Le Mug

Kanal, Cinematek, Tipik… pourquoi le choix du k ?

Focus sur le choix des noms et leur orthographe : Kanal, Cinematek, Tipik, Balkan Trafik,… Pourquoi mettre des K partout en culture ? Qu’est-ce qui se cache derrière ces K en série que l’on voit fleurir dans le paysage institutionnel et commercial belge ? On fait le point avec Yoann Van Parys, journaliste au magazine Médor.
 

Un entre-deux pratique

Le lancement en septembre de la chaîne Tipik à la RTBF a stimulé la curiosité des rédacteurs en chef de Médor. Le journaliste Yoann Van Parys est donc parti enquêter tous azimuts auprès d’institutions du secteur de la culture, mais pas seulement : auprès du secteur des transports aussi, comme à la STIB, qui a créé Bootik.

Vu le contexte bicommunautaire belge, certaines réponses étaient un peu attendues. Le K crée en effet un entre-deux pratique pour les deux communautés. Yves Goldstein, le directeur de Kanal, évoque pour sa part le côté typiquement brusseleir. Le brusseleir étant déjà une entre-langue, entre le néerlandais et le français.


Le rôle du naming

Même si le K n’est ici pas concerné, Thierry Brunfaut, qui est à l’origine de l’appellation Bozar, rappelle que ce nouveau nom avait suscité beaucoup de réactions à l’époque, en 2003 déjà. Il évoque l’une des branches de la communication appelée le naming, ou l’art de nommer adroitement les choses, et il livre une perspective historique sur cette question des noms.

Le début des années 2000 a marqué une période de changement : on est passé de noms qui étaient des acronymes, comme RTBF, à des noms qui devaient avoir plus d’impact et se présenter plutôt comme des marques culturelles. C’était un phénomène qui dépassait largement la Belgique.


Le responsable ? La Finlande !

Yoann Van Parys est allé plus loin. Se basant sur un tableau qui prend en compte toutes les langues européennes pour mesurer la récurrence de l’usage de certaines lettres selon la langue, il a découvert que le K qui nous envahit n’est cette fois pas un coup des Anglais mais bien un coup des Finlandais, car ce sont eux qui utilisent le plus les K !
 

Et pour en savoir plus, l’article Le choix du k est à lire dans la revue Médor n° 21

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