Tendances Première

Plus que jamais, nous avons besoin de rire pour l'instant

Comment et pourquoi tenter de se moquer de tout ? Jean Van Hemelrijck, psychologue et psychothérapeute nous propose son humeur délicieusement "alternative".

Pour l’instant, on ne peut plus se côtoyer, se serrer la main, s’embrasser, se toucher, se rapprocher des autres. Ces rituels, bien ancrés dans nos habitudes, sont mis à mal car l’autre n’est plus une ressource mais un danger. Or, on constate, dans les grandes crises, que l’homme a la capacité de re-ritualiser son quotidien, de se réinventer. Il peut déployer des trésors d’inventivité, de créativité pour réagir et se préserver. Les applaudissements à 20h, les apéros virtuels, les partages divers sur les réseaux sociaux sont autant de manières de réinventer nos contacts.

Qu’est-ce qui fait que quelques heures seulement après l’annonce d’une crise, on a vu déferler des vidéos, des dessins humoristiques ?

Tous les matins, nous sommes confrontés à l’idée de la mort, à l’éventualité de la nôtre ou celle de nos proches. C’est une réalité mais il faut lui désobéir et pour prendre des distances, le rire est le meilleur outil. Il a trois fonctions principales :

  • Il nous permet de penser autrement
  • Il nous permet de nous dégager
  • Il nous permet de retrouver de l’appartenance, du lien (on rit ensemble d’une même blague).

Ce qui réunit les hommes, ce n’est pas la mort, c’est la capacité à produire de la vie.

Lors d’un enterrement, les gens se retrouvent, discutent et arrivent même à rire en se souvenant du défunt. C’est une manière de faire un pied de nez à la mort.

Alors rions, sans modération, ça ne peut nous faire que du bien !

 

 

 

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