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"Ma voix t’accompagnera", le podcast sur l’hypnose qui soigne !

En complément du documentaire du même nom, le podcast "Ma voix t’accompagnera", vous propose un voyage sonore au sein de l’hypnose médicale ! La réalisatrice, Charline Cauchie a rencontré des médecins, des sages-femmes, des psychologues et des chercheuses pour comprendre comment l’hypnose est en train de révolutionner notre manière de soigner.

Le podcast “Ma voix t’accompagnera” vous plonge dans le monde de l’hypnose qui soigne, pour en découvrir les acteurs·trices, pour en défaire les fantasmes, pour en explorer les techniques.

En 6 épisodes de 20 à 25 minutes, les voix d’une dizaine de témoins, patien·tes ou praticien·nes de l’hypnose médicale et thérapeutique, nous accompagnent dans un voyage sonore qui alterne vécu, séances d’hypnose, théorie, extrait de film et musique originale. En racontant ce qu’est l’hypnose, en analysant l’histoire de son entrée à l’hôpital, en se posant la question de l’hypnotisabilité des gens, en allant à la découverte des manières d’utiliser l’hypnose (au bloc opératoire, dans le traitement des douleurs chroniques, dans la préparation à la naissance ou en psychothérapie) le podcast nous amènera au plus près de cette pratique “entre magie et science”. Un état de conscience auquel nous avons toutes et tous accès. Si nous le souhaitons, bien sûr.

Le podcast est disponible sur Auvio, sur la page podcast de la Première et toutes les applications de podcast.

Rencontre avec la réalisatrice Charline Cauchie

Comment est née l’envie de faire ce podcast ?

C’est Bruno Tracq qui m’a contactée. Il avait l’idée (et un petit budget du département des coproductions documentaires de la RTBF) pour imaginer un podcast qui serait comme un complément à son film documentaire Ma voix t’accompagnera.
Moi, je n’avais jamais expérimenté l’hypnose, je n’y connaissais rien, mais, comme souvent dans la vie, c’était une belle coïncidence parce que j’avais depuis longtemps très envie de m’y intéresser.

Pouvez-vous m’en dire plus sur le lien entre le podcast et le film de Bruno Tracq ?

Le documentaire de Bruno Tracq suit deux anesthésistes de Saint-Luc, Fabienne Roelants et Christine Watremez, dans leur travail quotidien qui consiste à pratiquer des hypnosédations, c’est-à-dire des anesthésies avec hypnose. Le film est très immersif, même onirique, grâce à sa musique originale, aux effets spéciaux, au travail sur les voix. Tout ça permet de rentrer, comme les patient·e·s, dans cet état de transe hypnotique où la perception se modifie. Mais, le but du film n’était pas de donner des explications, des analyses de ce qui se passe lors de l’hypnose. Dans le podcast, j’ai fait ce travail-là, d’essayer à la fois de montrer la magie de la technique et son côté complètement naturel, voire banal. On prend le temps de comprendre scientifiquement et de parcourir les disciplines médicales et thérapeutiques dans lesquelles on peut recourir à l’hypnose.

Dans le podcast, j’ai fait ce travail-là, d’essayer à la fois de montrer la magie de la technique et son côté complètement naturel, voire banal.

Vous avez rencontré des anesthésistes spécialistes de l’hypnose, en effet la Belgique compte parmi elle, les grandes pontes de l’hypnose médicale, pouvez me parler des différentes manières d’utiliser l’hypnose dans le soin des maladies cliniques et psychiques ?

Dans le podcast, je me suis penchée sur les opérations chirurgicales accompagnées de l’hypnose (l’épisode 3) ; sur le traitement des douleurs chroniques et de la fibromyalgie (l’épisode 4) grâce à des séances d’hypnose et d’autohypnose ; sur la préparation à la naissance et à l’accouchement (l’épisode 5) ; et sur les psychothérapies avec hypnose (l’épisode 6).

J’ai aussi appris que les dentistes recourent pas mal à l’hypnose. Mais, de manière générale, n’importe quel·le soignant·e peut utiliser une forme d’hypnose conversationnelle qui va faciliter non seulement la communication, mais aussi la guérison des patient·e·s en faisant appel à leurs ressources intérieures. Des ressources qui sont souvent minimisées, voire ignorées par la médecine.

N’importe quel·le soignant·e peut utiliser une forme d’hypnose conversationnelle qui va faciliter non seulement la communication, mais aussi la guérison des patient·e·s en faisant appel à leurs ressources intérieures.

Nous sommes très loin de l’hypnose de spectacle, à travers ce podcast vous cherchiez à casser les clichés sur l’hypnose ?

Oui, bien sûr. Nous sommes toutes et tous remplis de fantasmes sur l’hypnose, ou sur les transes en général, ce qui est vraiment dommage, car ce sont des outils puissants et auxquels nous avons accès, pour la plupart d’entre nous, très facilement. L’hypnose a des effets extrêmement bénéfiques dans le traitement des douleurs, des addictions, des phobies, de l’angoisse, de l’anxiété, de la perte d’estime de soi et à tant d’autres niveaux qui sont encore en cours d’étude.

Vous avez suivi des séances d’hypnose pour réaliser ce podcast, pouvez-vous me parler de votre expérience ?

C’est une psychothérapie, donc c’est assez personnel, mais ce que je peux en dire, c’est que ça m’apporte vraiment quelque chose de positif. J’accède à ma mémoire et à la perception de moi-même différemment. C’est comme si je renouvelais mon disque dur interne. Puis, l’état de transe hypnotique est très agréable. Comme je l’explique dans le podcast, chaque expérience est différente puisqu’elle se déroule à l’intérieur de la personne. Moi, je suis plutôt visuelle. D’autres vont percevoir des sons, des odeurs, voire des sensations en hypnose. Il y a aussi des personnes qui sont des “virtuoses” de l’hypnose et pour qui l’effet va être encore plus puissant. On en parle dans le deuxième épisode où je pose la question de l’hypnosabilité des individus, mais spoiler alert, tout le monde est réceptif à l’hypnose. C’est un don naturel que nous avons, comme l’explique très bien la pionnière de l’hypnose médicale Marie-Elisabeth Faymonville.

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