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Comment bien nourrir son cerveau ?

Comment bien nourrir son cerveau ?
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Très peu de gens le savent mais cerveau et nutrition sont intimement liés. Il existe de nombreuses interactions entre notre alimentation et la chimie de notre cerveau.

Jean-Marie Bourre était l’invité de Tendances Première. Il a été l’un des découvreurs des effets des oméga-3 sur le cerveau et a profondément renouvelé le discours sur la nutrition. Il revient avec un ouvrage qui vous aidera à bien comprendre les besoins de votre cerveau et à bien le nourrir.

Pourquoi bien nourrir son cerveau ?

C’est l’organe le plus important de notre corps. C’est lui qui nous fait ressentir le plaisir et qui pilote les autres organes. Mais on oublie souvent que c’est un organe comme les autres dans ce sens qu’il a besoin des nutriments pour fonctionner. Il a besoin des vitamines, de minéraux et d’acides aminés. ll en a besoin pour se construire, pour se maintenir et pour bien fonctionner

S’il lui manque un élément, il va aller puiser dans votre alimentation ou dans d’autres organes du corps. On risque alors des carences.

 

Ne pas manger trop vite… Ou trop lentement

Pour résumer, c’est notre cerveau qui pilote notre appétit. Pour le docteur Jean-Marie Bourre, il est important de bien intégrer les notions de satiété. Il ne faut pas manger trop vite ou trop lentement.

Notre cerveau ne réagit pas instantanément aux aliments que nous ingurgitons. Il lui faut une trentaine de minutes pour qu’il assimile l’information. C’est ce qui explique que certains d’entre nous, au restaurant, n’ont plus faim pour le plat de résistance parce qu’ils ont grignoté du pain ou des amuses bouches en attenant le plat principal.

A l’inverse, manger trop lentement peut donner un mauvais signal. Pensez aux enfants qui commencent à manger et puis qui quittent la table pour aller jouer. Le cerveau croit qu’il a reçu assez de nutriments, les enfants estiment qu’ils n’ont plus faim alors qu’ils ont très peu mangé.

 

La biodisponibilité, une notion barbare

 

Les magazines santé nous inondent de conseils en matière d’alimentation et des bienfaits de certains aliments. Il faut cependant nuancer. Ce n’est pas parce que vous mangez des aliments que les nutriments qu’ils contiennent sont correctement métabolisés.

Quelques exemples :

  • C’est le cas du fer. On pense toujours à Popeye et à ses épinards. En fait, les épinards ne contiennent pas plus de fer que d’autres végétaux. De plus il n’est utilisé qu’à 2 ou 3%. Alors que le fer contenu dans des produits animaux sera assimilé à plus de 30%.
  • Un œuf gobé cru ne donne pas tous ces nutriments. Au mieux, si vous gobez un œuf, vous en retirerez 49% de ses valeurs nutritionnelles. Cuit, ce sera 100%.
  • La tomate peut fournir une substance essentielle à notre prostate : le lycopène. Mais cet élément ne sera disponible que si la tomate est cuite.
  • Ne pas consommer le poisson avec un filet de citron. La vitamine C du citron détruit la vitamine B12.

Des conseils pour les ados en période d’examens

Le premier conseil à respecter pendant cette période, c’est de ne pas changer ses habitudes. On risquerait de perturber l’organisme.

Cependant, on peut consommer des aliments qui vont booster notre cerveau : œufs, foie et saumon, par exemple. Et contrairement à ce que l’on pense souvent, il n’est pas nécessaire d’ingurgiter un repas superléger le soir. Pendant le sommeil, le cerveau va fixer la mémorisation. Il va donc avoir besoin de carburant. Pensez à privilégier les sucres lents (pâtes, pain…)

 

A lire

Bien nourrir votre cerveau

Jean-Marie Bourre

Editions Odile Jacob

 

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