Tendances Première

Lecture : Deux romans venus du froid… pour rafraîchir vos ados

Deborah Danblon nous propose deux romans grand format pour vos ados. Ils ont un point commun. Les héroïnes viennent des grands froids. Histoire de vous rafraîchir cet été.

 

8848 mètres

Elle s’appelle Mallory en hommage à George Mallory, le premier alpiniste qui aurait atteint le sommet de l’Everest. À 15 ans, en compagnie de son père, ils arrivent au pied de la montagne géante et font la connaissance du groupe avec qui ils vont la gravir. Pendant les deux mois où ils vont se préparer et grimpent par paliers successifs, ce petit monde va apprendre à se connaître eux-mêmes autant qu’ils vont découvrir les autres. Pour atteindre le plus haut sommet de la terre, la confiance est peut-être encore plus importante que la préparation physique. S’il y a une faille, la montagne ne pardonne pas.

En suivant cette jeune fille presque comme les autres, Silène Edgar aborde en parallèle, mais néanmoins tout en finesse une foule de sujets. L’alpinisme bien sûr, sa passion, ses records, ses dangers, ses techniques, mais plus encore, elle parle des humains qui se lancent à l’assaut des montagnes, elle réfléchit et nous porte à le faire avec elle, à leurs motivations, leurs enjeux, leurs envies. Et que seraient les humains sans la nature qui les entoure et qu’ils ne respectent pas toujours ?

Un roman fort dont on ressort comme d’une ascension réussie : avec quelque chose de plus.

8848 mètres – Silène Edgar – Casterman

A partir de 13 ans

La fille qui jouait avec le feu

Elles sont deux, aussi différentes qu’il est possible de l’être. D’un côté, Hannah, 15 ans, qui a toujours vécu à Londres et qui, à la suite du décès de sa mère, se voit forcée d’aller habiter en Islande chez son père journaliste. Sa seule consolation est de pouvoir exercer sa passion et faire un stage là où son père travaille. D’autre part, Imogen, 19 ans, influenceuse star des réseaux sociaux et jeune prodige d’une agence de pub innovatrice. Les deux jeunes filles se retrouvent par hasard à Reykjavik où Imogen est accusée d’avoir tué celui qu’elle surnomme Le Monstre et qui a bouleversé sa vie. Malgré le faisceau de preuves, Hannah ne peut y croire. Quand c’est trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour être vrai, lui souffle son instinct de reporter. Elle profite de sa place au journal pour se lancer dans une enquête aussi passionnée que non officielle.

En voilà du bon polar nordique comme on les aime. Plein de rebondissements, avec des personnages attachants bourrés de failles et de mystères, une ambiance qui donne envie de se pelotonner au coin du feu et, ce qui ne gâte rien, des réflexions intéressantes sur les dessous des réseaux sociaux et de la pub.

La fille qui jouait avec le feu – Sif Sigmarsdóttir traduit de l’anglais par Corinne Daniellot – Casterman

 

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