Tendances Première

Sexe : les tabous dans le couple, la suite…

Dans le couple, il y a des sujets dont on ne parle pas parce qu’on a peur du jugement, peur de ce qu’ils pourraient déclencher.

Alors que si on communique de manière positive, si on exprime ses émotions, si on reste dans la bienveillance, on peut tout aborder.

Avec Carole Martinez

La fidélité/infidélité

Il faut en parler très tôt de manière que chacun puisse connaître les limites de l’autre : " Moi, ma notion de l’infidélité c’est ça, et toi ? ".

Pour l’un, c’est peut-être juste envoyer un SMS un peu personnel, pour l’autre, c’est peut-être avoir une relation sexuelle.

Ce n’est pas pour autant qu’on accepte l’infidélité mais on sait où sont les limites de l’autre.

Ce n’est pas agréable d’y penser mais ça fait partie des choses à aborder.

La notion de fidélité est variable en fonction de qui on est, de ce qu’on a vécu précédemment, de son ressenti, des propres limites de ce qu’on peut encaisser.

C’est une forme de contrat.

 

La baisse de la libido

 

En général, on laisse les choses aller. On constate un changement mais on n’ose pas en parler parce qu’on se dit que le problème vient de soi-même ou de l’autre mais on n’a pas envie de l’aborder.

Souvent, dans un couple, quand l’un est demandeur et l’autre moins, il arrive souvent que le premier arrête de demander et le second ne réagit pas. Ç’aurait été mieux de le dire : " j’arrête de te lancer des appels et on voit comment ça se passe ". S’il y a un malaise, il faut en parler. Manquer de libido, ce n’est pas forcément un manque d’amour.

 

La simulation

 

Tout le monde a déjà simulé au moins une fois, tant les hommes que les femmes.

Ce n’est ni une question de genre ni d’orientation sexuelle.

Si on ressent moins de plaisir que celui que l’autre attend (ou plutôt ce qu’on suppose qu’il attend), simuler permettra d’éviter de décevoir l’autre.

Ou encore : " si je n’ai pas d’orgasme, il/elle va me trouver anormale ". Tout cela est basé sur des suppositions que l’on fait sans en parler avec son partenaire.

Simuler n’est pas bénéfique pour le couple. Il est inutile de vouloir flatter l’ego de l’autre. Quand ça devient une habitude, c’est un réel problème. D’autant que le/la partenaire n’essaiera pas autre chose puisqu’il/elle a l’impression que ça fonctionne.

Le maître-mot : la communication !

Parler, guider son partenaire, lui donner des indications sur les endroits à toucher, à stimuler. Ce sera très bénéfique pour l’un comme pour l’autre.

On est responsable de sa sexualité et on est responsable de ses orgasmes. Il n’y a que nous qui savons ce qui nous fait plaisir.

L’autre peut deviner mais si on simule, il devine mal et ça se passe mal.

On en parle !

Communiquons sur les choses qu’on aime, qu’on n’aime pas, sur ce que nous autorisation l’autre à faire avec nous ou pas.

Et surtout, gardons en tête que l’orgasme n’est pas une finalité en soi.

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK