Entre mystères & secrets : la fascinante histoire des OVNIS

OVNIS : Rencontres du 3ème type

L’histoire moderne des ovnis a commencé par la vague américaine d’observations de l’été 1947.

Une vague est typique du phénomène ovni : un grand nombre d’observations se déroulent dans une région délimitée ou un pays pendant un laps de temps bien déterminé.

La vague de 47 est surtout connue pour ses observations impressionnantes d’objets volants non identifiés faites par des pilotes civils et militaires. Avec quelques fois des enregistrements d’échos radar inexplicables. Dès les débuts, on signale déjà des histoires bizarres d’atterrissages avec des occupants qui ne nous ressemblent pas… Mais c’est très rare et ces témoignages originaux ne sont pas pris au sérieux par ceux qui étudient les soucoupes volantes, les premiers ufologues (ufolgue, pour U.F.O : unidentified flying object, OVNI en français).

Les choses vont changer quelques années plus tard. Les soucoupes volantes vont quitter le continent américain pour survoler massivement l’Europe, surtout la France. C’est la grande vague d’observation d’ovnis de 1954. Cette fois, les objets volants ne se contentent plus de nous survoler, ils se posent et leurs occupants débarquent.

Ça commence le 10 septembre 1954, à Quaroubles, dans le Nord Pas de Calais. Marius Dewilde, va aller se coucher quand il entend son chien aboyer dehors. Curieux, il sort vérifier ce qui semble effrayer son chien. Il aperçoit une grosse masse sombre qui repose sur les rails de chemins de fer en face de son jardin. Puis soudain, il entend marcher derrière lui. Il se retourne et voit passer deux petits êtres, d’un mètre de haut qui se dirigent précipitamment vers l’objet inconnu posé plus loin. Un rayon sort de cet engin et frappe Marius Dewilde qui se retrouve paralysé. Il observe, impuissant, les deux petits bonshommes monter à bord, puis l’ovni décolle en émettant de la fumée. Il devient rouge et part à toute vitesse.

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© Gremlin – Getty

Quand Marius Dewilde, recouvre l’usage de ses membres il fonce à la gendarmerie. Les gendarmes prennent son témoignage au sérieux. Le lendemain, ils enquêteront sur place et trouveront des marques étranges laissées à l’endroit où l’engin s’était posé. L’affaire Marius Dewilde va faire la une de toute la presse française, et même étrangère. Elle donne le coup de départ de cette fameuse vague française de 1954.

Pendant 3 mois seulement, septembre, octobre et décembre, la France est assiégée par les soucoupes volantes. 2000 cas recensés, avec parfois plus de 60 observations par jour.

C’est bien simple, il ne se passe pas une journée sans que la radio ou les journaux ne parlent de soucoupes volantes.

Le tout avec un grand " indice d’étrangeté ", ce qui veut dire en ufologie : atterrissages, traces au sol difficilement explicables, débarquement de petits humanoïdes. Exactement comme dans l’affaire Marius Dewilde.

Au fil des ans, les ufologues vont devoir trouver une méthode pour classer les différentes observations d’ovnis. C’est le docteur Josef Allen Hynek, qui va inventer une classification spéciale : les rencontres du premier, deuxième et troisième type.

Les rencontres

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© Petmal – Getty

Rencontre du 1er type : le témoin voit un objet volant non identifié au loin.

Rencontre du 2ème type : l’ovni interagit avec l’environnement, par exemple les moteurs de voiture se coupent à son passage. Ou encore, l’objet se pose et laisse des traces au sol. Par exemple de la végétation brûlée.

Et enfin, la plus intéressante : la rencontre du 3ème type. L’OVNI se pose, ses occupants débarquent et prennent contact avec le témoin.

La rencontre du troisième type deviendra mondialement célèbre grâce au film culte de Steven Spielberg du même nom sorti en 1977. Pour Fabrice Canepa, auteur du libre " Aliens, 70 ans de culture et de contre-culture ", c’est le meilleur film jamais réalisé sur les ovnis.

