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Click and Rush : une start-up qui aide les indépendants à se digitaliser

Click and Rush : une start-up qui aide les indépendants à se digitaliser
Click and Rush : une start-up qui aide les indépendants à se digitaliser - © Tous droits réservés

On a beaucoup parlé de la détresse des indépendants, notamment à travers le suicide de cette jeune Liégeoise, et une lueur d'espoir semble malgré tout surgir dans ce contexte si morose...L'entreprise Click and Rush propose d'aider les indépendants à mettre facilement en place un commerce en ligne.

 

 

C’est vrai qu’avec la crise du coronavirus et surtout ce deuxième confinement, les petits indépendants ont le moral dans les chaussettes. Les commerces non essentiels sont fermés et de nombreux indépendants voient leur situation financière se dégrader. Leur seul moyen de s’en sortir, pour l’instant, c’est de miser sur l’e-commerce, le commerce en ligne, mais encore faut-il mettre en place l’infrastructure adéquate. Et pour les aider, mais aussi, ne soyons pas naïfs, lancer un nouveau business, un jeune entrepreneur a inauguré en Belgique, il y a peu, un nouveau service qui propose des vidéos low-cost à ces indépendants, à ces petits commerçants qui n’ont pas l’habitude de se mettre en avant et qui n’ont souvent pas le budget pour s’offrir des publicités en format vidéo.

Cette start-up, elle s’appelle Click and Rush.

Que propose Click and Rush ? 

Ce jeune entrepreneur qui a fondé cette société et qui s’appelle Sébastien de Cordes, a eu une idée inédite, du moins sur le territoire belge :

il propose aux commerçants d’assurer eux-mêmes une partie du travail pour faire baisser les coûts de production. 

Une vidéo professionnelle, ça coûte quand même un peu d’argent : il faut une équipe pour le tournage, le montage, la post-production, etc, la start-up Click and Rush ‘disrupte’ le processus en demandant aux commerçants de mettre la main à la pâte. Elle part du principe que, aujourd’hui, tout le monde a un smartphone. Les GSM intelligents permettent généralement de réaliser des vidéos de bonne qualité et donc l’idée, c’est de dire aux commerçants : ‘Vous filmez votre activité d’indépendant, ce que vous souhaitez mettre en avant dans votre business. Vous envoyez vos fichiers vidéo sur la plateforme www.clickandrush.be et ensuite c’est une équipe professionnelle qui se charge du travail de production proprement dit, c’est-à-dire le montage des images, le mixage des sons, l’étalonnage des couleurs et l’ajout éventuel de sous-titres ou d’éléments graphiques comme, par exemple, le logo du petit commerce en question.

 

A un prix qui défie toute concurrence sur le marché de la vidéo

Effectivement, c’est le principe du low-cost. Comme il n’y a pas d’équipe de tournage à payer, les coûts sont nettement revus à la baisse, ce qui fait que le spot de base est facturé à 199 euros pour 1’30’’ de montage. Ce n’est vraiment pas grand-chose car une vidéo d’entreprise basique coûte au minimum 1.000 euros, si pas plus, voire beaucoup plus, tout dépend ce que l’on veut. En fait, l’objectif de cette start-up est clair : c’est de séduire les exclus, entre guillemets, de la vidéo publicitaire, à savoir les petits commerçants, les indépendants, voire même les patrons de PME qui n’ont généralement pas le budget pour s’offrir un spot de qualité à diffuser sur les réseaux sociaux. En cela, c’est assez original de la part de Click and Rush de viser cette cible délaissée par les sociétés de production bien installées. Et encore une fois avec un business model à bas prix où le client, ici le commerçant, participe un peu au processus créatif.

La vidéo peut elle vraiment sauver des commerçants ?

Le jeune entrepreneur qui a lancé cette start-up, Sébastien de Cordes, s’est vraiment rendu compte, m’a-t-il dit, qu’il y a une véritable demande de la part des commerçants et des indépendants confinés, qui veulent se digitaliser et surtout faire connaître leur activité en ligne pour survivre. C’est un premier élément. 

Il ajoute un deuxième argument qui est plus pragmatique et c’est comme ça qu’il défend d’ailleurs le business de Click and Rush : aujourd’hui, la vidéo est davantage favorisée par des moteurs de recherche comme Google par exemple au détriment des articles et des photos. Elle est plus vite repérée dans la sélection.

Et puis, sur les réseaux sociaux aussi, la vidéo est privilégiée. Peu de gens prennent désormais le temps de lire un long texte promotionnel et donc la vidéo peut s’avérer être un outil performant pour les commerçants qui veulent se faire connaître davantage en période de confinement. Surtout à un prix aussi compétitif. Bref, l’avenir nous dira si cette nouvelle start-up avait vu juste ou pas

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