Un marché immobilier stable mais toujours difficile d'accès

Un marché immobilier stable mais toujours difficile d'accès
Un marché immobilier stable mais toujours difficile d'accès - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Publication de l'indice Trevi hier, le marché immobilier se porte bien en Belgique, et le mot-clé, c'est " stabilité ".

C'est en tout cas le mot qu'utilise le patron du réseau Trevi, Eric Verlinden, pour résumer la situation sur le marché immobilier belge. Stabilité en termes de nombre de transactions au premier trimestre après une excellente année 2016. Stabilité aussi pour les prix, même si l’indice Trevi fait apparaître une augmentation de l'ordre de 2% et demi en base annuelle, à peu près donc au même niveau que l'inflation.

On évoque régulièrement un accès plus difficile au crédit hypothécaire pour les candidats acheteurs mais, apparemment, ça n’a pas d'impact sur le dynamisme du marché. En réalité, ça fait plusieurs années déjà que les banques demandent un apport personnel plus important aux candidats acheteurs alors même que les prix de l'immobilier augmentent. Et effectivement, ce durcissement ne réduit pas le nombre des transactions, ni les prix. En revanche, il y a un impact sur "qui" achète un bien immobilier. De plus en plus de Belges relativement fortunés achètent des biens immobiliers pour les mettre ensuite en location. Et donc, effet des vases communicants, il y a aussi moins de ménages qui achètent leur logement, peut-être parce que l'immobilier est devenu très cher, voire trop cher, et que l'accès au crédit hypothécaire est moins facile qu'il y a 10 ans.

La rentabilité d'un investissement immobilier est autour de 3% brut par an, très variable selon le type de bien, sa qualité, sa situation et le prix d'achat

 

Michel GASSEE

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