Le Mug

View from my window, le livre du confinement qui va vous faire voyager

En mars dernier, alors que le monde entier se confine, la graphiste binchoise Barbara Duriau a l’idée géniale de photographier la vue depuis sa fenêtre à Amsterdam et de la partager sur Facebook. Le groupe 'View from my window' est né, avec le succès planétaire qu’on lui connaît. Une success-story belge qui continue maintenant, avec un livre à découvrir depuis ce 18 novembre. Rencontre avec celle qui a ouvert des milliers de fenêtres sur le monde et qui est belge !

23 mars 2020 : en plein début de lockdown, une graphiste belge expatriée à Amsterdam, Barbara Duriau, poste sur Facebook une photo de la vue qu’elle a de son appartement. Le lendemain, plus de 300 personnes lui emboîtent le pas. Un mois plus tard, deux millions d'utilisateurs ont rejoint le groupe View from my window ! Ils suivent chaque jour les nouvelles photos postées sur Facebook et peuvent soumettre leurs propres photos de vues depuis leur fenêtre.

L'expérience se poursuit aujourd'hui avec la publication d'un livre qui reprend une sélection des images les plus belles ou les plus frappantes. Ce sont des vues prises aux quatre coins de la planète, qui mentionnent à chaque fois le lieu et la date, depuis les gratte-ciel de New-York, aux forêts finlandaises, en passant par les quartiers populaires de Serbie, par l’Inde, Dubaï, Tokyo, l’Australie, l’Islande… C’est à la fois passionnant et très émouvant.

 

Un job à double temps plein !

L’idée de départ de Barbara Duriau était de créer un groupe Facebook, mais elle était loin d'imaginer la tournure que cela prendrait. Elle s’est sentie dépassée par l’ampleur de la réaction, mais de façon positive. Traiter manuellement chaque photo reçue, c’est devenu un job à double temps plein pour elle. Plus de 250 000 photos ont été postées sur le groupe jusqu’ici, parmi les 700 000 qui ont été reçues. Elles n’ont pas toutes été approuvées, parce qu'elles doivent remplir des critères assez stricts.

C’est un travail de titan de les sélectionner. Et ce ne sont pas les plus jolies qui sont choisies ! A partir du moment où elles rencontrent ces règles objectives, elles sont toutes acceptées, que la vue soit simple ou extraordinaire, qu’elle donne sur un building, sur un océan, sur une rue déserte. Le critère de base étant d’indiquer sa ville et son pays, puisque le but est de savoir où l’on voyage. Et on voyage beaucoup !

 

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© View from my window


Le sens véritable du réseau social

Les réseaux sociaux ont prouvé là qu’ils sont capables du meilleur comme du pire, souligne Barbara Duriau. Il a fallu gérer cette communauté avec ses bons et ses mauvais côtés, modérer les commentaires négatifs, jaloux ou politiques, par exemple autour de Trump ou de la Palestine.

"Le réseau social a vraiment eu toute sa signification : je peux dire que cela a redoré l’image de Facebook car cela a uni tout le monde autour du monde : on était tous dans le même bateau, au même moment. Et il n’y a que par Facebook que cela pouvait arriver, tout le monde s’est connecté à ça, au même moment, quand on était tous dans cette misère du lockdown en mars."

Avec la publication de ce livre, Barbara Duriau va pouvoir commencer à vivre de cette expérience qui lui a dévoré tout son temps et toute son énergie ces derniers mois. Le livre de 400 pages est auto-édité, grâce à un crowfunding. Il reprend 260 photographies articulées autour de 12 thématiques : "Désert des rues", "Demain est un autre jour" ou encore "All you need is love". On peut l’acheter en ligne sur le site View from my window et dans toutes les bonnes librairies.


Ecoutez Barbara Duriau dans Le Mug

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