Fictions d’hier, Sciences d’aujourd’hui

" Fictions d’hier, Sciences d’aujourd’hui " : une série aux frontières du réel avec Véronique Thyberghien


La science-fiction s’est toujours nourrie des sciences. Mais sommes-nous toujours bien dans l’imaginaire ? Quelles sont ces lois dont se gavent des films comme Interstellar, Premier contact, Alien, Ghost in Shell, Time Out et bien d’autres ? Et surtout où en sont ces concepts aujourd’hui ? Où sont-ils visibles dans notre société ? Est-on toujours dans la fiction quand les sciences s’en mêlent ?

À travers la série Fictions d’hier, Sciences d’aujourd’hui, Véronique Thyberghien nous replonge dans des classiques de science-fiction en les confrontant aux dernières avancées scientifiques et technologiques. Comment le cinéma s’est-il nourri de la science ? Et la réalité pourrait-elle un jour (bientôt ?) rattraper la fiction ?

Des questions qui passionnent l’animatrice de Tendances Première : "J’adore les films de sciences-fictions, les très bons comme les moins bons, et je suis toujours fascinée par les éléments scientifiques que j’y retrouve et la façon dont les scénaristes jouent avec, explique-t-elle. J’ai le sentiment que certaines de ces lois ou théories scientifiques valent la peine qu’on s’y arrête, car elles évoluent avec le temps. Lorsqu’elles marquent notre société, ou qu’elles disent quelque chose de notre humanité contemporaine, il est troublant de constater que la vision fictionnelle peut être rattrapée par la réalité, que l’on a parfois des leçons à tirer de ce que nous faisons de la science."

Tenet ou " l’entropie inversée "

Dans le premier épisode diffusé ce lundi 28/06 dans Tendances Première, Véronique Thyberghien s’attaque au "Tenet" de Christopher Nolan. Sorti l’an dernier, ce film que le réalisateur a mis 20 ans à réaliser, construire et écrire (!) a divisé la critique et dérouté les fans les plus fidèles du cinéaste. En cause, principalement : son extrême complexité : les héros (incarnés par John-David Washignton et Robert Pattinson) luttent pour empêcher une 3e guerre mondiale et tente de comprendre un vortex temporel. Il ne s’agit pas de voyage dans le temps, mais de temps inversé, et plus précisément "d’entropie inversée", où l’effet précède la cause. Comme l’impact d’une balle qui se résorberait alors que celle-ci retournerait à l’intérieur du pistolet qui l’a tirée.

Selon le physicien autrichien Ludwig Boltzmann, qui a notamment inspiré les travaux de Max Planck ou Albert Einstein, l’entropie définit le désordre d’un système, et plus précisément son degré de désorganisation. "Au fur et à mesure, l’état d’ordre de toute chose se dégrade et on va naturellement à un état naturel désordonné. C’est ça qui définit la flèche du temps, selon Boltzmann", résume Stéphane Dorbolo, maître de recherches au FNRS interviewé dans le podcast. Autrement dit, le désordre définit la direction du temps qui va toujours dans le même sens. "Le fait que l’ordre revienne, ce n’est pas naturel".

Et pourtant, par certaines actions, écologiques notamment, l’Homme parvient à diminuer l’entropie et le désordre causé sur son environnement. De là à remonter le cours du temps ?

Fictions d’hier, Sciences d’aujourd’hui, une série proposée par Véronique Thyberghien et Cédric Vanstraelen. (9 épisodes : le lundi à 10.00, dans Tendances Première, du 28 juin au 23 août). Coproduction de La Première et We tell Stories.

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