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Dis-moi comment tu pars, je te dirai quelles vacances tu vas passer

Après l’année qui vient de s’écouler : on ne se colle pas de pression, on oublie les injonctions du type plans parfaits, photos parfaites, activités parfaites, etc. Le mot d’ordre, c’est la déconnexion. Ou plutôt, les déconnexions ! A l’aide d’anecdotes estivales les plus folles, mais aussi d’infos pratico-pratiques, Clémentine Rasquin et Yves-Marie Vilain, journalistes au Ligueur, nous aident à atteindre 'la parfaite déconnexion' cet été !

Chacun ses vacances, chacun sa route ! c’est un dossier très complet du Ligueur, qui met en avant les plaisirs simples et qui s’intéresse à toutes les familles, aux profils extrêmement divers aujourd’hui.

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Cette année inédite de restrictions de libertés nous donne l’occasion de réinterroger les vacances. C’est ainsi que Le Ligueur a voulu sonder les familles : c’est quoi, pour vous, le plan vacances ? La question semble basique, mais on oublie souvent de se la poser : moi, j’ai besoin de quoi, de quels ingrédients, pour que les vacances soient bonnes ?

La vision des Belges en matière de vacances n’est évidemment pas uniforme et les retours ont été très divers : entre les hyperorganisés, qui ne changeront pas leurs plans et baliseront leurs voyages vers les lieux qu’ils aiment, les familles qui vont plutôt retrouver les mêmes lieux que toujours, et tant d’autres.

Vers les plaisirs simples ?

"Ce que le Covid a changé, observe Clémentine Rasquin, c’est vraiment cette idée de remettre des valeurs en pole position et de se dire : est-ce qu’on est toujours dans cette injonction sociale, où il faut les vacances-cartes postales à envoyer au réseau, à la famille, pour dire qu’on est en train de vivre ses meilleures vacances ? Ou est-ce qu’on ne peut pas se dire : qu’est-ce qui nous ressemble ? Qu’est-ce qui nous va ?
Et là, on a à sonder nos propres souvenirs pour nous aiguiller, parce qu’ils nous construisent, ils nous constituent, ils nous conseillent. C’est parce qu’on a vécu toutes ces expériences qu’on sait ce qui pourrait être une bonne option de vacances pour nous ou ce qui ne serait pas un choix avisé".

Yves-Marie Vilain a donc fait le tour de la rédaction pour demander à tous les journalistes du Ligueur quels étaient leurs principaux souvenirs de vacances. Les réponses sont très diverses, à l’image des personnes qui les donnent.

"C’est quelque chose de très singulier, dans quelque chose qu’on envisage d’une façon un peu plurielle. C’est une sacrée pression, les vacances, et surtout les vacances d’été. Il faut un plan parfait, une organisation parfaite, un itinéraire parfait, la photo parfaite. […] Des vacances à 5,5 km de la maison peuvent pourtant être les meilleures vacances de la vie, car en fait c’était quelque chose de simple, d’improvisé. Ces souvenirs nous construisent et construisent en nous quelque chose de très singulier."
 

Quelle recette de vacances privilégier ?

La recette, elle est simple, dit Yves-Marie Vilain. C’est le fil rouge du Ligueur. "On se rend compte dans tous les souvenirs qui sont évoqués, que le plus beau souvenir est toujours lié une galère. Cela veut dire que la recette est justement de ne pas appliquer de recette, et de s’en remettre complètement à l’improvisation pour laisser l’espace à l’inattendu."

Le dénominateur commun qui ressort des témoignages des collègues et des familles interrogées, c’est la notion de liberté et d’insouciance, bien plus que la destination :

"On était libre, on était dans un petit patelin, dans un village ardennais, et à 5 ans, je pouvais déjà aller acheter des fraises tout seul."

"On était dans une maison de famille, en Brabant wallon. On allait dans la rosée du matin chercher les oeufs des poules au poulailler. Et tout notre projet, c’était de savoir : qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui ?"

Parce que ce n’est pas écrit, parce qu’on a tout lâché. Et ce sentiment de liberté et d’insouciance, où il n’y a pas de to-do list, pas d’agenda, juste celui qu’on choisit, c’est très épanouissant, même pour un enfant, d’être à la barre de son propre agenda, explique Clémentine Rasquin. C’est cette idée de bonheur simple, sans prétention, juste celle d’être ensemble et de partager des moments communs autour de la table ou de jouer ensemble sur la plage.

"Et j’aurais envie d’inviter les familles à se questionner et à réfléchir à ce qu’ils peuvent offrir comme zone de liberté. Car les vacances, c’est aussi par exemple aller dans des lieux plus reculés, avec moins de circulation, où les enfants peuvent s’épanouir sans contrainte, se laisser aller, oublier l’agenda et retrouver, comme nous, cette insouciance."
 

Ne pas négliger pour autant les aspects pratiques !

Le Ligueur rappelle aussi aux familles les bonnes pratiques, pour s’assurer de partir dans de bonnes conditions : le check des cartes d’identité, des assurances, des conditions en vigueur dans le pays, des numéros de téléphone importants… car on peut improviser, mais dans un cadre qui permet de se donner un petit confort !

Le Ligueur a en particulier saupoudré l’intégralité du dossier de toutes les infos pratiques qui concernent la crise du Covid, en termes de transports - vélo, train, bateau, avion, voiture -, de passage de frontières, de conditions sanitaires, pour expliquer, pour chaque cas, en quoi le Covid risquerait de vous pourrir la vie.

Car cette année, le contexte ne permet malheureusement pas l’improvisation totale, ni d’être toujours en roue libre !
 

Le boom du cyclotourisme

Les transports doux, en particulier le vélo, sont de plus en plus prisés et permettent l’aventure totale.

Avec des enfants, conseille Yves-Marie Vilain, prévoyez de toutes petites distances, comme pour la marche, la balade à dos d’âne ou de cheval, le parcours en kayak.

"Il faut parfois faire preuve d’inventivité pour les motiver mais la bonne nouvelle, c’est que ça pullule de vertus pédagogiques et que la boîte à souvenirs, à la fin des vacances, sera pleine à craquer !"
 

Ecoutez ici ce dossier du Ligueur

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