La Carte des Belges du Bout du Monde

Turquie: Sandrine Ramboux, de la finance à l'associatif

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Adrien Joveneau et son équipe vous emmènent sur les rives européennes et asiatiques du Bosphore, à la découverte de la grande Turquie avec deux invités : Sandrine Ramboux et Erdogan Ozkan. Notre belge du bout du monde Sandrine nous parlera de son quotidien à Istanbul, elle qui a migré avec son mari et ses deux filles il y a plus de dix ans. Avec nous en studio, Erdogan nous parlera de ses racines, lui qui est fils d'immigré turque et a grandit en Belgique avant de se lancer en tant qu'entrepreneur. Ensemble, nous tisserons des liens entre ces deux destins croisés, la Turquie et la Belgique. Mais avant de se réveiller en douceur ce dimanche matin à l'écoute des belges du bout du monde, petite présentation de nos deux invités. 

De la finance à l'associatif, le parcours étonnant d'une belge en Turquie

C'est avec quelques appréhensions que Sandrine Ramboux arrive à Istanbul en 2007 avec son mari et ses deux filles. Mais très vite, le doute se dissipe au fur et à mesure que la bruxelloise découvre la vie sur la rive occidentale du bosphore. Ingénieure commerciale de formation et spécialisée en droit européen, Sandrine trouve rapidement un job dans la finance. Mais elle décide de changer du tout au tout en 2014 pour construire des ponts entre les sociétés et la société civile turque et un secteur associatif en plein essor. Depuis 2016, elle travaille avec des femmes issues de milieux défavorisés - principalement des réfugiées syriennes - pour les aider à créer leur business. Un projet autour de l'alimentation qui devrait permettre à ces quelques femmes d'arriver à des revenus stables dans les deux ans. 

Cette expatriation, c'est quelque chose qu'elle et son mari cherchaient, en 2007, mais sans trop savoir où aller. Avec deux enfants en bas âge à l'époque, il fallait répondre au désir de dépaysement du couple tout en restant relativement proche de la Belgique en cas de pépin. Son mari a reçu une proposition de mutation à Istanbul, et le couple n'a pas hésité une seconde. Un choix que Sandrine ne regrette pas du tout. La bruxelloise se dit même heureuse d'avoir pu aller plus loin que les clichés occidentaux sur la Turquie, à la découverte notamment d'un patrimoine greco-romain très riche. 

Aujourd'hui, sa vie à Istanbul se partage entre son travail, les moments en famille avec ses deux filles (des jumelles de 15 ans) et son mari, les courses le long du Bosphore et les petits déjeuner interminables du dimanche. D'ici quelques années, ses filles quitteront la Turquie pour aller à l'Université (leurs études dans l'enseignement international ne leur permet pas d'étudier dans le supérieur en Turquie). 

Une success story belgo-turque 

Erdogan Ozkan est lui aussi un bruxellois pure souche, mais avec des racines turques. Ses parents ont émigrés vers la Belgique dans les années 70 pour chercher du travail, comme beaucoup de turques à cette époque. Et comme 80% de la communauté turque de Bruxelles, Erdogan est originaire d'Emirdag, une ville située à 200 km au sud-ouest de la capitale Ankara. Si Erdogan a longtemps rêvé d'être ingénieur et de diriger de grands chantiers, il a dû se résoudre à revoir ses ambitions à la baisse, ses parents ne pouvant pas lui payer ces études-là. Au lieu de cela, le jeune belgo-turque va se retrousser les manches et décrocher un diplôme en électro-mécanique avant d'enchaîner les petits boulots et puis de se lancer comme entrepreneur. Cette semaine, Erdogan Ozkan était d'ailleurs présent au salon Batibouw pour présenter ses cuisines équipées. Sa femme Daphné est elle aussi impliquée dans ses projets d'entrepreneur puisqu'elle l'épaule dans la gestion quotidienne. Chaque été, le couple et leurs trois enfants se rendent en Turquie, une semaine à Emirdag pour voir la famille, et une autre dans un hôtel pour profiter des vacances. Une famille soudée qui sert de ciment à Erdogan au quotidien. 

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