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[PODCAST ] Se soigner avec l'hypnose : possible ?

En complément du documentaire du même nom, le podcast "Ma voix t’accompagnera", vous propose un voyage sonore au sein de l’hypnose médicale ! La réalisatrice, Charline Cauchie a rencontré des médecins, des sages-femmes, des psychologues et des chercheuses pour comprendre comment l’hypnose est en train de révolutionner notre manière de soigner.

Le podcast “Ma voix t’accompagnera” vous plonge dans le monde de l’hypnose qui soigne, pour en découvrir les acteurs·trices, pour en défaire les fantasmes, pour en explorer les techniques.


Ma voix t'accompagnera a été primé au Brussels Podcast Festival dans la catégorie Documentaire


En 6 épisodes de 20 à 25 minutes, les voix d’une dizaine de témoins, patien·tes ou praticien·nes de l’hypnose médicale et thérapeutique, nous accompagnent dans un voyage sonore qui alterne vécu, séances d’hypnose, théorie, extrait de film et musique originale. En racontant ce qu’est l’hypnose, en analysant l’histoire de son entrée à l’hôpital, en se posant la question de l’hypnotisabilité des gens, en allant à la découverte des manières d’utiliser l’hypnose (au bloc opératoire, dans le traitement des douleurs chroniques, dans la préparation à la naissance ou en psychothérapie) le podcast nous amènera au plus près de cette pratique “entre magie et science”. Un état de conscience auquel nous avons toutes et tous accès. Si nous le souhaitons, bien sûr.

Le podcast est disponible sur Auvio, sur la page podcast de la Première et toutes les applications de podcast.

L'hypnose, définition médicale

Dans la mythologie grecque, Hypnos est le Dieu du sommeil. Un bel éphèbe qui, la nuit, se transforme en oiseau pour endormir les hommes et même les dieux ; et qui a donné le mot “hypnose” en français. Il faudra attendre le XXe siècle pour comprendre que l’hypnose n’est pas du sommeil. Il faudra des recherches sur l’imagerie cérébrale
comme celles menées par la Belge Marie-Élisabeth Faymonville du CHU de Liège. Cette pionnière de classe internationale dans la recherche en hypnose nous explique comment l’hypnose a disparu du soin et de l’hôpital en Occident pour y revenir il y a quelques décennies à peine grâce notamment à un certain Milton Erickson.

Moi, hypnotisable ?

Dans le Livre de la jungle, Mowgli, le petit d’homme abandonne, doit se méfier des prédateurs. Et particulièrement
de ce vilain serpent nomme Kaa qui ne manque jamais une occasion pour plonger ses yeux dans ceux de l’enfant, y
induire de la confusion et essayer de le manger. Cette représentation d’un être vulnérable face à un manipulateur
mal intentionné est récurrente dans la fiction, même si elle est fausse. L’hypnose exige une collaboration, une alliance
thérapeutique entre hypnotisé et hypnotiseur. Mais, il importe cependant de rester prudent·e·s sur le voyage
hypnotique que l’on entreprend, et surtout avec qui. Au micro, c’est Marie-Élisabeth Faymonville que l’on retrouve
à nouveau.

Hypnose et opérations chirurgicales

En 2009, au Royaume de Belgique, la Reine Fabiola est opérée de la thyroïde et opte pour une anesthésie avec
hypnose. Des milliers de personnes découvrent alors l’hypnosédation. Qu’est-ce que c’est exactement ? Quels
avantages par rapport à une anesthésie classique ? Quels types d'opérations cela concerne ? Comment les
patient·e·s vivent-ils cette expérience ? Dans cet épisode, vous allez découvrir les protagonistes du film “Ma voix
t’accompagnera”, les anesthésistes Fabienne Roelants et Christine Watremez des cliniques universitaires Saint-Luc
et le regard qu’a posé sur elles le réalisateur Bruno Tracq.

Traiter les douleurs avec l’hypnose

La douleur chronique est une sensation, une émotion, un comportement et une pensée. Elle peut se loger partout
en nous, dans le corps, les nerfs, la tête et le coeur. Et c’est parce qu’elle comporte ces quatre dimensions qu’il y a
différentes manières de la traiter et que l’on peut faire appel à l’hypnose pour aller mieux. Emmanuel Mariaule,
anesthésiste à l'hôpital Ambroise Paré de Mons organise pour ses patient·e·s atteint·e·s de douleurs chroniques des
sessions d’hypnose en groupe. Il ne nous dit pas que l’hypnose est la solution magique qui peut remplacer les
médicaments, mais sa patiente Myriam Laurent et lui nous montrent à quel point elle peut changer la vie.

Accoucher autrement avec l’hypnose

Comme tous les sujets qui concernent le corps des femmes, la grossesse et l’accouchement se sont politisés ces
dernières années. Quel rapport avec l’hypnose ? La mise en place dans l’hypnonaissance d’une relation plus
horizontale entre les soignant·e·s et celles qui vont accoucher, les parturientes est un choix médical, philosophique
et politique. L’hypnose croit profondément aux ressources dont dispose la future maman et propose d’être une
alternative à la péridurale. Mais ce n’est pas tout. Les femmes qui accouchent “par voie haute”, comme dit Franck
Bernard, anesthésiste du CHP Saint Grégoire de Rennes et spécialiste des césariennes, peuvent aussi profiter des
bienfaits de l’hypnose. Virginie Douillet, sage-femme aux cliniques universitaires Saint-Luc, et son ex-parturiente
Nuria nous expliquent leur parcours vers la naissance de Jana.

Psychologie & chamanisme : l’hypnose de demain ?

Dernièrement, de nouveaux mots ont fleuri dans la bouche de nos responsables politiques : “Prenez soin de vous”.
Mais comment fait-on pour prendre soin de soi ? On parle toujours trop peu de santé mentale. Et, quand il s’agit de
psychothérapie mêlant l’hypnose, comme Nancy Burrello, psychologue formée à l’hypnose la pratique, on est bercé
de fantasmes. Pourtant, il s’agit “simplement” d’une technique parmi d’autres pour soigner nos traumatismes,
phobies, angoisses, déficits de l’estime ou de la confiance en soi, ou encore nos addictions. Audrey
Vanhaudenhuyse, psychologue et chercheuse à l’Université de Liège, et l’équipe au sein de laquelle elle travaille,
démontrent les bienfaits de l’hypnothérapie du point de vue des neurosciences. Elle étudie également d’autres états
de conscience modifiés, comme la transe chamanique et espère d’ici une quinzaine d’années voir des thérapeutes
s’en servir pour soigner les patient·e·s.

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