Le Mug de l'été

Séance cinéma belge ce soir à la maison !

Le cinéma belge à la maison
Le cinéma belge à la maison - © Le cinéma belge à la maison - FWB

Focus sur la plateforme 'Le Cinéma belge à la maison', qui propose de voir en streaming des films réalisés près de chez vous. Si vous ne pouvez pas vous rendre en salle, le cinéma belge vient à vous ! Explications avec Jeanne Brunfaut, directrice du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

'Le Cinéma belge à la maison', c’est un site internet qui concentre tous les sites où vous pouvez accéder à du cinéma belge, que ce soit de manière payante, sur des plateformes comme Proximus, ou de manière libre, comme sur Auvio.

L’idée est de permettre aux gens de trouver des contenus belges accessibles, des contenus qui sont des alternatives originales par rapport à d’autres plateformes commerciales. Ils pourront y louer les films, à un tarif variable en fonction de leur nouveauté.
 

Pourquoi pas un système de streaming avec un forfait mensuel ?

L’idée était plutôt de relayer vers des plateformes qui existent, vers des partenaires du cinéma belge à l’année, comme Universciné, Proximus, Voo. Ce sont aussi des financiers du cinéma belge, qui investissent de l’argent. Il est donc normal de renvoyer vers ces plateformes qui ont des catalogues beaucoup plus larges, qui peuvent intéresser les gens, explique Jeanne Brunfaut.

"Pour nous, ce qui importait c’était de faire la promo de ces films qui soit n’ont pas pu sortir en salle du tout, soit ont commencé leur carrière salle, qui s’est arrêtée abruptement avec la fermeture des salles."


6 longs-métrages belges disponibles

En homepage de la plateforme, on retrouve six longs-métrages belges francophones : "Jumbo" de Zoé Wittock et "Losers revolution" de Thomas Ancora et Grégory Beghin, dont les sorties en salles ont été annulées. Quatre autres films dont l’exploitation a dû être arrêtée sont également soutenus : "Pompei" d’Anna Falguères et John Shank, "Filles de joie" de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich, "Adoration" de Fabrice du Welz et "Lucky" d’Olivier Van Hoofstadt.

Il s’agit des longs-métrages qui étaient sur le point de sortir ou qui étaient juste sortis. "On a voulu, c’est l’une des missions du centre du cinéma, assurer leur promotion, pour qu’ils puissent continuer à être vus. C’était très dur pour des réalisateurs et des producteurs de se dire que la carrière du film s’arrête à cause du coronavirus."


Une offre multiple

De multiples sites, en Belgique, francophones, néerlandophones, mais aussi à l’étranger, proposent de voir les films qu’on aurait dû voir en salle.

"Il y a une concurrence, parce que tout le monde s’est réveillé un peu en même temps et souhaite faire quelque chose. Mais d’un autre côté, c’est assez motivant de voir qu’il y a une volonté de mettre des contenus à disposition."

Il faut savoir qu’une chronologie des médias est habituellement très installée : c’est la salle puis la plateforme, après un laps de temps de 4 mois. Ici le secteur s’est adapté à la réalité et s’est dit : "Là on ne peut plus attendre et il faut mettre les films sur la plateforme".

Pour Jeanne Brunfaut, cela ne doit cependant pas devenir la règle, la salle de cinéma est l’endroit où découvrir les films de cinéma. "Mais quand ce n’est pas possible, c’est bien de faire vivre les contenus directement sur la plateforme. Et qu’il y ait une multiplication des plateformes permet la multiplication des envies de voir différents types de contenus. Chacun peut trouver son bonheur."
 

Et après ?

Le site 'Le Cinéma belge à la maison' pourrait continuer son chemin après le coronavirus. Il est vite devenu assez populaire, et il pourrait, quand les salles rouvriront, devenir un instrument de promotion du retour de nos films dans les salles. Il s’agira alors de montrer que le cinéma belge, ce n’est pas qu’à la maison, c’est aussi dans les salles !