Les Trophées des Belges du Bout du Monde 2018 : les lauréats sont...

Les Trophées des Belges du Bout du Monde 2018 : les lauréats sont...
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Les Trophées des Belges du Bout du Monde 2018 : les lauréats sont... - © Tous droits réservés

Les Trophées des Belges du Bout du Monde étaient de retour pour une troisième édition et récompensaient celles et ceux qui font la renommée de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’étranger en y travaillant et en s’investissant dans des initiatives novatrices et émergentes. Ces "Belges du bout du monde", qui font souvent des merveilles à l’étranger, participent à la promotion de l’image de la Belgique dans le monde. Trois domaines étaient, cette année, représentés : innovations (économique et/ou technologique) - culture et art de vivre - solidarité.

Voici les 3 projets sélectionnés après les votes des auditeurs, internautes et délibérations de nos différents jurys...

Catégorie « Innovations technologique et/ou économique »

 

Le prix "Innovations" récompensait une société belge ayant investi à l’étranger pour y créer de l’emploi et/ou de la valeur ajoutée ayant des retombées positives dans le pays où elle est implantée ou un individu ou une start-up ayant développé un projet technologique novateur visant à l’amélioration du bien-être de l’humanité.

"Eko-Kaza" & Jean-Michel Alexandre + Arthur Besse (Madagascar)

La technique Super Adobe, la terre compressée, comme moyen écologique et économique de construction.

Eko-Kaza est une société malgache dirigée par Jean-Michel Alexandre, notre belge du bout du monde, et Arthur Besse. Ils se rencontrent lors d’une formation à Ampefy en mai 2014 en superadobe (technique de construction de terre). Animés du même désir d’une vision différente pour notre avenir, basé sur les principes de la BLUE ECONOMY de Gunter Pauli, ils décident de créer cette société afin de promouvoir la construction sur base de cette technique. Elle consiste à compresser de la terre dans des sacs (riz, oignons, ...) afin d’en faire des murs avec les avantages d’avoir la ressource directement sous nos pieds, d’avoir des réductions de coûts, de construire des bâtiments bio thermique (fraicheur), de ne pas avoir besoin de machinerie et de faire appel à la main d’œuvre locale.

En 2017, ils ont construit les murs d’une école de 600 m2 tout en donnant des formations aux habitants de l’île de Nosy Faly. Et cette année, sur cette même île, ils sont en charge de la construction d’une villa. Tous leurs projets sont abordés avec une vision sur l’économie durable : les boutres à voiles sont utilisées pour amener le matériel sur l’île, l’énergie électrique est fournie par l’énergie solaire et ils n’utilisent pas de machines lourdes. Les matériaux sont locaux (terre pour murs, feuilles pour toiture, bois pour la charpente acheter avec une société qui replante des arbres, chaux pour les finitions...). L’objectif futur est de développer l’île en mettant l’emphase sur cet immobilier écologique et de faire vivre une vingtaine de familles avec un revenu convenable sur ces projets.

Catégorie « Culture et Art de Vivre »

 

La catégorie "Culture et Art de Vivre" récompense un artiste, une œuvre, une initiative favorisant les échanges entre la Belgique et l’étranger ou mettant en valeur la mode, l’architecture ou la gastronomie belge à l’étranger, tout en privilégiant les échanges avec les populations locales.

" Made in Rwanda pour l'Afrique " & Simon Hupperetz + Félix Sempoma (Rwanda)

L’espoir de voir émerger une équipe Continentale de cyclisme au Rwanda pour la saison cycliste 2019.

Simon Hupperetz (coach cycliste belge de 29 ans, originaire de Malmedy, expatrié au Rwanda) et Félix Sempoma (entraîneur de l'équipe nationale de cyclisme du Rwanda) forment un duo complémentaire. Leur collaboration dans ce projet symbolise le point de rencontre entre d’une part, l’expérience du cyclisme européen et de l’autre, le

dynamisme d’un cyclisme africain athlétique. Ces deux amis sont convaincus que le développement à long terme du sportif passe par l’éducation et la formation. L’approche du cyclisme dans sa globalité qu'ils proposent tiendra compte des aspects tels que la nutrition du sportif, l’ouverture à la technologie, l’apprentissage de langues étrangères, la gestion de l’après-carrière, la transmission de valeurs d’équité et de respect mutuel. Tout en transmettant leurs valeurs communes, ils veulent inspirer les générations à venir et donner des couleurs au cyclisme mondial. Cette structure professionnelle aura la force de transformer le destin de jeunes cyclistes venus des quatre coins de l’Afrique. Disposant d’une équipe Continentale reconnue par l’Union Cycliste Internationale, le Rwanda s’ouvrira encore d’avantage à l’Afrique et au cyclisme mondial.

Catégorie « Solidarité »

 

Le prix " Solidarité " vise à récompenser un projet concret qui participe à la construction d’un monde meilleur et d’une société plus juste.

" École des savoirs de la Forêt vivante d’Amazonie " & Sabine Bouchat (Equateur)

La prise de conscience des vraies nécessités de la vie et le changement radical de nos relations avec la nature indispensables pour assurer un futur aux générations à venir.

Le peuple de Sarayaku, situé en plein cœur de l'Amazonie équatorienne, où Sabine Bouchat vit depuis 1987, est connu pour sa persévérance dans la défense de sa vie et de son environnement. Le groupe "Atayak" y met en œuvre un vaste programme pour la préservation, la valorisation et la transmission des savoirs ancestraux dont l'école des savoirs de la forêt vivante: Tayak Wasi. Créée en 1994 par Sabine et les parents d'une 50ne d'élèves, elle applique et investigue des pédagogies innovantes basées sur la biculturalité, la combinaison des savoirs de la forêt et la préparation à affronter le monde globalisé. Elle est devenue un étendard dans la pratique de l’enseignement kichwa en Equateur et est également engagée dans des échanges avec des écoles de la FWB.
Elle s'intègre dans la lutte globale de Sarayaku à faire reconnaitre son territoire Kawsak Sacha – Forêt vivante, consciente et sujet de droits - à y faire respecter son droit à une éducation propre, à y développer ses propres projets. " Tous les éléments de la Terre Mère, la Pachamama, forment un tout indivisible dont l’humain n’est qu’une partie, un équilibre qu’il faut protéger et non une source de richesses à épuiser. " : le message du Kawsak Sacha est aujourd'hui diffusé mondialement dans les conférences internationales où les savoirs des peuples autochtones commencent enfin à être pris en considération.

Pour découvrir les autres finalistes de cette édition, suivez ce lien

Retrouvez quelques confidences livrées par Alex Vizorek, Eric Boschman, Eddy Merckx, Charlotte Dekoker, Anne Laudisoit & co...

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