"Un braqueur n'est pas un terroriste. C'est important !"

"Un braqueur n'est pas un terroriste. C'est important !"
"Un braqueur n'est pas un terroriste. C'est important !" - © Tous droits réservés

Un constat, ce matin, Bart De Wever n'a pas - mais alors pas du tout droit aux honneurs de la presse !

Un homme - sous emprise - dans sa voiture. Repéré par les forces de l'Ordre. Roule trop vite. Brûle un feu. Finalement, intercepté, il est arrêté sans résistance.

Des armes dans le coffre. Un bidon rempli d'on ne sait trop quoi. Il y a de quoi penser au pire. De quoi penser oui. D'autant, admet l'Avenir, qu' " au final, ce qui différencie le grand banditisme du terrorisme, ce n'est jamais que la motivation... "

Mais la réaction d'un homme politique. La réaction des médias. Ça, c'est autre chose. Nous, média, nous nous devons de vérifier. De nuancer. De ne pas pratiquer l'amalgame. Un braqueur n'est pas un terroriste. C'est important. L'équilibre mental de la Société en dépend.

Eux, homme politique, se doivent aussi d'être prudent. Le principe de précaution. Alerter pour éviter un plus grand dégât.

" Ce principe, il n'est efficace que s’il est retenu avec discernement ", explique le SOIR.
Pour parvenir à contenir les risques, il faut qu'il soit évalué de façon crédible. Comme les mesures qui lui sont opposées. Il faut aussi que chacun - le public, vous, nous, puissions adhérer au discours tenu sur la pertinence de la menace... Sans quoi, ces mesures de sécurités ce ne sont que des contraintes, pas des boucliers !

Pour le dire encore plus simplement, le Morgen utilise une image tout simple : " il est des moments où il vaut mieux garder le doigt sur la bouche. " Bart de Wever lui a choisi de communiquer. Vite. Contre l'avis du parquet. Oh, c'est vrai, il n'a pas dit le mot qui commence par un " T " et se termine en " isme ". Il n'a pas dit le mot en A.

Non, mais chacun, en le voyant arriver à son pupitre les a entendus ces mots quand il a remercié les forces de l'ordre. Quand il a dit " tout ce qui auraient pu se produire... "

" Des autorités, ces temps-ci, on doit pouvoir attendre la plus grande prudence ", dit le Laatste Nieuws. " Qu’elles nous communiquent ce dont elles sont sûr. Et pas tellement à cause de l'issue de cet incident anversois "... Non, la presse le souligne...
Et si, en effet, l'homme à la voiture rouge. L'homme au feu de circulation, l'homme ivre avait des plans funestes. Et s'il avait eu des complices.

 

C'est aujourd'hui les 60 des traités de Rome, l'Anniversaire de l'Europe !

Mais à 60 ans, avec la perspective de se lancer dans une procédure de divorce mercredi prochain, il n'est pas très amusant cet anniversaire. " Comment rebondir ", se demander le Vif. " L'Europe ne tient qu'à un fil ", constate l'Obs.

Et si dans la presse européenne, Emmanuel Macron assure qu'on ne peut pas être timidement européen. On doit bien l'admettre, personne n'a envie de chanter "Happy Birthday Europe"
Pourtant, elle tourne ! L'Europe. " Projet extraordinaire " dit la libre. Extraordinaire, malgré tout. Même si le contexte actuel ne pousse pas à l'optimisme béat.

Et que le figaro écrit " L'Europe en état d'alerte... " Pas au sujet de son organisation, non. A cause de ce que le quotidien en titre appelle le terrorisme islamiste.

L'Europe va mal. Oui. " Ses citoyens ne perçoivent pas ce qu'elle apporte ", reprend la libre.
L'Europe va mal, aussi, car elle ne parvient pas à dégripper sa machine. Tensions croissantes entre état membre, entre capitale, entre institutions. L'Europe va mal parce que ses dirigeants se comportent en gestionnaires plutôt qu'en visionnaires.

S'ils n’y prennent pas garde, l’Union deviendra insignifiante. Ce serait le moins pire.
S'ils n'y prennent pas garde, l'Union pourrait surtout se déliter avec les risques qu'on peut imaginer pour ce continent qui a connu tant de guerre.

L'idéal d'Europe. Le mythe d'aurore, il est extraordinaire.

Alors, ceux qui ont du pouvoir.

Alors ceux qui n'en ont pas d'autres que leur vote, nous, " il nous appartient ", conclut la libre, " de ne pas dilapider ce projet mais bien de le faire fructifier. "

Ici, le soleil brille pour tous. Et on y croit.

 

Nicolas VANDENSCHRICK

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK