Tendances Première

Sexualité : les trois tabous les plus fréquents

Cette semaine, notre chroniqueuse et sexologue Carole Martinez aborde les tabous les plus fréquents en matière de sexualité et les solutions pour les surmonter. Certes, les tabous peuvent être assez différents en fonction des âges, des cultures et même parfois de l’orientation sexuelle, mais globalement, ces trois-ci reviennent assez régulièrement :

Le sexe oral

"La pratique du sexe oral n’est pas si taboue que ça mais le fait d’en parler ou d’aimer ça l’est encore à notre époque" explique Carole Martinez. Et les préjugés ont la dent dure : "Si une personne dotée d’un pénis avoue qu’elle n’aime pas, on va considérer ça comme "étrange" ; si une personne confesse qu’elle n’aime pas pratiquer le sexe oral, on va la considérer comme étant prude et au contraire ; si une personne dotée d’un clitoris aime les cunnilingus, on va se dire que c’est une nympho" déplore la sexologue. Or, comme dans beaucoup d’autres domaines de la vie, il n’y a pas de cadre prédéfinit : une personne n’est pas l’autre. Il est donc important d’en parler avant de le pratiquer et de s’enquérir des envies et des goûts de son/sa partenaire.

"Certaines femmes aussi ne sont pas à l’aise avec cette pratique car elles ont peur de "sentir", d’avoir un "goût particulier", ou d’offrir un point de vue sur leur sexe qu’elles n’ont pas elles-mêmes", poursuit Carole Martinez. A cela, il existe des solutions : "se faire un petit brin de toilette avant de passer à l’acte n’a fait jamais de mal", taquine la sexologue. "Mais surtout pas avec des lingettes, c’est ultra-mauvais pour la flore vaginale !", poursuit-elle. "Et bien sûr, je recommande à toutes les femmes d’observer leur anatomie dans un miroir".

Le sexe pendant les règles

En 2021, le sang des règles est encore parfois considéré comme étant quelque chose de sale et empêche certaines personnes d’avoir des rapports sexuels pendant leurs règles. "Moi mon avis c’est : si vous n’en avez pas envie, c’est OK. Mais chacun est libre. Il faut éviter le jugement" conseille la psychologue. Concernant la "saleté", "pourquoi ne pas essayer sous la douche ? Comme ça, pas de souci d’hygiène. Et si c’est ailleurs, pensez tout simplement à glisser une serviette en dessous de vous pour éviter que votre lit ne se transforme en scène de crime", s’amuse Carole Martinez. "Je rigole évidemment, on ne perd pas des litres et des litres de sang pendant ses règles ! Un petit essuie pour éviter de tacher les draps et le tour est joué !"

Le sexe anal

"Ici aussi, c’est la peur d’un problème d’hygiène qui rend la pratique taboue" explique Carole Martinez. "Mais c’est aussi la peur d’avoir mal. Et effectivement, c’est à prendre en compte. Il faut bien s’y préparer, faire de longs préliminaires, bien détendre la zone, se protéger, et faire ça avec quelqu’un de confiance" poursuit la sexologue. "Et bien sûr, se sentir libre d’arrêter dès que ça ne va pas". En d’autres termes : "ne tentez pas l’expérience à 3 heures du matin avec une personne que vous connaissez peu après avoir vidé une bouteille de vin !" conclut-elle.

Pour en savoir plus :

  • Retrouvez la chronique de Carole Martinez dans Tendances Première ci-dessous :
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