Par Ouï-dire

Les Mardis de Stéphane : réécoutez La Quatrième Dimension et Le Bar de l'Estacade

Par Ouï-dire rend hommage à Stéphane Dupont en rediffusant quelques-unes de ses émissions cultes La Quatrième Dimension et Le Bar de l’Estacade. Retrouvez-les ici !

Stéphane Dupont aimait la nostalgie, il s’attachait aux choses perdues, aux sentiments en partance, aux particularités de nos choix, qu’ils soient perçus comme kitsch ou non par les autres. Il aimait la forêt, les rivières, les rencontres. Le micro lui aura été prétexte à mille petites joies qu’il nous donnait en retour. Avec ses infatigables compagnons de route, les ingénieurs du son, il battait la campagne et nous donnait l’impression que la radio s’était mise à l’heure de l’école buissonnière.

Avec l’aide précieuse de la SONUMA.

La Quatrième Dimension : Les Claquettes 

Stéphane Dupont rencontre Grégoire Vandermissen, le fondateur de l’école de danse la Fred Academy, du nom du grand Fred Astaire, alias Tony Hunter dans le film Tous en scène, sorti en 1953.

Quand le cinéma devint sonore, il parla et chanta immédiatement. Puis la musique et les pieds marquèrent le tempo… Les claquettes sont un amalgame de cultures différentes. Les immigrants arrivés aux Etats-Unis y ont apporté leur culture ; elles se sont mélangées. Les claquettes s’inspirent  des danses irlandaises et de leurs claquements de pieds. Mais aussi des rythmes africains, qui sont des rythmes au sol, à plat, ou encore des sons glissés.

Le Blues du Bar de l’Estacade 

" Je ne parle pas du désarroi causé par la chute des feuilles en automne, ces sanglots longs des violons qui bercent nos cœurs d’une langueur monotone, ni de la tristesse de l’enfant, son dernier regard avant de rentrer à l’école sur les vagues assassinées par les brise-lames. Je ne parle pas des frimas de l’automne, du jour des morts, des chrysanthèmes, ni des premières gelées… Quand je dis blues, je veux parler de douces mesures si typiques, si reconnaissables, je veux parler du blues, de la musique."

De tous les habitués du Bar de l’Estacade, lequel ou laquelle rencontra d’abord le blues ? interroge Stéphane Dupont.

La Quatrième Dimension : Les Frites 

Stéphane Dupont nous donne à entendre le chant de la frite, ce frétillement bien caractéristique. La frite qui sert de trait d’union à une Belgique fédérale, où chaque région apporte sa particularité, sa sauce. Les frites peuvent se savourer à la maison mais elles sont bien plus savoureuses dehors, sur un champ de foire, dans une kermesse, dans la rue.
Les baraques à frites - chez nous les fritkots - se sont répandues après la guerre 40-45 quand la population n’avait plus grande chose à manger. Depuis, elles sont devenues une véritable institution !

La Quatrième Dimension : La ferme des chevaux du marais 

C’est à la ferme du Marais, à Fize-Fontaine, près de Villers le Bouillet, que Stéphane Dupont nous emmène.

C’est un refuge pour animaux condamnés à l’abattoir ou victimes de mauvais traitements, des chevaux, des ânes, mais aussi des bovins et des ovins.

C’est aussi, depuis 1978, le domaine et la passion d’Henri-Claude Vercruysse, il y consacre toute sa vie, toute son énergie. Et la lutte est dure pour continuer à faire vivre ce lieu d’accueil…

Aujourd’hui, le refuge existe toujours, grâce à l’association Les Amis des Chevaux du Marais.

La Quatrième Dimension - Les salles de cinéma oubliées 

Dans les villes dorment des cinémas abandonnés. La Rétine de Plateau a dressé pour la Région de Bruxelles un inventaire de ces anciennes salles de cinéma.
Stéphane Dupont s’y est faufilé, sur les pas de son fondateur, Eric Vauthier, et a découvert tout une ville oubliée, des traces de vie et des fantômes qui rôdent. Le cinéma est en effet chargé d’émotion collective : on a tous des images, des souvenirs liés au cinéma.

Le Bar de l’Estacade - Marilyn Monroe 

Au Bar de l’Estacade, aucun poster, aucune photo de Marilyn, alors que bien du monde y figure. C’est étrange… Et pourquoi le Bar ferme-t-il tous les 5 août, jour anniversaire de la mort de Marilyn ?

Stéphane Dupont a mené l’enquête.

La Quatrième Dimension - La mort du 45 tours 

En 1949, la firme américaine RCA lance le 45 tours, il arrive en Europe deux ans plus tard.  En 1993, l’ère du vinyl s’achève. Le vinyl, support des rêves, des élans, des fantasmes, des plaisirs secrets d’au moins trois générations.

Stéphane Dupont parcourt les sillons de la mémoire en compagnie de Jean-Pierre de Juke Box, de Gérard Valet, de Marc Danval, d’un cinglé de la musique de film, et de Jean-Claude, collectionneur, disc-jockey, musicien et disquaire. Tous font l’éloge du 45 tours !

La Quatrième Dimension : la dernière 

C’est la dernière de la Quatrième Dimension. Une époque s’achève. Stéphane Dupont nous propose une collection de séquences un peu nostalgiques, qui ont un goût de fin… avec en fil rouge, une question : quelle est la couleur de la Quatrième Dimension ?

" Si on accepte de la ressentir, cette quatrième dimension, alors on passe de l’autre côté du miroir. Et je crois qu’il faut oser passer de l’autre côté de temps en temps ", lui dit cette dame…

La véritable histoire du Bar de l'Estacade

Stéphane Dupont nous raconte l’histoire du Bar de l’Estacade, illustrée d'extraits de films et de musiques.

Le Bar de l’Estacade, vous le trouverez le long du canal, dans la brume. Tiens, d’ailleurs, Simenon a-t-il connu le Bar ?

Au départ une cantine de mariniers, où les ouvriers venaient se restaurer, l’endroit est devenu au fil du temps un vrai repaire de flibustiers de la pensée.

On y fête le 14 juillet : ce n’est pas la fête nationale française que l’on célèbre mais la prise de la Bastille.

Rendez-vous de l’amitié, des amoureux du swing et du blues, le Bar de l’Estacade est un lieu isolé, assiégé par les promoteurs, les rénovateurs urbains, bref les bandits…

La Quatrième Dimension : Les lavoirs

Saviez-vous que l’urine a été l’un des premiers savons utilisés par les blanchisseuses et cela, jusqu’à la guerre 14-18 ?

Stéphane Dupont et Pascale Baidak nous dévoilent les dessous de cette activité domestique quelquefois méprisée, la lessive.

La lessive a aujourd’hui son musée, à Spa. Il valorise les lavandières qui battaient le linge au bord de la rivière ou au lavoir municipal, le métier des blanchisseuses qui travaillaient pour les nombreux hôtels pour curistes de Spa. Il retrace l’évolution des techniques et des machines à laver le linge, de ‘la grande buée’ du Moyen Âge, en passant par les lavoirs construits au milieu du 19e siècle, jusqu’aux machines électriques.

Rencontre, à Spa, avec Lucienne, autrefois blanchisseuse, Paul Jehin, conservateur du Musée de la Lessive, et Tina, mère de famille nombreuse.

Rencontre savoureuse encore avec ‘Alice au pays des merveilles’, dans un salon-lavoir en Outremeuse, à Liège.

 

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