Violences envers les femmes : comment sortir d’une relation abusive ?

Saviez-vous qu’en moyenne, deux femmes britanniques sont tuées par leurs compagnons tous les sept jours ? En Belgique, chaque année, plus de 45.000 dossiers sont enregistrés par les parquets. Découvrez à travers un documentaire exclusif comment réagir face à de telles situations ?

En 2010, l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes estimait qu’en Belgique, une femme sur sept avait été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex-) partenaire au cours des 12 mois précédents. La violence conjugale a coûté la vie à 162 personnes en 2013.


A lire aussi : Violences faires aux femmes : la Belgique à la traîne


 

Suis-je victime ?

Beaucoup de femmes ne prennent pas conscience assez tôt qu’elles sont victimes de maltraitance. Celle-ci commence généralement par des méthodes très subtiles. Et souvent, au début d’une relation, on peut voir cela comme touchant :

  • Vous envoyer des SMS pour savoir où vous êtes et ce que vous faites. On peut très vite se sentir obligé de justifier tous ces déplacements
  • Commenter ce que vous portez
  • Critiquer vos gestes

Au début, c’est de la violence psychologique. A partir de là, on peut arriver à de la violence physique, voire de la violence sexuelle.

(Brydget symmons)

Arrivé à ce stade, le harcèlement va s’intensifier. Un abuseur essaiera d’isoler sa victime en la faisant se retourner contre sa famille et ses amis. Si on laisse faire, on peut se retrouver dans des situations où la victime est perdue sans l’agresseur.


►►► A lire aussi : Au moins 13 féminicides en Belgique en 2021


 

Se faire aider est essentiel

Prendre la décision de quitter le domicile n’est jamais facile à prendre. Une personne peut être abusive 10% du temps et merveilleuse les 90% restants.

Si vous voulez sortir d’une relation toxique et dangereuse, il est essentiel de se faire aider. Il existe des associations qui pourront vous aider et vous amener à vous poser les bonnes questions :

  • Avez-vous peur ?
  • Craignez-vous ce qu’il pourrait faire si vous ne lui obéissez pas ?
  • Avez-vous peur pour vos enfants ?
  • Avez-vous un ami de confiance à qui parler ?

Quelques sites utiles

Si vous décidez de partir, comment faire ?

Et donc, les associations insistent sur un point. Conseiller à quelqu’un de quitter le domicile est très grave. Il faut être conscient que l’abuseur n’abandonnera pas facilement "sa victime"

Quelques mesures à prendre

  1. Assurez-vous que quelqu’un de confiance sait que vous voulez partir
  2. Vous pouvez contacter cette personne par SMS (une fois par semaine, par jour). Dans tous les cas, assurez-vous que l’on veille sur vous.
  3. Convenez d’un code avec vos proches pour qu’ils appellent la police
  4. Ayez toujours un téléphone portable chargé
  5. Si vous sentez qu’une dispute peut éclater. Evitez la cuisine et le garage. Votre agresseur peut y trouver des " armes " potentielles
  6. Ne partez pas sans point de chute.
  7. Ayez un plan pour vous et vos enfants. Exemple. Ayez un sac prêt chez des voisins, des amis, de la famille.
     

En résumé : planifiez. Sachez où aller et que faire quand vous partirez


►►► A lire aussi : Les violences envers les femmes augmentent depuis la pandémie


 

Que dois-je emmener avec moi ?

  1. Assurez-vous d’avoir tout ce dont vous avez besoin : effets personnels, vêtements
  2. Votre portable
  3. Prenez les documents importants pour vous et vos enfants : Sécurité sociale, documents bancaires…
  4. Economisez de l’argent petit à petit pour que l’agresseur ne s’en rende pas compte.
  5. Si vous avez des enfants emportez leurs jouets préférés

Et après ?

La police conseille de rester très prudent et vigilant après avoir quitté l’abuseur. Très souvent, il va vouloir garder le pouvoir sur sa victime. Il essaiera de lui parler, de la suivre, de la harceler.

Il convient donc de prendre quelques précautions :

 

  1. Ayez une adresse mail confidentielle
  2. Changez de numéro de téléphone
  3. N’utilisez pas les comptes bancaires communs
  4. Coupez la localisation de votre portable
  5. Si vous travaillez partez à des heures différentes pour dérouter votre abuseur et pensez à varier votre itinéraire.
  6. Pensez à modifier vos mots de passe et vos paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux.

►►► Retrouvez tous nos documentaires


 

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK