Le Mug

Michael Jones : retour sur 50 ans de carrière

Michaël Jones, on le connaît surtout comme le compagnon de route de Jean-Jacques Goldman ? Mais qui est ce homme qui affiche plus de 50 ans de carrière ? Rencontre dans Le Mug avec Elodie de Sélys à l’occasion de la sortie de son livre "Mes plus belles chances"

 

Des origines étonnantes

Son papa entretenait un terrain de golf. Michaël Jones est d’ailleurs né dans le club house. Ses grands-parents sont normands et ses parents se sont rencontrés lors du débarquement de Normandie.

En 1960, il entend les Shadows qui vont lui donner l’envie de faire de la musique.

Je découvre un autre son. J’entendais surtout la harpe ou l’orgue. C’était le genre de son que l’on n’entendait pas chez moi. C’est aussi l’époque des Beatles que j’allais voir en mentant à mes parents.

Michaël Jones commence à jouer dans un groupe à l’âge de 16 ans.

La musique m’a toujours été indispensable. J’ai commencé à l’école. C’était inscrit dans le programme. Au pays de Galles, on apprend à chanter à plusieurs voix, dès la maternelle.

Avec les copains, pendant la période de Noël, il faisait du porte à porte.

On chantait et on recevait un peu de sous. Mais on s’est rendu compte que chanter dans les pubs, ce serait plus rentable. Mais c’était interdit. On était trop jeunes. Mais il y avait généralement tellement de monde que personne n’y prêtait attention.


Pour Michael Jones, c’est une époque bénie. Il voyage en tournée, en France, notamment. Un jour, il découvre la petite annonce d’un groupe Français Tai Phong.

Ils cherchent cherche un guitariste. Le chanteur n’est autre que Jean-Jacques Goldman.

Au départ je remplaçais Jean-Jacques. Il devait partir en tournée mais il ne voulait pas. Il avait un boulot et n’imaginait pas laisser sa famille. On s’est rencontré lors d’une réunion quelque temps après. Ça a été le coup de foudre musical et personnel immédiat.

A partir de là, Michael Jones va suivre Goldmann de manière inconditionnelle.


Ma rencontre avec Goldman ? Passionnelle


 

Pourtant, je n’en avais pas vraiment besoin. A l’époque, je jouais dans un groupe qui fonctionnait bien et je gagnais bien ma vie. J’ai parfois accepté de travailler pour Jean-Jacques en gagnant moins. Il fallait tenter l’aventure.

Et, en 1985, avec Jean-Jacques Goldman et Carole Fredericks, ils vont enregistrer "Je te donne"

C’est un succès de dingue. Je vais péter les plombs…. Je n'avais pas vraiment calculé. Je n'ai pas anticipé. Je me suis retrouvé avec une ardoise aux impôts que je ne savais pas payer.

 

Mais qu’importe, Michaël Jones a la musique dans la peau. C’est comme une drogue dit-il. Aujourd’hui, il est toujours sur les routes et en concert.

Avec également le plaisir de partager l’amour de la musique et de la gastronomie avec ses amis sur sa chaîne You Tube Confitire Jam.

A lire

Le clin d’œil d’un homme qui est allé au bout de ses rêves et qui, devenu un artiste accompli, revient sur sa carrière avec une lumineuse nostalgie. Au milieu des années 1980, le succès de la chanson " Je te donne " révèle, outre celui de Jean-Jacques Goldman, le talent prometteur d’un jeune guitariste : Michael Jones. Dix ans plus tard, le Franco-Gallois est devenu l’un des artistes favoris de la scène française.

Michaël Jones

Editions Robert Laffont

Michael Jones sera aussi sur La Une ce samedi 09 octobre à l'occasion de l'émission la "story" de Goldman : une soirée anniversaire pour les 70 ans de Jean-Jacques Goldman à découvrir dès 20h55.

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