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Confinement : comment choisir ses études depuis son salon ?

Toutes les ressources en ligne pour trouver sa voie
Toutes les ressources en ligne pour trouver sa voie - © Pixabay

La fin de l’année scolaire approche. Il est temps de choisir une filière d’études pour l’année prochaine. Mais comment faire le meilleur choix d’études depuis son salon ? Comment obtenir des réponses à ses questions, à ses incertitudes sur les études que l’on va entamer à partir de septembre ? Le secteur s’est adapté pour fournir l’information nécessaire.

On en parle avec Bertrand Willocq, conseiller d’orientation à l’UNamur et Olivier Marchal, directeur de la Cité des Métiers de Charleroi.

En dépit de tout ce qui se passe aujourd’hui, certains jeunes n’échappent pas à la nécessité de choisir une filière d’études pour l’année prochaine. Par ailleurs, certains jeunes, en 2e ou 3e secondaire, sont en questionnement par rapport à l’enseignement général et se demandent aussi vers quelle filière professionnelle se diriger. Comment s’informer en ces temps de confinement ?


La Cité des Métiers, pour des informations centralisées

La Cité des Métiers, qui existe à Charleroi, Namur, Bruxelles et Liège ainsi que dans plusieurs autres pays, répond à la problématique du citoyen qui est totalement perdu en termes d’orientation et qui ne sait à qui s’adresser. Un seul lieu centralise ainsi l’ensemble de la puissance publique, l’enseignement, la formation, la recherche d’emploi…

Des conseillers experts vous donnent les infos les plus ciblées pour toutes les périodes de votre vie, via un système de chat en ligne.

La Cité des Métiers de Charleroi a très rapidement digitalisé toute son offre : Facebook Live, entretiens ou ateliers en visioconférence, plateforme de chat en ligne, dans le but d’être plus proche du citoyen, explique Olivier Marchal.

La CDM Charleroi a également créé un consortium d’opérateurs publics en matière d’orientation, de vocation, d’enseignement et de formation, avec une première école interréseaux des métiers de l’industrie de la construction, avec la participation de l’ULB pour une cité des sciences… bref un seul endroit où les citoyens peuvent trouver de quoi nourrir leur projet et leur vocation.

"Il est important que le service public se structure pour montrer que le citoyen qui est chez lui n’est pas seul. Maintenir le lien est très important en cette période d’angoisse. Sur l’application Videobox du site, vous pourrez voir plus de 800 métiers en vidéo. Ces outils peuvent aider à avancer dans son chemin, avant de programmer un entretien vidéo d’une heure trente avec des tests, la semaine suivante, si on le souhaite."


Faire le bon choix

Bertrand Willocq, conseiller d’orientation à l’UNamur. Nombreux sont les rhétoriciens qui se posent encore des questions quant à leur avenir. D’ordinaire, ils poussent les portes des universités ou des hautes écoles, soit pendant les journées portes ouvertes, soit pour participer à un cours ouvert, pendant la semaine de Toussaint ou de Carnaval.

Cette crainte de ne pas pouvoir s’orienter correctement crainte est chaque année présente, on n’a jamais la certitude de faire le bon choix, mais est sans aucun doute encore renforcée par la période que nous traversons, observe Bertrand Willocq, conseiller d’orientation à l’UNamur.

"Mais il faut quand même se dire qu’une telle décision ne se prend pas en un ou deux jours et qu’une majorité des élèves du secondaire ont déjà entrepris des démarches depuis bien longtemps. On pense savoir qu’à Pâques, une majorité d’étudiants savent plus ou moins précisément, ou n’ont plus qu’à trancher, ce qu’ils vont faire à la rentrée. Ils ont déjà participé à des salons, à des portes ouvertes, à des cours ouverts. Ils ont déjà pu expérimenter et prendre pas mal d’informations."

