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Acheter à deux: quelques questions à se poser

Acheter à deux
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Acheter un bien lorsque l'on est un couple, c'est le projet d'une vie. Au delà des aspects légaux, notre notaire, Marc Van Beneden, attire l'attention sur quelques considérations à ne pas négliger.

Un seul mot d'ordre: renseignez vous et réfléchissez

 

Estimez bien votre budget

Beaucoup de couples se lancent dans l’achat d’une maison par coup de cœur. On craque sur un bien. Le prix rentre dans le budget mais on néglige les frais à venir.

Examinez attentivement le bien. Notez les frais que vont engendrer les transformations et surtout trouvez un accord ensemble. Sinon, les imprévus risquent de créer des problèmes. Un certain nombre de couples se voient obligés de réemprunter ou de grappiller de l’argent un peu partout pour couvrir ses frais.

Soyez attentifs aux charges et essayez d’estimer les différentes charges qui peuvent être relatives à votre bien : taxes, copropriété, entretien…

Si vous oubliez ces différents postes, la maison ou l’appartement risque de devenir votre seul horizon et votre budget va s’en ressentir. Vous finirez par ne plus pouvoir l’encadrer cet achat.

 

Soyez attentif à la localisation

N’achetez pas pour acheter et ne croyez pas que vous allez vous adapter n’importe où. C’est le conseil de notre notaire.

Un exemple : Un couple de Jette veut acheter. Dans leur commune, aucun bien ne se retrouve dans leur budget. Ils vont trouver un bien à leur goût dans la région de La Louvière mais ils ont négligé des aspects très importants. Ils ne connaissent personne, tous leurs amis habitent Bruxelles. Ils travaillent dans la capitale. Les enfants ont changé d’école et ont été déracinés. Après deux ans, le couple a explosé et la maison revendue

Pesez donc ces aspects pratiques avant d’acheter

 

Soyez habile dans la négociation

 

Vous voulez acquérir un bien au meilleur prix, c’est normal. Mais soyez futé et n’essayez pas de négocier un prix trop bas d’entrée de jeu. Généralement, le prix a été estimé et fixé par des spécialistes. Faites une offre 5 à 10% en dessous du prix fixé. Si vous essayez de négocier trop bas, vous risquez de casser la relation avec le vendeur ou l’intermédiaire et ainsi de perdre le contact.

Si le bien vient d’être mis en vente, Le prix demandé est probablement surévalué. Un conseil : surveillez et attendez.

Par contre, renseignez-vous sur ce bien. Ils peuvent vous apporter des éléments de négociation sur ce bien

  • - Peut-être est-il l’objet d’une infraction urbanistique
  • - Les vendeurs sont-ils pressés de vendre ?
  • - Deux biens dans le même quartier à des prix différents ? Pourquoi ?

 

Soyez attentifs aux infractions urbanistiques

Avant 1992, il était possible de transformer un bien ou de changer l’affectation d’un immeuble sans devoir demander de permis. Ce n’est plus le cas.

Il est vraiment important de contacter les services d’urbanisme de la commune afin de connaître l’historique du bien et les éventuelles infractions non résolues. Cela vous évitera des frais ultérieurs.

Renseignez-vous sur les pollutions éventuelles

 

Depuis peu, les risques de pollution sont listés à l’administration. N’hésitez pas à faire appel aux services de l’IBGE (à Bruxelles) et aux services environnements de la Région Wallonne. Ils pourront vous renseigner sur les pollutions probables du terrain où est situé le bien que vous convoitez.

Exemple :

« L’un de mes clients veut acheter une maison située a coté d’une ancienne teinturerie. Après vérification, on constate que différents produits ont été déversés. Le prix de la dépollution a rendu le bien invendable »

 

Pensez à la répartition des apports

Dans un couple, ce n’est généralement pas l’achat qui pose problème, ce sont les investissements. On pense généralement à faire indiquer dans les actes les apports de chacun en ce qui concerne le prix d’achat. Mais c’est pour les autres frais, c’est nettement plus rare.

Sans devenir pingre, il peut être intéressant d’indiquer dans une convention qui investit quoi dans les aménagements et dans les transformations.

En cas de séparation, on s’évite de longues négociations

 

 

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