Le Mug

Bernard Werber met la barre haut pour son nouveau roman "La planète des chats"

Après Demain les chats et Sa majesté les chats, le nouvel opus de Bernard Werber intitulé La planète des chats clôture la trilogie féline d’un des auteurs français les plus lus au monde.

Avec La planète des chats, Bernard Werber nous emmène cette fois aux Etats-Unis. Suite à l’effondrement de la civilisation humaine, le monde est envahi par des hordes de rats. Bastet (la reine autoproclamée des chats), et sa petite communauté hétéroclite décident de fuir. Mais à New-York, la situation est pire encore. Heureusement, les chats sont plus malins (évidemment) et organisent la résistance avec d’autres animaux et quelques humains survivants.


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C’est donc une dystopie : on se situe dans un futur pas si lointain où les animaux parlent et, par la magie des nouvelles technologies, peuvent communiquer avec les humains… Et donc nous questionner sur nos propres comportements.

Bernard Werber met la barre haut pour ce dernier volet

Pour clôturer cette trilogie, Bernard Werbe s’est donné un petit challenge : "Je voulais faire mieux que les autres ! Je voulais que les gens ne s’ennuient pas, oublient leur quotidien, et ne soient préoccupés que par ce qui va arriver à l’héroïne du livre, Bastet. Je me suis dit qu’il fallait mettre tous les curseurs beaucoup plus hauts. Ici, il y a beaucoup plus de scènes spectaculaires, beaucoup plus d’actions, beaucoup plus de suspens, et plein de découvertes nouvelles au niveau des technologies."

Dans la peau d’un chat pour mieux dénoncer les problèmes sociétaux

 

En lisant La planète des chats, le lecteur se faufile… dans la peau d’un chat. Cette technique n’est pas étrangère à Bernard Werber puisqu’il nous avait déjà fait voir le monde à travers les yeux d’une fourmi dans sa Trilogie des fourmis, qui a d’ailleurs participé à sa renommée dans les années 90.


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Ce genre de dispositif amusant est plutôt rare dans la littérature adulte et d’ordinaire réservé aux enfants. Pourtant, si l’on se souvient des jolies fables de Jean de La Fontaine qui font, elles aussi, parler les animaux, on se rend bien vite compte du message politique qui se cache derrière ces petites histoires faussement innocentes.

Pour Bernard Werber, c’est le même procédé : "En ayant l’air de raconter un conte philosophique enfantin, je parle en fait de notre époque et de tas de problèmes politiques et écologiques… Mais autrement, parce que c’est vu par un chat." Il est en effet question, dans La planète des chats, de migration, de réfugiés, de démocratie, de féminisme, et de fanatisme religieux, en autres…

La pandémie abordée dans le dernier volet de la trilogie des chats

La Planète des chats aborde également le virus, la contamination et la quarantaine. Pourtant, l’auteur en a terminé l’écriture en décembre 2019… Bernard Werber serait-il visionnaire ? Oui et non.

"Vous savez, toutes les générations ont connu une pandémie. Je me demandais juste quand est-ce qu’elle allait arriver… Sinon on aurait été la première génération à ne pas vivre ça. La dernière épidémie, c’était en 1919 avec la grippe espagnole. Mais si on regarde historiquement, il y a toujours eu des moments où tout le monde s’est retrouvé à subir la même situation que celle que nous vivons actuellement" explique Bernard Werber.


Les fans de Bernard Werber qui ont déjà lu les deux précédents ouvrages de cette trilogie vont se régaler. Quant aux nouveaux lecteurs, ils peuvent aussi faire la connaissance de cet auteur à travers ce nouveau roman et ainsi découvrir tout ce qui fait le style "philo science-fiction" de l’incontournable Bernard Werber.

Pour en savoir plus sur La Planète des chats, retrouvez l'interview de Bernard Werber dans le Mug de ce lundi 7 décembre 2020 dans le podcast ci-dessous :

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