Le Mug

Les connards : peut-on les éviter ?

Un monde sans connards, c'est possible ?
Un monde sans connards, c'est possible ? - © Tous droits réservés

Beaucoup diront que non et qu’ils sont entourés de cons mais ça n’empêche pas d’y réfléchir… La connerie, tout le monde la connaît, nous la supportons tous au quotidien. C’est d’ailleurs pour beaucoup même carrément un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécialistes du comportement humain, n’ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l’objectif de Jean-François Marmion et ses comparses dans un livre intitulé " Histoire universelle de la connerie ". Morceaux choisis.

La connerie et les connards sont partout. L’auteur aborde d’ailleurs la connerie sous une multitude d’aspects

  • La connerie chez les Grecs
  • La silicon valley, quand la connerie est au pouvoir
  • La mainmise de la connerie sur notre société
  • La connerie au travail
  • Femmes et connerie
  • La connerie est-elle le propre de l’Homme ?
  • Sommes-nous trop cons pour sauver le monde ?

Femmes et connerie

Sylvie Chaperon est professeure d’histoire contemporaine et spécialiste de l’histoire des femmes et du féminisme. Selon elles, on peut balayer toutes les théories autour des femmes qui datent d’avant notre époque contemporaine. Toutes ces théories sont fausses.

Avant, on estimait que la vie de la femme tournait uniquement autour de la maternité. Ce serait le principal centre d’intérêt. Il n’y a donc pas besoin de beaucoup les instruire. Tout ce qu’elles devaient savoir, c’est comment élever des enfants.

Pour les spécialistes, le mot connerie provient du mot con qui était utilisé pour désigner le sexe féminin.

La connerie ne serait pas grave si elle était isolée. Là où ça pose problème c’est quand elle s’érige en mode de pensée

Ce qui rend la connerie particulièrement dangereuse, c’est qu’elle conditionne notre manière de fonctionner. Et s’il existe une connerie qui fait rire ou sourire, il y a des conneries dangereuses. Ça donne le nazisme, le nationalisme.

La connerie sur le web et les réseaux sociaux

Aucune autre génération que la nôtre n’a été autant confrontée a une telle quantité de bêtise. Est-ce la faute à Interne ? C’est probable. Aujourd’hui, il est tout aussi facile de cliquer sur un site qui nous rend intelligent que sur un site qui nous rend débile.

Pour l’auteur, il faut rester positif : "Ce n’est pas une fatalité. On n’est pas obligé de consommer de la connerie"

Il ne faut pas non plus accabler les nouvelles technologies. Les fakes news existaient déjà depuis Gutenberg. Elles se sont juste perfectionnées. On peut maintenant vous délivrer des fausses nouvelles pratiquement sur mesure. Elles peuvent maintenant être fabriquées à partir de logiciels et algorithmes.

La connerie en entreprise

On a coutume de dire que nous sommes entourés de connards au boulot et que nos chefs sont des cons. Est-ce vrai ? Difficile de généraliser mais Jean-François Marmion a rencontré Robert Sutton, professeur de gestion à Stanford. Selon lui, il est très facile de créer des cons décideurs en entreprise.

Comment faire ?

Vous prenez un décideur, vous l’entourez de flatteurs, vous le privez de sommeil et vous faites en sorte qu’il soit obligé de prendre des décisions de manière précipitée. Au final, vous obtenez un connard.

De nos jours, ce sont des comportements très répandus en entreprise. Le pouvoir rend-il con ? Pas sûr mais, par contre, le pouvoir ramène la personne vers ses besoins personnels et réduit son empathie.

En conclusion, sommes-nous trop cons pour sauver la planète ?

Pour George Marshall, sociologue et écologiste, la réponse est OUI. Selon lui, notre cerveau n’est pas prévu pour agir pour sauver la planète. C’est une menace et un concept trop abstrait. On est programmé pour faire un pas de côté si une menace vient vers nous ou si une araignée approche de nous.

Par contre, sauver la planète est une idée que nous arrivons difficilement à rendre concrète. Notre cerveau est obligé de faire des efforts.

Une connerie clairement inquiétante…