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[SEXO] Les préliminaires peuvent être une fin en soi

Le principe de préliminaires existe depuis très longtemps mais à notre époque ce fameux "pré" ne nous induit-il pas en erreur, autant dans la forme que dans le fond ? Car finalement ce sont des actes sexuels au même titre que le reste et ils ne sont plus si figés dans la ligne du temps de nos ébats.

Avec Carole Martinez, sexologue.

 

Par définition, les préliminaires préparent à quelque chose d’essentiel. Or, la pénétration aujourd’hui n’est plus une fin en soi, sauf dans un but de procréation. Un cunnilingus, une fellation, une stimulation manuelle sont aussi des actes sexuels qui nécessitent d’ailleurs tout autant de précautions pour éviter les maladies sexuellement transmissibles.

Aujourd’hui, un rapport sexuel peut passer par des caresses, une pénétration puis un rapport bucco-génital ou une stimulation. Ce n’est plus la même ligne du temps. Et pourtant, l’idée est encore largement répandue : " il y a une barrière à passer pour être sexuellement actif ".

Beaucoup de jeunes pensent encore que " tout ce qui est avant la pénétration, ce n’est pas vraiment du sexe, ça ne compte pas ".

Au lieu d’utiliser le mot " préliminaire " on pourrait choisir " préquel " : une action qui en précède une autre, peu importe sa forme.

Il n’est plus nécessaire de classer ses actions par type. Une lecture, un SMS coquin peut être un préquel au même titre qu’un cunnilingus ou qu’une pénétration anale.

C’est donc une vision plus large qu’on doit avoir de la sexualité et de ce qu’on définit comme étant sexuellement actif.

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