Surmonter ses peurs grâce à la sophrologie et à l'hypnose

Notre époque a un côté plutôt anxiogène. Des outils existent pour nous offrir un chemin vers la sérénité et nous accompagner dans la gestion de nos peurs.

Françoise Bidart, spécialiste de la sophrologie et de l'hypnose, distingue deux types de peur : les peurs bien réelles au quotidien et les peurs anticipatives de choses qui pourraient arriver dans le futur. Au niveau du corps, ces dernières agissent comme si elles étaient déjà là, parce que le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire.
 

La sophrologie reconnecte notre force intérieure

Françoise Bidart déplore la survalorisation de l'intelligence rationnelle aux dépens de l'intelligence corporelle. Le corps doit revenir notre ami. Il faut réaligner l'intelligence corporelle, émotionnelle, intuitive, et chapeauter le tout par l'intelligence rationnelle, pour ainsi redevenir un tout et mieux réagir aux vrais problèmes qui surviendront.

La sophrologie permet de revenir à l'instant présent pour retrouver le bien-être au niveau du corps, quel que soit le type de peur. Elle permet ensuite de gérer nos émotions grâce à des techniques de futurisation : nous nous projetons  dans le futur et nous nous préparons mentalement à être comme nous aimerions être dans un moment du futur.

Nous ne voyons pas du tout le monde tel qu'il est mais tel que nous sommes. Si nous nous réveillons de bonne humeur, confiant dans les autres, nous allons pomper dans la journée des faits qui vont renforcer cette vision-là. Et inversement. La sophrologie va reconnecter notre force intérieure pour nous permettre de mieux rebondir. 
 

Changer l'inconscient par l'hypnose

Parfois cela ne suffit pas et c'est l'hypnose qui est intéressante. Françoise Bidart pratique l'hypnose PTR - l'hypnose post-traumatique conversationnelle stratégique. Elle permet de travailler des souvenirs difficiles en gommant dans le cerveau ce qui nous a posé problème et en y mettant autre chose à la place. Pour le cerveau, cela va devenir la réalité, tandis que l'inconscient va pouvoir continuer son travail de nettoyage. Nous aurons plus de recul par rapport à nos peurs.

Nos peurs peuvent venir de bien loin, sans que nous sachions d'où exactement. Nous avons peur mais nous ne savons pas de quoi ni pourquoi. Le cerveau amnésie quelque chose qui est trop difficile à vivre, pour mettre l'émotion de côté et pouvoir survivre : c'est la protection hypnotique. 

L'hypnose permet de faire le lien vers les événements déclencheurs. Le praticien et le patient vont ensuite changer une petite chose au niveau de l'inconscient, qui est enfin entendu et peut continuer son travail d'auto-réparation : c'est le processus autonome de guérison.

Il est normal d'avoir peur, mais la vie doit rester confortable. Le seuil de tolérance de chacun varie. "Chaque personne est unique et le praticien doit être dans l'artisanat, dans le spécifique de chaque personne."

Ecoutez l'entretien avec Françoise Bidart et retrouvez-la sur le site Sophrobel

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