 

" Le film est traversé par beaucoup de choses. Spielberg utilise la suggestion et fait appel à l’intelligence du spectateur. Par exemple, on ne sait pas si les vaisseaux sont matériels ou pas. Spielberg tient compte que les manifestations sont parfois différentes, ce n’est pas toujours le même type d’ovni que les témoins voient. Si le film fonctionne toujours aussi bien c’est parce que Steven Spielberg est sincère quand il le réalise : à l’époque c’est un vrai " believer " ! Il y croit vraiment à ces histoires d’extraterrestres, donc il a une vraie volonté de respecter la littérature ufologique. A tel point qu’il va demander à des ufologues de jouer dans le film.

 

En fait, l’inventeur de la classification 1er, 2ème et 3ème type, le docteur Hynek est le conseiller scientifique de Steven Spielberg pour son film. Autre clin d’œil, François Truffaut interprète un ufologue français dénommé Claude Lacombe. Ce personnage s’inspire d’un vrai ufologue : Jacques Vallée, qui a énormément enquêté sur les éventuels contacts avec des extraterrestres.

Les rencontres du 3e type vont se poursuivre après la vague française de 1954, il y en aura partout dans le monde. Mais au fil des ans, cette multiplication d’apparitions, des visites extraterrestres commence à poser un problème aux ufologues. En effet, s’il s’agit de visiteurs venus d’ailleurs, leurs intentions sont loin d’être claires.

Tout d’abord ils se posent toujours dans des coins perdus et s’adressent à monsieur et madame tout le monde. Jamais des extraterrestres ne se sont posés sur la grand-place d’une capitale pour prendre contact avec un gouvernement officiel.

Deuxièmement, leur comportement est totalement loufoque : les humanoïdes qui débarquent, ramassent quelques cailloux, ou des fleurs ou une poule pour repartir directement de l’autre côté de la galaxie. Parfois ils demandent juste l’heure ou réparent leur vaisseau avant de repartir.

L’affaire de Valensole

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© R_Type – Getty

Malgré tout, certaines de ces rencontres posent encore question aujourd’hui. Par exemple, l’affaire de Valensole qui s’est déroulée dans le sud de la France en 1965. Un agriculteur surprend à 5 heures du matin deux petits êtres chauves qui lui piquent ses plants de lavande. Ils le paralysent (encore une fois) et s’envolent avec le fruit de leur larcin. Une fois encore, il y aura des traces, et la gendarmerie fera trois rapports d’enquête. Conclusion, le témoin est digne de foi, il n’y a pas lieu de douter de son histoire.

Un an avant, à Socorro au Nouveau-Mexique, Lonie Zamora, un policier dans l’exercice de ses fonctions a vécu la même expérience, peut-être encore plus effrayante. L’us Air Force qui avait d’abord pensé à un engin expérimental pour expliquer cette observation finira par avouer qu’elle n’a pas d’explication et que le témoin est sincère.

Tout aussi interpellant que soient ces témoignages ils ne prouvent pourtant pas l’existence réelle d’une rencontre du troisième type, comme nous le confirme Egon Kragel, auteur de " Ovni : enquête sur un secret d’état "

" Non, pour ça il aurait fallu capturer un vaisseau ou un ufonaute ! (Rires). C’est vrai, on n’a que des traces qui ne prouvent pas grand-chose. Mais cependant, parmi tous ces témoignages de rencontres du 3ème type, on remarque souvent des effets étonnants chez les témoins. Des effets psychologiques et même physiques. Ils peuvent souffrir de conjonctivite ou se mettre à dormir énormément après leur témoignage par exemple. Ce n’est pas une preuve formelle encore une fois, mais je pense que ça tend à montrer qu’il s’est passé quelque chose d’exceptionnel ".

Pour certains spécialistes d’ovni, ces histoires d’atterrissages ne résistent pas à la critique. Et ils y voient un parallélisme troublant avec nos anciennes légendes, nos vieilles histoires de sorcière, de fées et de lutins.

Il faut bien tenter de trouver une explication à ces RR3, car il y a tellement de témoignages, qu’il est difficilement envisageable que tous ces témoins soient de mauvaise foi…

Mais que ces mêmes témoins aient vu vraiment des visiteurs venus d’ailleurs, ça, avec la meilleure volonté du monde c’est totalement impossible à prouver… Car tout repose principalement sur des témoignages, il n’y pour le moment aucune preuve absolue d’un seul atterrissage d’un vaisseau extraterrestre sur terre, à chaque fois, les traces laissées ne prouvent rien… Et c’est peut-être mieux ainsi : ça laisse la porte ouverte à tous les possibles.

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