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Tourisme : prenez le temps de prendre le train à vapeur

C’est dans le sud-ouest de la province de Namur que les vallées du Viroin et de ses affluents l’Eau blanche et l’Eau noire, forment un territoire bucolique encore largement préservé, parsemé de petits villages tranquilles à l’architecture traditionnelle et de deux ou trois petites villes pittoresques. Paradis des randonneurs et des cyclistes, la région est également l’écrin dans lequel s’est installé voilà plus de 40 ans le chemin de fer touristique le plus important de Belgique. Mais le Chemin de fer à vapeur des 3 vallées n’est pas qu’une banale attraction touristique, c’est surtout le conservatoire vivant d’un immense héritage.

 

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Pour atteindre ce but, il fallait trouver une véritable ligne à voie normale capable d’accueillir ce matériel et de susciter l’engouement du public. Au terme de recherches difficiles, après avoir sollicité de toutes part les autorisations nécessaires et bénéficié de l’aide du Commissariat Général au Tourisme ainsi que de la Fédération du Tourisme de la province de Namur, Michel Pâques et ses amis dénichent la perle rare dans la région de Mariembourg : 14 kilomètres de voies serpentant au sein de la merveilleuse vallée du Viroin.

Cette ligne porte le numéro 132 dans les archives de la SNCB, elle a été exploitée jusqu’en 1963 en service voyageurs et jusqu’en 1977 pour le transport des marchandises.

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Au début des années 1970, Michel Pâques, un machiniste de la SNCB, se désole de voir partir à la ferraille les dernières locomotives à vapeur. Les grands réseaux nationaux ne sont pas les seuls à troquer l’antique vapeur contre le diesel et l’électrique : au même moment, l’industrie lourde met au rebus son matériel ferroviaire.

Mais une usine de la région de Charleroi va accepter de céder une loco de manœuvre à Michel Pâques et à la poignée d’enthousiastes qui sont bien décidés à sauvegarder l’incroyable patrimoine technologique et historique que représente la " traction vapeur ".

En Belgique, durant trop longtemps – à l’inverse de nos voisins immédiats – on n’a pas toujours eu le réflexe de conserver la mémoire du passé. En particulier du passé industriel, pourtant glorieux, qui a presque totalement disparu corps et biens dans les années 1960 et suivantes.

Cependant, l’idée des pionniers de ce qui deviendra le Chemin de fer à vapeur des 3 vallées n’est pas simplement d’exposer de manière statique du matériel ancien mais de maintenir en état de marche et de faire rouler les locos et les wagons sauvés de la ferraille.

L’implantation d’une ligne de chemin de fer dans cette région répondait à deux besoins : d’une part, relier cette région relativement isolée au centre du pays et, d’autre part, assurer une liaison directe vers le bassin mosan français et ses industries. C’est ainsi qu’à Treignes, la gare, qualifiée d'internationale, était nettement surdimensionnée par rapport à l’importance relative du bourg et, avec ses faisceaux de triage, sa plaque tournante, son château d’eau, sa cabine de contrôle (restaurée récemment par le CFV3V) et sa grue à eau, offrait des facilités de premier ordre.

 

 

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Cependant, maintenir et exploiter une véritable ligne de chemin de fer, entretenir du matériel roulant et des infrastructures, restaurer des locomotives et des wagons, gérer un musée et organiser des activités touristiques,… ne serait pas possible sans les bénévoles. Ils sont des dizaines à accourir chaque weekend depuis les quatre coins du pays pour consacrer leurs loisirs au projet commun. 

Etudiants, enseignants, ingénieurs, ajusteurs, tourneurs, dessinateurs, employés, policiers, mécaniciens, mécaniciens-dentistes, pharmaciens, musiciens, conducteurs d’autobus et même prêtres et notaires, tous ont en commun d’être des passionnés de la " chose ferroviaire ".

Ils sont employés selon leurs dons et leurs aspirations, car au CFV3V il faut de tout : mécaniciens et chauffeurs de locomotives à vapeur, conducteurs d’autorails, de locotracteurs ou de locomotives diesel, ouvriers de manœuvres, gardes et chef de gare, mécaniciens, menuisiers, électriciens, peintres, carrossiers, poseurs de voie, piocheurs, élagueurs, barman, vendeurs de souvenirs, caissiers…

Une attraction touristique majeure

Implanté dans ce qui est sans doute l’une des plus belles régions rurales de Wallonie, le Chemin de fer à vapeur des 3 vallées constitue aujourd’hui non seulement une attraction touristique majeure mais, surtout, il conserve jalousement des dizaines de locomotives et de wagons de tous types et de toutes les époques. Inauguré en 1994, un musée implanté dans les emprises de l’ancienne gare internationale de Treignes propose une formidable collection de machines rutilantes qui témoignent de l’épopée de la vapeur dans notre pays qui fut l’un des pionniers majeurs du chemin de fer dans le monde.

En pratique

Chemin de fer à vapeur des trois vallées
Chaussée de GIVET 49-51
5660 MARIEMBOURG

Infos et contact : 060/31 24 40

Site internet : cfv3v.eu

NB : Lors du weekend des 25 et 26 septembre 2021, à l’occasion du Festival vapeur, sortie de nombreuses locomotives de tous types et animations.

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