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Les temps chantent : "Gimme Shelter", reflet d'une période sombre pour les Rolling Stones

Les temps chantent nous plongent en musique dans une époque qui fait encore écho aujourd’hui. Cécile Poss se penche sur le contexte de création d’une chanson, les paroles d’un titre qui collent encore aujourd’hui à l’actualité ou une période de l’histoire illustrée par les musiques composées à ce moment-là. Dans cet épisode, on s'intéresse à l'histoire du morceau mythique "Gimme Shelter" des Rolling Stones.

 

Une tempête menace maintenant jusqu’à notre propre vie. Si nous ne trouvons pas d’abri, nous disparaîtrons

C’est ce que chantent les Stones, en 1969. Gimme Shelter, "donne-moi un asile". C'est une sorte de chanson de fin du monde, a dit Jagger, une chanson assez sombre qui parle d’un monde qui vous étouffe un peu. Quand on l’a enregistrée, je pense au début de l’année 1969, c’était une période de guerre et de tensions. Et ça se reflète dans la chanson. " Afin d’atténuer la violence de certains mots, les Stones ont fait appel à une femme, Merry Clayton, chanteuse de soul, qui a débarqué en studio tard le soir, enceinte et en bigoudis. C’est elle qui se brise la voix en chantant Rape, murder, it’s just a shot away. Pour échapper à ce monde qui peut parfois être terrorisant, les Stones cherchent à s’isoler, à "trouver un refuge". 

Dans cet épisode, Cécile Poss interroge Bernard Dobbeleer, spécialiste des musiques actuelles et Olivier Klein, professeur de psychologie à l’ULB et directeur du Centre de recherche en psychologie sociale et interculturelle.

 


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