Pour ceux qui sont encore dans l’indécision, toutes les universités et les hautes écoles se sont très vite adaptées à la situation et dispensent toutes les informations utiles via leur site internet. Des entretiens d’orientation via skype sont mis en place.

"C’est peut-être l’occasion – il faut être positif - de davantage exploiter ce que j’ai à portée de clics, plutôt que d’attendre que l’information arrive."

 

La situation impacte-t-elle le choix d’études des jeunes ?

Olivier Marchal constate en règle générale l’impact de l’actualité médiatique sur les choix des jeunes : les attentats ont boosté les filières de sécurité ; des émissions comme Top Chef ont dopé les inscriptions dans les métiers de l’hôtellerie, etc…

Il y a aujourd’hui une sensibilisation qui va peut-être attirer plus de jeunes vers des métiers de soins. En médecine, il n’est pas facile d’intégrer le cursus, mais on peut sortir des sentiers battus et envisager de s’orienter vers des études en biologie, en pharmacie, en sciences biomédicales…

"On espère que certains métiers vont aujourd’hui être aussi reboostés. Cette crise interpelle sur les conditions de travail de certains de ces métiers qui sont dévalorisés."

La Cité des Métiers a choisi de mettre en avant ces métiers de crise, et pas uniquement les métiers liés aux soins de santé.

"On est en train de se rendre compte à quel point certains métiers délaissés dans l’imaginaire collectif ou délaissés au niveau du salaire et des conditions de travail, sont aujourd’hui des métiers qui reviennent en première ligne.

Nous avons publié des vidéos de promotion des métiers, avec, un jour sur deux, un métier qui n’est pas du domaine médical mais qui est très utile : caissier.e, logisticien.ne, aide ménager.e, conducteur.rice de bus,… Il y a eu une adhésion massive à ces vidéos. Notre but : redonner de la valeur à des métiers importants et pourtant dévalorisés."

 

Comment la situation est-elle vécue ?

Les universités et hautes écoles s’adaptent à une situation qu’on espère momentanée avec des cours et des examens en ligne, explique Bertrand Willocq, de l’UNamur.

On voit déjà un impact positif, peut-être plus pour les enseignants que pour les apprenants : pour les enseignants, c’est d’avoir été boosté dans l’utilisation de nouvelles technologies et de nouvelles façons d’enseigner.
Maintenant, je pense que le fait d’être en présentiel, en contact avec un assistant, un prof, est quand même plus agréable que de partager un écran.


Concrètement

  • Dès la page d’accueil du site internet de chaque institution, on trouve les informations nécessaires : coordonnées téléphoniques, formulaire à remplir pour demander une réponse par mail ou par vidéoconférence, etc… Le contact est maintenu pour ceux qui en ont encore besoin pour progresser dans leur choix d’études.
     
  • L’UNamur organise une visite virtuelle le samedi 20 juin, comme le feront toutes les universités et hautes écoles. Pour l’ULB, ce sera une journée portes ouvertes virtuelle, le 6 mai prochain, de 14 à 18h. Pour l’UCL, une journée d’informations sur les études le 24 juin.
     
  • Toutes les informations sur les logements, l’octroi de bourses… sont également disponibles sur les sites web des institutions. On peut les contacter par mail ou par téléphone.
     
  • La Cité des Métiers à Charleroi organise une permanence sur cdmcharleroi.be : une page de chat avec des conseillers experts qui apporteront des réponses à vos questions.
     
  • Le SIEP, service d’informations pour les études et les professions, est bien sûr accessible via internet et réseaux sociaux.
     
  • Des pages facebook se sont créées pour favoriser des échanges d’information entre anciens étudiants ou étudiants actuels et futurs étudiants. Certains professionnels y participent aussi pour aider au choix des étudiants… Cela permet d’obtenir des informations plus concrètes, d’avoir les bons comme les mauvais avis.
    Parmi ces pages facebook :
    Se renseigner sur les études supérieures en Belgique
    Choisir ses études en Belgique
    Choix d’études
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