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Rebondir après une crise : "Il n’y a pas de notion d’échec, il y a des expériences"

Un divorce, une longue maladie, un licenciement, une recherche de sens dans sa vie professionnelle,… Rebondir, cela nous concerne tous à un moment ou l’autre de notre vie. A travers des témoignages, les auteurs de L’art du rebond délivrent 8 verbes qui, plus que des mots, incarnent des gestes à accomplir pour progresser.
 

Dirk Coeckelbergh et Dominique Van Hemelrijck proposent, à travers ce petit livre, une démarche à adopter pour s’approprier les difficultés et les dépasser.

L’art du rebond (Edi Pro) associe des témoignages forts et des verbes simples. Il livre un condensé de la vie quotidienne des gens et il est particulièrement d’actualité en cette période de crise.

Rebondir, c’est avoir l’énergie de continuer, c’est développer des pensées positives qui nous permettent de reconnaître qu’on vit une situation difficile, mais qu’on peut décider du regard qu’on pose dessus.

L’art du rebond, c’est tout à la fois transformer, accepter, continuer différemment, se retrouver, se réinventer. Pour éviter de mettre sa vie en péril.

Le témoignage de Tom

Nombreux sont les jeunes qui se posent des questions sur leur avenir. C’est le cas de Tom, un gamer enfermé dans son addiction au jeu. Il s’est rendu compte à un certain moment que cette activité ne le remplissait pas, qu’elle était même un problème pour lui-même, mais il ne savait pas quoi faire de sa vie. Il a fini par accepter ce problème et par trouver sa voie, par trouver du sens dans des études.

Dans son témoignage, il évoque la bienveillance des autres à son égard, mais aussi la bienveillance qu’il faut avoir à son propre égard. Il s’agit de se protéger, d’être presque un peu égoïste, d’être attentif à soi-même, de pouvoir parfois dire non à ce qu’on n’a pas envie de faire. On peut se faire aider par un coach ou un psychologue, si on n’y arrive pas seul.


Rechercher le positif

L’art du rebond implique aussi un processus de deuil. Il comprend plusieurs phases : colère, tristesse, voire dépression, précèdent la phase d’acceptation qui nous permet de commencer à travailler sur ce qui est positif plutôt que de ne voir que ce qui est négatif. Il s’agit de changer notre regard sur les choses.

Il ne faut pas non plus se sentir dans l’obligation de réussir, mais plutôt essayer de rechercher ce qui pourrait encore nous passionner, nous intéresser dans la vie.

"Ce qui est important, c’est d’entreprendre quelque chose, de faire quelque chose, ce qui permet de retrouver l’énergie, explique Dominique Van Hemelrijck. L’important est de retrouver du sens, souvent dans tout à fait autre chose que ce que l’on faisait avant."
 

Capter le bon moment

A un certain moment, après une période de réflexion, on va s’ouvrir à autre chose et commencer à voir d’autres possibilités, que l’on n’avait pas vues avant. Il existe par exemple une offre gigantesque de cours qui permettent d’avancer ou de passer à autre chose, rappelle Dirk Coeckelbergh. Et ce n’est pas nécessairement très cher, beaucoup de ces cours sont même gratuits et offrent mille possibilités.

"Il faut être ouvert à la recherche. On sent que c’est en soi, que quelque chose doit sortir, mais il faut attendre le bon moment. […] Et il n’y a pas d’âge pour apprendre ou pour se repositionner si l’on sent que c’est nécessaire pour soi !"

L’expérience peut nous aider à réagir de façon adéquate aux crises. Si on a rebondi une fois, on n’a plus peur, parce qu’on sait comment on peut réagir. On gagne de la confiance en soi. On peut aussi être un appui pour quelqu’un qui rencontre le même problème.

Ce n’est pas ce qui nous arrive qui est important - ça peut être dur, ça peut être injuste -, mais c’est ce que l’on fait ensuite avec ce qui nous arrive. C’est regarder vers le futur. C’est cela l’essence du rebond.

 

8 verbes pour avancer

Parfois ce n’est pas un événement traumatisant qui nous incite à changer, tel qu’une maladie, un accident, un divorce, mais simplement le fait qu’on se rend compte que ce n’est pas ça que l’on veut de sa vie. C’est important de savoir ce qu’on ne veut plus faire, de prendre conscience que les choses ne nous conviennent plus.

Les 8 verbes-clés relevés par les auteurs sont : oser, s’organiser, apprendre, changer, accepter, s’autoriser, revitaliser, persévérer. Des verbes qui ne sont pas des étapes, mais des sources d’inspiration pour avancer.

"C’est comme un trousseau de clés avec lequel on peut jouer."

Persévérer, par exemple, c’est avoir une vision, une motivation, un projet, une envie de continuer : je vois où je veux aller et j’accepte d’y aller pas à pas.

Dans le rebond, il n’y a pas de notion d’échec, il y a juste des expériences !
 

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