Yves Klein, le théâtre du vide, Bozar, jusqu'au 20/8

PEINTRE, SCULPTEUR, DRAMATURGE, PERFORMEUR MAIS SURTOUT PRÉCURSEUR, L'ARTISTE FRANÇAIS YVES KLEIN A SU MARQUER SON ÉPOQUE.
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PEINTRE, SCULPTEUR, DRAMATURGE, PERFORMEUR MAIS SURTOUT PRÉCURSEUR, L'ARTISTE FRANÇAIS YVES KLEIN A SU MARQUER SON ÉPOQUE. - © Tous droits réservés

Peut-on réinventer une couleur ? Tentative de réponse avec cette belle rétrospective d’Yves Klein à Bozar ! 

Après la Tate Liverpool, l'exposition de l’artiste français Yves Klein fait escale à BOZAR en ce printemps 2017.

Yves Klein s’est fait connaître grâce à ses monochromes bleu outremer, qui traduisent parfaitement ses idées sur l’infinitude spirituelle et son amour pour les rituels mystiques.

Comme nul autre, son art exprime l'idée d'une infinitude spirituelle et sa quête de l'immatériel. À travers ses œuvres picturales et ses performances spectaculaires, Yves Klein est considéré comme le précurseur du happening et du body art.

L'exposition propose une monographie de l'artiste composées de ses principales séries, telles que ses monochromes ou encore ses Anthropométries, mais aussi des chefs-d'œuvre jamais exposés et des images rares. Les œuvres sont accompagnées de films et photos rarement exposés mais également d'un programme de performances d’illustres artistes belges et internationaux, tels que Marvin Gaye Chetwynd, Jan Fabre, Alexandra Pirici & Manuel Pelmus, Miet Warlop, Nick Steur, Andros Zins-Browne, Ian Whittlesea

Découvrez-en plus sur ces performances ici

 

 

 

Yves Klein, le théâtre du vide,
l'occasion de (re)découvrir l'œuvre de cet artiste d'avant-garde
et les nouvelles perspectives qu'il a ouvertes sur le monde de l'art.

L’œuvre d’Yves Klein révèle une conception nouvelle de la fonction de l’artiste. Celui-ci n’est jamais à proprement parler l’auteur d’une œuvre puisque, selon Klein, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air, dans la matière ou à la surface du corps de ses modèles, pour la faire voir aux autres hommes.

En conséquence, l’œuvre d’art n’est que la trace de la communication de l’artiste avec le monde : "Mes tableaux ne sont que les cendres de mon art" (in L’architecture de l’air, Conférence de la Sorbonne, 1959).

Des premiers monochromes du début des années cinquante, qui manifestent la sensibilité à l’état pur, aux "peintures de feu" de la dernière année de sa vie où l’un des quatre éléments exprime sa force créatrice sous la direction de l’artiste, c’est la réalité invisible qui devient visible. La réduction des couleurs au bleu fait jouer à la matière picturale le rôle de l’air, du vide, duquel, pour Yves Klein, naissent la force de l’esprit et l’imagination. Enfin, la "technique des pinceaux vivants", ou "anthropométrie", revient à laisser au corps humain le soin de faire le tableau, mettant ainsi l’artiste en retrait.

Source : Centre Pompidou
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VIDEO - Yves Klein, performance, 1960

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