Matin Première

Comment "Le Gorille" de Georges Brassens dénonce la peine de mort

Il y a 40 ans, la peine de mort était abolie en France. C’était le 9 octobre 1981. Quelques jours plus tard, le 29 octobre 81, Georges Brassens quittait ce monde. Dans sa chanson, le gorille, il rejoint les propos défendus par Robert Badinter. 


Le 9 octobre 1981, les députés français adoptent par 369 voix contre 113 le projet de loi de Robert Badinter, l’abolition de la peine de mort. Le Garde des sceaux ordonne alors l'enlèvement des deux guillotines existant encore France, l'une à Fresnes, l'autre à Vernon. Plusieurs musiciens ont dénoncé la peine de mort lorsqu’elle était encore d’application. C’est le cas de Georges Brassens, dont on fête cette année le centenaire, qui signe en 1952, la chanson le Gorille. Le chanteur à la moustache est alors réputé pour sa grossièreté à cause des gros mots qui parsèment ses chansons. Chaque année, quelques-uns de ses titres se voient interdits d’antenne. C’est le cas du Gorille. Bien qu’elle ne contienne aucun gros mot, la chanson dérange par son propos : "La suite serait délectable, malheureusement, je ne peux, pas la dire, et c'est regrettable, ça nous aurait fait rire un peu, car le juge, au moment suprême, criait "maman!", pleurait beaucoup, comme l'homme auquel, le jour même, il avait fait trancher le cou "

 

Les temps chantent nous plongent en musique dans une époque qui fait encore écho aujourd’hui. Cécile Poss se penche sur le contexte de création d’une chanson, les paroles d’un titre qui collent encore aujourd’hui à l’actualité ou une période de l’histoire illustrée par les musiques composées à ce moment-là.

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK