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Santé : quelques conseils pour revenir à une médecine du bon sens

La médecine du bon sens
La médecine du bon sens - © Pixabay

Il a fallu des milliers d’années pour arriver au stade actuel du développement de la médecine. Mais aujourd’hui son extraordinaire sophistication nous a fait perdre la connaissance des ressources naturelles dont notre corps dispose pour faire face à la maladie et à la mélancolie. Dans La médecine du bon sens (Ed. JC Lattès), Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie et d'addictologie, nous propose un programme simple, fondé sur le bon sens de nos ancêtres. 
 

L'idée de simplicité ne fait pas partie de la société aujourd'hui. Nous avons pourtant en nous de super pouvoirs de santé et de résilience, qui remontent à très loin et dont nous ne servons plus assez. "Nous avons en nous une machine à fabriquer de la bonne humeur et de la bonne santé, et elle date de la préhistoire", dit Michel Lejoyeux

Et il nous reste quelque chose de cette période où deux pouvoirs considérables sont apparus, qui ont développé le cerveau des hommes préhistoriques : la marche et la mastication. Deux pouvoirs magiques tout simples à notre disposition !
 

La marche

On sait aujourd'hui qu'il suffit tout simplement de marcher 30 minutes par jour pour entretenir ses capacités intellectuelles et sa mémoire. En marchant, on augmente en effet le facteur de croissance des neurones. Ne perdons pas ce pouvoir en restant assis toute la journée devant notre ordinateur !

La marche augmente par ailleurs la production d'endorphines au niveau du cerveau. On peut guérir de nos petits maux, maux de dos, rhumatismes de l'hiver... simplement en marchant.

La sédentarité est vraiment très toxique. Nous sommes fabriqués pour bouger. "Notre cerveau s'est développé à partir du moment où on s'est mis debout et où on a commencé à bouger", précise Michel Lejoyeux. Tout mouvement est bon, la marche tout comme le vélo ou tout autre sport.

Le mouvement est excellent aussi pour le moral. Pour nos émotions, pour notre cerveau, des bonnes habitudes de vie sont à prendre dès le plus jeune âge.


Le meilleur stimulant intellectuel, c'est bouger !


La mastication

Aujourd'hui on ne mastique plus suffisamment et les aliments qu'on nous propose sont de plus en plus mous : hamburgers...
Il vaut bien mieux commencer son repas avec un aliment consistant, qu'on prendra le temps de bien mâcher. On fera du bien à nos émotions et on sera plus rassasié au final par son repas.

Le fait de mastiquer a un effet neuro-biologique positif. Il envoie un message positif au cerveau. On profite de son alimentation, au lieu d'engloutir passivement des choses à haute valeur calorique. Et on mange moins.


Le bavardage

Il est une forme de langage qu'on interdit parfois à nos enfants, c'est le bavardage. Il faut s'autoriser des moments de bavardage, conseille Michel Lejoyeux. "On s'aperçoit qu'un petit quart d'heure de bavardage est une grande leçon émotionnelle. Parce que quand on bavarde, on est en contact direct, on apprend à communiquer de façon simple et on transmet des émotions positives."

Certains labos américains entraînent au bavardage qui fait du bien à la santé. Faisons nous aussi des exercices de bavardage ! Nous travaillerons ainsi indirectement sur nos émotions et nous serons en meilleure santé.
 

Le bon sens

Le bon sens, ce sont des petites expériences, des petites habitudes naturelles qui sont validées scientifiquement. Il y a aujourd'hui un vrai intérêt de la part de la médecine à étudier des choses qu'on percevait intuitivement, en tant que patient aussi, mais qu'on ne pouvait pas expliquer clairement.

Les expériences montrent désormais comment utiliser ces capacités. Le jeûne développe par exemple les qualités intellectuelles. On a prouvé que le moment où nous sommes les plus intelligents, les plus créatifs, c'est le matin avant le petit-déjeuner. L'hypoglycémie provoquée par le jeûne de la nuit nous donne des super pouvoirs intellectuels dont il faut profiter.

Nous avons tous en nous ces capacités de bon sens, cette possibilité d'agir sur nos émotions et sur notre bien-être, mais nous ne nous en servons pas tous.

Apprenons à les développer !

La philosophie de la médecine du bon sens n'est pas de nous enlever des choses, mais de nous rajouter des choses agréables. Il n'est pas question de se frustrer mais plutôt de se rajouter des expériences agréables qui diminueront le recours aux sucres par exemple. Les méfaits du sucre rapide sur notre corps et notre santé ne sont plus à démontrer. Le thé non sucré, le riz, les graines de caroube (au lieu du chocolat) et les feuilles de menthe mises dans de l'eau font disparaître les envies de sucre, essayez !

En travaillant sur nos émotions, on peut essayer d'associer le plaisir à d'autres choses. Comme en médecine chinoise, pratiquons la prévention en nous faisant du bien par des petits moments privilégiés : thé, fruit, musique du type Satie, visualisation d'images qui font du bien...

Le livre

La médecine du bon sens

(Ed. JC Lattès),

Michel Lejoyeux

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