l’entreprise était un être vivant, un corps… et ses collaborateurs, les organes ? " Une métaphore défendue par BSPK qui intègre à sa méthode les bienfaits de l’entreprise libérée, la capacité d’adaptation et de collaboration des ressources humaines.

Avec Henri Prévost, le CEO de BSPK Consulting, un cabinet de conseils aux entreprises qui passe beaucoup de temps à sensibiliser les patrons à prendre soin de leur santé.

Un patron doit pouvoir admettre qu’il est un être humain. Il est considéré – et se considère souvent – comme infaillible. Dans les PME et les PMI, Il est le pilote de l’avion, il n’a pas le choix, il ne peut pas s’arrêter pour recharger ses batteries. Il est dans la décision et dans le risque en permanence.

 

Une autre vision de l’entreprise

 

La particularité de BSPK Consulting est de considérer l’entreprise comme un être humain, avec ses fragilités, ses forces et ses complexités.

Henri Prévost : " Il faut considérer l’organigramme d’une entreprise comme une organisation basée sur l’ interaction de plusieurs organes :

  • le CEO est la tête,
  • le chef des opérations : cœur
  • les finances : les poumons

Tous ces organes ne sont pas en concurrence mais travaillent ensemble".

Quand on considère l’organigramme comme le fonctionnement d’un corps humain, le regard change, cela engendre plus de respect, on voit mieux la nécessité du rôle de chacun, de l’interaction de chacun.

La pandémie a mis à mal beaucoup d’entreprises qui ont montré leur fragilité mais aussi leur humanité.

L’ADN de l’entreprise, c’est l’addition de tous les profils et de tous les talents de ceux qui la composent. Mais on se rend compte que si le chef d’entreprise tombe malade, développe un burn-out ou décède, il n’y a aucun plan de continuité prévu parce qu’il se sent infaillible. Il ne peut pas imaginer ne pas assumer.

 

Une entreprise plus humaine

 

Beaucoup de patrons se sont battus pendant la crise pour garder leur activité mais aussi pour garder leurs salariés. On a pu constater ainsi l’humanité de l’entreprise.

Alors qu’on aurait pu choisir de réduire la masse salariale pour un résultat positif au bilan, on constate maintenant que certaines entreprises préfèrent conserver leurs talents plutôt que d’afficher un meilleur bilan.

Le management, c’est de l’humain : du savoir-faire et du savoir être.

Le check-up de santé des entreprises réalisé par BSPK passe par un diagnostic établi sur la base de 4 piliers et qui s’adresse à tous les collaborateurs :

 

  1. une interview de deux heures, avec les mêmes questions pour chacun ;
  2. Un test sur les différents profils (9 profils sur l’ennéagramme) afin de déterminer s’ils sont émotionnels, cérébraux ou instinctifs ;
  3. leurs interactions, leurs réactions quand ils sont dans leur zone confort ou dans leur zone de stress ;
  4. leurs talents :
  5. leur motivation

Un bilan est alors établi qui déterminera les points forts et les points faibles de l’entreprise et mettra l’accent sur les mauvaises pratiques. Il s’agira de conseils, basés sur l’étude faite sur tout le personnel.

 

Comment transformer l’essai en réussite ?

 

Chaque collaborateur aura pu s’exprimer. Il y aura une alchimie entre tous. Le discours sera adapté par rapport à chaque talent. Le chef d’entreprise pourra rassembler ses troupes avec une feuille de route construite par toute son équipe. Il sait alors que ce qui est préconisé sera accepté puisqu’il s’agit de la réflexion de chacun.

 

Comment une entreprise peut-elle gérer une transformation agile, digitale et en même temps faire face à crise qui risque de la mettre à mal ?

 

 

Une entreprise libérée est une entreprise basée sur confiance, sur l’autonomie, sur la prise de décision des employés. L’innovation ne vient pas que du patron ; il doit pouvoir écouter, prendre du temps pour ça. L’employé doit être accompagné dans son autonomie, dans sa prise de décision.

Le fait de devenir une entreprise libérée, c’est comme booster son système immunitaire, ça aide à e sortir de cette crise en passant par l’innovation. Mais cette innovation ne vient pas du patron seul, elle doit aussi être générée par le personnel.

Durant le confinement, on a vu des entreprises avec un business model bien établi, se redresser en faisant preuve d’innovation grâce aux idées venant de la base, des équipes qui veulent sauver leur emploi. C’est de la résilience.

 

Un coup de pouce généreux

 

Les méthodes d’analyse de BSPK se basent toujours sur l’interaction entre les profils, les talents et les motivations des personnes. Elles s’adaptent donc à tout type d’activité, dans tous secteurs : PME, ASBL, ONG, club de foot…

BSPK Consulting a décidé d’offrir gracieusement un prédiagnostic gratuit pour 5 entreprises chaque mois.

BSPK consulting.

 

Un peu de vocabulaire

A pour but de préserver, sous le contrôle du juge, la continuité de tout ou partie de l’entreprise en difficulté ou de ses activités. L’objectif est d’assurer une protection rapide du débiteur contre les actions individuelles de créanciers.

 

Pour revoir la séquence de Véronique Thyberghien :

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK