Une suppression des provinces est-elle possible ?

Une suppression des provinces est-elle possible ?
Une suppression des provinces est-elle possible ? - ©

La suppression des provinces est de nouveau à l’ordre du jour. Des changements ont déjà eu lieu au sein des provinces. Serait-il réaliste de les supprimer complètement ? La Fédération Wallonie-Bruxelles a-t-elle les épaules suffisamment larges pour gérer les matières dévolues actuellement aux provinces ?

La question de la suppression des provinces revient épisodiquement et n'est pas neuve. Par exemple, dans les années 1990, Jean-Claude Vankovenberghe évoquait déjà la disparition des provinces. Dans le même temps - ça peut paraître contradictoire - pour transformer l'organisation de l'enseignement, Philippe Busquin et Elio Di Rupo proposaient de confier l'ensemble de l'enseignement technique et professionnel du réseau officiel aux provinces. Depuis, l'avenir des provinces suscitent des débats dans tous les partis mais sans rien trancher.

 

Changements et liftings

Au fil du temps, on a resserré les compétences propres et les attributions des provinces. Quant au nombre de conseillers et de députés provinciaux il a, lui, été revu à la baisse. A Liège et dans le Hainaut, le conseil provincial ne comptent plus que 56 membres au lieu de 84 auparavant.

Pour les détracteurs des provinces, notamment après le début de l'affaire Publifin, il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite. Le problème évident des provinces, c'est qu'elle n'ont pas de visibilité. Elles se retrouvent coincées entre le fédéral, les régions, les communautés, les communes et même les intercommunales. Pourtant, les provinces s'occupent - entre autre - d'enseignement, de culture, de sport ou encore de prévention en matière de santé. Des compétences également gérées par la Fédération Wallonie-Bruxelles se qui renforcent l'idée d'une certaine redondance et de doublon qui coûte cher.

 

Des changements forts qui ne se feront pas si facilement

Les provinces, c'est tout d'abord du personnel : plus ou moins 25.000 personnes en Wallonie. En Hainaut, la province la plus importante, 10.000 personnes sont directement concernées dont plus de la moitié sont des enseignants.

Il est, donc, certain qu'il y aura des résistances mais ce n'est pas l'unique problème. Serge Hustache, PS et Président du Collège provincial en province du Hainaut, s'interroge sur la capacité actuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles à reprendre les compétences des provinces.

 

Marc SIRLEREAU

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