Entre mystères & secrets : la fascinante histoire des OVNIS

OVNIS : Les gendarmes et les extraterrestres

Le 29 novembre 1989, la région d’Eupen semble brusquement envahie d’objets volants non identifiés. C’est le début de ce que les ufologues appelleront plus tard : " la vague belge ".

Cette vague, unique au monde, a mis en émoi la population, les médias mais aussi l’armée qui à plusieurs reprises a envoyé des F-16 pour intercepter ces objets volants non identifiés. La SOBEPS, la société belge d’étude des phénomènes spatiaux, une association ufologique, a recueilli quelque 2000 témoignages, sur une période de 18 mois. Un travail considérable.

Et puis, petit à petit, les témoignages sont devenus de plus en plus rares et l’intérêt pour les ovnis nationaux s’est réduit à peau de chagrin… Dans les années 2000, la SOBEPS a décidé de glisser, la clef sous le paillasson : plus assez de cas à étudier

Au fil des ans, des scientifiques, des sceptiques ont remis en cause la réalité de cette vague : par exemple, les échos radars enregistrés par nos F-16 auraient très bien pu être causés par des phénomènes météorologiques rares, et les premiers témoins étaient sans doute de bonne foi, mais ils auraient vu des hélicoptères ou des avions… Les autres, c’est l’agitation médiatique qui les aurait conduits à prendre des vessies pour des ovnis…

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© homeworks255

Fin de l’histoire ? Pas tout à fait : des anciens membres de la SOBEPS ont créé un nouvel organisme, le COBEPS (C pour comité). Son président Patrick Ferryn, décide alors de conduire une enquête dans le passé sur cette vague. Avec une approche originale : reconstituer minute par minute, cette fameuse nuit où tout a commencé : la nuit du 29 novembre 1989.

" Quand la SOBEPS a cessé ses activités, j’avais déjà dans l’idée de reprendre le travail depuis le début. Mais le cœur et l’enthousiasme n’y étaient plus… Mes anciens collaborateurs étaient fatigués… Quand on a créé le COBEPS, je me suis retrouvé entouré d’une nouvelle génération, des ufologues plus jeunes, avec un nouveau regard sur la vague belge. C’est là, quand on s’est senti prêt, qu’il a été décidé de réétudier cette première journée. La fameuse nuit avec les témoignages des gendarmes d’Eupen. A ce moment-là les témoins sont encore " vierges ", les médias ne parlaient pas encore d’ovnis triangulaires (forme caractéristique des ovnis belges) on pouvait donc tout réexaminer à la lueur de ce qu’on sait maintenant. On a essayé de recouper toutes les infos que nous possédions, on a retrouvé tous les témoins encore vivants, on a même retrouvé des gendarmes qui n’avaient pas osé parler à l’époque. Nous avons vraiment fait une enquête hyperminutieuse, où chaque détail a son importance. Nous connaissons maintenant le déroulement très précis de la soirée, minute par minute. "

 

Grâce au travail de bénédictin du comité belge d’étude des phénomènes spatiaux, on peut donc revivre de façon totalement inédite et surtout minute par minute, la fameuse soirée du 29 novembre 1989… La nuit où tout a commencé !

C’est la fin de journée, vers 17h30, deux gendarmes sont en patrouille à la périphérie d’Eupen, sur la route qui va vers la frontière allemande. Tout à coup, leur attention est attirée par une grande prairie fortement éclairée (alors que vers 17h30 à cette période de l’année il fait déjà très sombre). Ils s’arrêtent et observent une plate-forme immobile avec trois feux blancs triangulaires qui éclairent le sol. Ils préviennent leur caserne, mais on ne les prend pas au sérieux. L’objet se met alors en marche, il s’éloigne, semble faire demi-tour et se dirige vers le centre d’Eupen. Les deux gendarmes très intrigués décident de le suivre. Ils repassent à la caserne et montrent à travers la baie vitrée ce qu’ils pensent être l’ovni à leurs collègues. On leur donne l’autorisation de continuer leur poursuite, ils se remettent donc en route, et suivent ce triangle jusqu’à la limite de leur territoire. Ils se mettent en fonction sur un point en hauteur qui domine le barrage de la Gileppe. Ils observent alors (pendant 40 minutes !) l’objet volant non identifié (mais est-ce bien le même ?) qui semble faire du vol stationnaire au-dessus de la tour du barrage. Deux boules rouges semblent sortir de cette masse lumineuse puis y rentrer et cet à plusieurs reprises. Un des gendarmes dira " C’était comme si ça mesurait quelque chose. C’était vraiment coordonné "

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© mik38

Tout à coup, sur la droite des deux gendarmes, un bosquet d’arbres est vivement éclairé. Puis, pour reprendre l’expression des gendarmes, ces " lueurs " sont comme " catapultées " au-dessus des arbres. Le deuxième ovni (car c’est est un) vient de faire son entrée fracassante. Les gendarmes peuvent cette fois l’observer avec précision malgré sa vitesse. Il s’agit d’un triangle avec des coins tronqués, de grandes dimensions et d’une certaine épaisseur. Ils distinguent même une sorte de coupole sur le dessus. L’objet file à grande vitesse vers la caserne. Nos deux gendarmes préviennent leur collègue au dispatching qui a juste le temps de le voir passer par sa fenêtre. Ce dernier dit voir une sorte de vaisseau, d’arche magnifique passé devant ses yeux.

Fin de l’observation de la première patrouille. Mais c’est loin d’être fini : alertée par les échanges radio, une deuxième patrouille qui contrôle des voitures, observe une lueur étrange au loin… Ils demandent la permission de s’approcher de ce point. Permission accordée, ils se dirigent vers cette lumière et arrivent à hauteur du home de Beloeil. Là, ils observent quelque chose d’encore plus stupéfiant que leurs collègues. Un objet énorme, fait du surplace au-dessus de la chaussée… Ils voient une " structure " sous l’objet, une fois encore avec trois grands feux. Et une sorte de gyrophare rouge / orange qui pulse au centre. L’objet ne fait pas de bruit et n’est qu’à quelques dizaines de mètres en hauteur. Au bout d’une dizaine de minutes, une sorte de " grappe " rouge se détache de l’objet soudainement, tombe à la verticale, s’arrête et s’éloigne du combi de gendarmerie perpendiculairement. Les deux gendarmes à ce moment prennent vraiment peur : c’est l’inconnu complet, ce à quoi ils assistent ne correspond à rien de ce qu’ils connaissent. L’" engin " se met enfin en mouvement et part en direction de l’Allemagne, d’abord doucement puis de plus en plus vite jusqu’à ce que les gendarmes le perdent de vue.

Voilà comment s’est déroulée cette première nuit d’observations de cette vague d’ovnis belges de 1989.

Et effectivement, on peut tout à fait conclure que les grandes caractéristiques de l’ovni que des milliers de témoins vont décrire au cours des 18 mois suivants sont déjà bien présentes :

Les témoins observent une grande masse triangulaire. Silencieuse. Qui peut éclairer comme en plein jour. Avec une lumière rouge au centre capable de se détacher de l’objet.

Ces triangles non identifiés se déplacent lentement à basse altitude, mais sont aussi capables de grandes accélérations. Ces témoignages des gendarmes, lancent donc cette vague belge de 89.

Mais il y aura d’autres témoins, beaucoup d’autres… Près de 200 personnes vont témoigner pour dire qu’ils ont également vu un objet volant non identifié dans le ciel d’Eupen la nuit du 29 novembre 1989. 200 témoignages, c’est du jamais vu…

Impossible pour cette nuit du 29 de parler de contagion médiatique puisque c’est la toute première soirée d’observation.

Avec le travail effectué par le COBEPS, les ufologues démontrent que les gendarmes d’Eupen n’ont été influencés par aucuns médias, aucun reportage ou quoique ce soit quand ils ont relaté leur extraordinaire observation.

Ces gendarmes et tous ces témoins peuvent-ils s’être trompés ? Un hélicoptère ou un AWACS peuvent difficilement expliquer les caractéristiques étonnantes de ces objets volants non identifiés. Une confusion avec la planète Vénus semble bien peu probable également, certainement pas pour les observations rapprochées en tout cas.

Et 30 ans après les faits, l’hypothèse de la supercherie tient difficilement la route : il faudrait imaginer que plusieurs patrouilles de gendarmes et leur hiérarchie soient de mèche avec 200 civils pour faire une blague. Totalement impossible. Il est également difficile d’imaginer qu’autant de personnes se trompent toutes en même temps…

Il y avait bien quelque chose qui n’est toujours pas identifié dans le ciel d’Eupen la nuit du 29 novembre… Mais quoi ? C’est toute la question…

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