Notes pour demain

[PODCAST] Notes pour demain : que voulez-vous changer dans la société de demain?

Notes pour demain, dernier produit sonore de La Première, est un podcast qui donne la parole aux citoyens et citoyennes. Qui les laisse imaginer le futur de leur profession et créer la Belgique post-covid19. Tout ça, sans parler de refinancement. À budget égal, quels sont les trois changements qu’ils espèrent pour le monde demain ? Cette série de rencontres est imaginée et présentée par la journaliste indépendante Audrey Vanbrabant et diffusée par la RTBF, dans le cadre du programme de relance et de soutien Restart.

 

Entre Sophie, infirmière de rue, et Pierre, fidèle supporter du Standard, ce ne sont pas moins de 8 citoyens et leurs idées qu’Audrey Vanbrabant a écoutés.

 

Réalisation, prise de son et montage : Audrey Vanbrabant

Accompagnement éditorial : Jonathan Dellicour

Illustrationdes épisodes : Camille Toussaint

Mixage : Twins Audio

Production : RTBF et Tchic Tchac

 

 

Episode 1 : Sophie, infirmière

Sophie Godenne  est infirmière de rue au sein de l’association Dune. Elle vient en aide aux consommateur.trice.s de drogue vivant en grande précarité. Elle a 30 ans, habite et travaille à Bruxelles. Pour la Belgique post-covid, Sophie espère trois changements. D’abord que les infirmières soient enfin maîtresses de leur destin. Ensuite, elle demande la révision de la loi drogue de 1921 qui l’empêche de faire correctement son travail. Et enfin, Sophie veut une révolution du système de la santé qui mettrait les patient.e.s au centre de la prise de décision.

Episode 2 : Jean-Pierre, enseignant

Jean-Pierre Coenen est enseignant en primaire. Ou plutôt était puisque 2020 marque le début de sa retraite. Il a 65 ans et vit à Jodoigne, dans le Brabant wallon. En parallèle de son rôle d’instituteur, il est aussi président de la Ligue des droits de l’enfant. Jean-Pierre a travaillé pendant 44 ans dans une école d’enseignement général, mais en adoptant une pédagogie active. Pour le futur de sa profession, il espère que l’école sera davantage inclusive et ça, ça passe par la pédagogie active, l’arrêt des devoirs ou encore l’abolition de l’échec scolaire.

Episode 3 : Judith, artiste

Judith Kiddo est une artiste multi-casquettes. Elle est chanteuse dans un groupe qui porte son nom, elle fait aussi du théâtre et un peu de cinéma. Judith a 30 ans et vit à Bruxelles. Plus précisément, dans les Marolles, un quartier chaleureux et animé. Pendant la crise du covid19, on n’aura eu de cesse de répéter que le secteur culturel était au bord de l’implosion. Alors que faire pour construire un futur meilleur ? Judith a choisi trois pistes : revoir le statut d’artiste, attiser la curiosité pour l’art local et revoir les quotas des radios.

Episode 4 : Amandine, écovoyageuse

Amandine a 33 ans et a passé une partie de sa vie à Frassem, un village près d’Arlon dans la province du Luxembourg. Aujourd’hui elle vit à Bruxelles avec son compagnon et leurs quatre enfants. Ensemble on a parlé de comment il était possible de voyager autrement. Amandine donne trois pistes. Pour elle, voyager, c’est d’abord revoir la notion de dépaysement. Ensuite,  elle explique comment voyager différemment en partageant. Et enfin, voyager loin c’est aussi possible selon elle. Mais en faisant en sorte que préparer un voyage pendant des années, ce soit déjà voyager…  

Episode 5 : Alexandre, directeur de maison de repos

Alexandre Graci est directeur d’une maison de repos à Tertre, une petite ville près de Mons. Il a 41 ans, trois enfants et une formation de kiné. La maison de repos qu’il a rachetée il y a une dizaine d’années s’appelle Les Rosiers et est l’une des dernières maisons indépendantes de la Région wallonne. Alexandre est remonté et dénonce une gestion catastrophique de la crise du covid19. Pour la Belgique de demain, il souhaite un plan d’action en cas de pandémie. Ensuite, il voudrait que les gros groupes financiers arrêtent de racheter les petites maisons de repos indépendantes comme la sienne. Et, enfin, Alexandre veut qu’un travail soit fait sur la fin de vie.

Episode 6 : Salvatore, chef d’entreprise

Salvatore Curaba a fondé la société informatique Easi à la fin des années 90. Il a 56 ans et est originaire de La Louvière. Il y a quelques années, il a décidé de laisser son entreprise aux mains de deux nouveaux CEO. Pour lui, c’est ça gérer correctement une société : être capable de faire un pas de côté. Salvatore donne sa vision pour le monde de demain. D’abord, il faudra que les employés deviennent actionnaires. Ensuite, accorder plus d’importance au bonheur des employés. Et enfin, Salvatore pense que le futur est à la dématérialisation de l’entreprise et ça comprend notamment le télé-travail.

Episode 7 : Aude, restauratrice

Aude Piette est patronne du restaurant Les Gamines et de l’hôtel du Val de Poix situés à Poix Saint-Hubert au cœur des Ardennes belges. Les Gamines, ce sont elle et sa sœur Lola. Les filles de l’ancien propriétaire. Dans cet épisode, vous n’entendrez qu’Aude. Pour le futur de l’horeca, elle espère plusieurs changements. D’abord, elle aimerait qu’une nouvelle charte voit le jour pour tous les restaurants de Belgique. Ensuite, elle souhaite que des travailleur.euse.s sociaux viennent en aide au secteur horeca qui engage souvent des personnes issues de milieux précaires. Et enfin, Aude aimerait que les client.e.s soient davantage des partenaires plutôt que des consommateur.trice.s qui ont tous les droits. 

Episode 8 : Pierre, supporter

Pierre Eyben a 44 ans, trois enfants et il vit à Jupille près du centre de Liège. Il est ingénieur de formation. Il y a quelques années, il a monté le projet des Socios du Standard, mais les changements qu’il souhaite sont valables pour les supporter.trice.s de tous les clubs. Pour Pierre, accorder plus de place aux supporter.trice.s c’est démocratiquement important. Pour la Belgique de demain, il espère trois changements. D’abord, il souhaite que les clubs de foot professionnels soient davantage des coopératives que des sociétés anonymes. Ensuite, il aimerait que les supporter.trice.s soient plus des acteur.trice.s politique du sport. Et enfin, Pierre voudrait qu’une place juste leur soit accordée dans les stades.

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