Une école pas comme les autres, le SNARK

Une école pas comme les autres, le SNARK
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Une école pas comme les autres, le SNARK - © Tous droits réservés

Fondé il y a plus de quarante ans au Bois du Luc près de la Louvière, par quelques intellectuels illuminés et généreux, gonflés d’utopie et inspirés par l’altruisme, le Snark, destiné aux enfants perdus dans le système scolaire, est plus que jamais debout ! 

Le SNARK, école et institution en gestion collective, accueille les enfants en déshérence scolaire.

Ils sont aujourd’hui une trentaine à vivre sur place dans un internat où, dans la lignée de la thérapie institutionnelle, c’est aussi le fait de vivre ensemble qui prend figure de soins.

Cette école et institut prit la forme du petit animal mystérieux de Lewis Carol que l’on ne trouve jamais et qui nous échappe toujours mais que Jean-Luc Outers, Yves Depelsenaire, Jacques Velgues et Béatrice Wauters parmi d’autres autres fondèrent dans les pas de leurs rêves à l’aube de leur âge adulte. Ils nous livrent ici leurs souvenirs marquants.

L’occasion aussi de faire une visite guidée avec Guy Pirard, ancien directeur du Snark, toujours actif dans l’institution et de rencontrer les hôtes actuels de cette école particulière.

Jean-Luc Outers écrivit dans De jour comme de nuit, un roman paru chez Actes Sud, des échos de cette aventure chaotique.

 

Une réalisation de Pascale Tison, Par Ouï-dire

De jour comme de nuit, de Jean-Luc Outers (Ed Actes Sud)

Sur fond de mutations politiques et sociales, le parcours croisé de trois étudiants pris dans les grandes utopies des années 1970, qui verront converger leur désir d'engagement et leur revanche personnelle sur une adolescence contrariée dans le projet de création d'une école alternative, ouverte aux adolescents en rupture scolaire.


Extraits...


"L’ouverture de l’école des Sept-Lieues se déroula, comme prévu, le 1er septembre, date fixée par le ministère pour la rentrée scolaire, une journée spéciale, cela va sans dire, que, pour rien au monde, chacun, qu’il figurât ou non à l’horaire, n’aurait voulu manquer. L’émotion était palpable quand ils se retrouvèrent le matin à huit heures devant la bâtisse enveloppée d’une brume légère qui lui donnait des allures de maison hantée. Ils n’en croyaient pas leurs yeux de se retrouver là tous ensemble après deux années de palabres et de démarches, non pour participer à une réunion de plus, mais pour assister, en tant que témoins et acteurs, à la réalisation de leur rêve le plus fou. Lorsqu’ils s’embrassèrent pour se saluer, certains avaient les larmes aux yeux."


"Un monde, en effet, séparait Bruxelles et La Louvière qu'un cataclysme semblait avoir détachée de la terre ferme pour l'envoyer à la dérive, créant une fracture entre les deux villes espacées de soixante kilomètres à peine.Même les bourgeois, pensait César, avaient largué le luxe de leurs villas, fuyant cette terre hostile. Et lui et ses camarades, le plus sérieusement de monde, par un mouvement de balancier, rêvaient de réinvestir les lieux pour quelque cause humanitaire, allumant une bougie dans la nuit."

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Pour aller plus loin...

VIDEO - Documentaire de François Xavier Drouet

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