Le Mug

Les Youtubers en Belgique : de nouveaux professionnels face à leurs responsabilités

Les Youtubers en Belgique : de nouveaux professionnels face à leurs responsabilités
Les Youtubers en Belgique : de nouveaux professionnels face à leurs responsabilités - © Tous droits réservés

En mars 2019, les 30 chaînes belges francophones les plus importantes sur Youtube cumulaient ensemble plus de 21 millions d'abonnés pour plus de 3 milliards de vidéos visualisées. Un phénomène qui prend de l'ampleur, et qui amène son lot de responsabilités.

Comme beaucoup de Youtubers, Guillaume Wattecamps de la chaîne GuiHome a commencé seul. Le choix de la plateforme s'est imposé à lui, car elle lui proposait un lieu d'expression et de diffusion. Avec le succès, les occasions de s'exprimer en tant qu'artiste se sont multipliées, les canaux de diffusion possibles également. Aux côtés de sa chaîne Youtube, Guillaume a aujourd'hui l'occasion d'exercer sa profession tant sur scène qu'à la télévision ou sur d'autres plateformes de streaming comme RTBF Auvio. Une évolution qui l'amène à se qualifier d'humoriste Belge et pas uniquement de Youtuber. 

Des réalités diverses

Ce n'est pas le cas de tous les Youtubers. Octave est le présentateur de la chaîne "Les Bonnes Questions", qui traite de questions politiques en Belgique, avec les codes de Youtube, évidemment. Il a 20 ans, est étudiant et pour lui réaliser des vidéos reste un hobbie. Même si un vrai travail journalistique est effectué dans le cadre de ces vidéos, il le fait durant son temps libre avec des amis et a fait le choix de ne pas monétiser sa chaîne "pour éviter tout soupçon de biais" précise-t-il.

Une régulation dans le dialogue

Face à l'explosion du phénomène et la diversité des réalités tant artistiques qu'économiques des Youtubers en Belgique, de grands enjeux de régulation se posent : la communication commerciale et la protection des mineurs, notamment. C'est le CSA, le régulateur des médias en Belgique, qui doit exercer ce rôle et qui a pris le parti de se poser en tant que partenaire et instaurer un espace de dialogue et de sensibilisation sur ces enjeux. "Au cours d'un événement intitulé "Meet You" organisé avec les Youtubers récemment, nous avons fait le constat que de bonnes pratiques ont été développées spontanément et intuitivement par eux" indique Madeleine Cantaert, conseillère à l'Unité Télévisions du CSA. "On voit que les intérêts convergent." ajoute-t-elle.

Respectées, les règles CSA ?

Quant à savoir si les contraintes légales sont respectées par les Youtubers, le CSA salue les bonnes pratiques déjà mises en place, tout en reconnaissant qu'elles ne sont pas encore "totalement étendues". Et d'ajouter : "Un des objectifs de l'événement Meet You était de faire passer le message, car pour pouvoir respecter des règles, il faut avant tout les connaître."

Éocutez le dossier consacré à ce sujet dans Le Mug sur la Première ci-dessous.

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK