Les Éclaireurs

Saint Georges et les Trois Grâces…

Ce samedi 12 juin 2021, Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) reçoit dans LES ÉCLAIREURS : Emmanuelle Mercier, Docteure en Histoire de l’art et collaboratrice scientifique à l’IRPA & Géraldine Patigny, Docteure en Histoire, Arts et Archéologie et attachée à la cellule Recherches en histoire de l’art et inventaire de l’IRPA.

 

DIFFUSION : samedi 12 juin 2021 à 13h10’

REDIFFUSION : dimanche 13 juin 2021 à 23h10’

Emmanuelle Mercier

Emmanuelle Mercier est Docteure en Histoire de l’art et collaboratrice scientifique à l’IRPA.

Après des études d’Histoire de l’Art à l’Université de Genève et une Maîtrise en Sciences et Techniques de conservation-restauration des Biens Culturels (spécialisation sculpture) à l’Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, Emmanuelle Mercier s’est ensuite lancée dans un Doctorat à l’ULiège qu’elle a défendu en 2008 : "La polychromie de la sculpture mosane en bois du XIIIème siècle", sous la direction d’Albert Lemeunier.

Depuis 2008, Emmanuelle Mercier est Chercheuse et Responsable de l’atelier d’étude et de conservation-restauration des sculptures polychromées en bois à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles (IRPA). Elle est également Chargée de cours à l’École Supérieure Nationale des Arts Visuels de la Cambre depuis 2012 et Conférencière à l’École du Louvre depuis 2016.

Lauréate 1996 de la Fondation belge de la Vocation, Emmanuelle est membre de la Commission d’experts des patrimoines mobiliers et immatériels du Ministère de la Communauté française, administration générale de la culture (effective depuis 2021). 

Ses principaux domaines de recherche sont la sculpture médiévale en bois polychromé, approche technique et stylistique, ainsi que la conservation et restauration de la sculpture, déontologie et méthodologie.

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Central du retable et équipe de restauration © KIK-IRPA Brussels

Emmanuelle Mercier a contribué à la restauration et à l’étude du retable de Saint Georges, œuvre réalisée par Jan II Borman, sculpteur bruxellois de la fin du XVème siècle – début du XVIème. L’œuvre a retrouvé sa place dans la section Gothique-Renaissance-Baroque du Musée Art & Histoire. Menée en collaboration avec l’IRPA et financée par le Fonds René et Karin Jonckheere (géré par la Fondation Roi Baudouin), cette restauration a été décidée lors de la préparation d’une exposition sur la dynastie des Borman : Borman et Fils. Les Meilleurs Sculpteurs au Musée M de Leuven. Une collaboration interdisciplinaire a permis d’examiner en profondeur le chef-d’œuvre de Jan II Borman. Recherches et restauration ont été menées conjointement.

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Parchemin caché de 1835 signé par Sohest © KIK-IRPA Brussels

Dans le cadre de cette recherche interdisciplinaire, le travail d’Emmanuelle Mercier fut, en se basant sur l’observation technique, de vérifier si certaines habitudes d’atelier (choix du bois, trace d’outils, assemblage,…) pouvaient constituer des marqueurs d’identité de la famille Borman dont les membres sont répartis sur quatre générations. Croiser les résultats de chacune et chacun a permis de documenter le travail de cette famille de sculpteurs qui a dominé la scène de production de retables et de statues dans les anciens Pays-Bas méridionaux, entre la fin du Moyen Age et le début de la Renaissance.

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Détail d’une scène du retable © KIK-IRPA Brussels

Cliquez ici pour consulter le communiqué A&H et IRPA : "Le retour de Saint Georges : le retable de renommée mondiale retrouve tout son sens".

Géraldine Patigny

Géraldine Patigny est Docteure en Histoire, Arts et Archéologie et attachée à la cellule Recherches en histoire de l’art et inventaire de l’IRPA.

Elle a suivi une licence en Histoire de l’art (Moyen Age – Temps Modernes) à l’ULB et, en 2020, soutenu une thèse de doctorat en Histoire, Arts et Archéologie : "L’atelier bruxellois des du Quesnoy : catalogue raisonné et pratiques d’atelier", sous la direction du Professeur Manuel Couvreur. Elle y étudie la biographie et la production de Jérôme le Vieux et Jérôme le Jeune, membres de la dynastie du Quesnoy dont la vie et l’œuvre n’avaient pas encore fait l’objet d’analyse approfondie. Les questionnements sous-jacents à sa recherche portent autant sur le dynamisme et le contexte de la sculpture bruxelloise durant la première moitié du XVIIème siècle, que sur l’existence d’une transmission intergénérationnelle au sein de l’atelier. La reconstitution du fonctionnement de cet atelier a permis à Géraldine Patigny de présenter de nombreuses découvertes et de montrer un changement dans la pratique de la sculpture entre le père et le fils. Plusieurs caractéristiques de l’œuvre des du Quesnoy ont également été révélées.

Depuis 2009, Géraldine Patigny est attachée scientifique à l’IRPA, à la cellule de recherche en Histoire de l’art et inventaire, et travaille sur différents projets : l’inventaire du patrimoine mobilier en Région de Bruxelles-Capitale ou encore des missions photographiques d’inventaire, avec en projet, par exemple, un catalogue raisonné de l’œuvre des sculpteurs de la famille De Nole qui aboutira à une publication en ligne.

Géraldine Patigny travaille aussi sur différents projets de recherche en collaboration avec l’atelier de conservation-restauration des sculptures en pierre et le laboratoire des monuments, et notamment celui qui l’a menée à l’attribution à l’atelier de Della Porta de la Fontaine des Trois Grâces, qui se trouve au Musée de la Ville de Bruxelles.

 

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Fontaine des Trois Grâces © A.Anoni

Cette œuvre a été le sujet d’une pré-étude de restauration, avec le soutien de la Fondation Perier-D’Ieteren, étude qui a permis de la situer comme issue de l’atelier Della Porta. Les Della Porta sont une famille de sculpteurs originaires des Lacs Lombards et installés à Gênes. Guglielmo Della Porta s’est affirmé à Rome grâce à Michel-Ange et aux Farnèse. L’attribution de la Fontaine des Trois Grâces à cet artiste majeur de la Renaissance italienne est un véritable événement !  

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IRPA et 3 Grâces © Musée de la Ville de Bruxelles

Cliquez ici pour consulter le communiqué du Musée de la Ville de Bruxelles : "Découverte exceptionnelle. Les 3 Grâces, un véritable chef-d’œuvre signé Della Porta".

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IRPA et 3 Grâces 2 © Musée de la Ville de Bruxelles
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