Sortir du burn-out grâce à ses ancêtres ?

Sortir du burnout grâce à ses ancêtres?
Sortir du burnout grâce à ses ancêtres? - © Tous droits réservés

Sophie De Baets est économiste de formation. Pendant 20 ans, elle va travailler dans le milieu industriel. Avec une seule envie : réaliser des choses. Et puis : c’est le burn-out.

Elle parle de son expérience dans Voyage au bout du burn-out publié aux éditions l’Harmattan.

 

J’ai passé 20 ans à m’épuiser

Sophie est rentrée dans cette société à 29 ans. Elle va travailler avec celui qu’elle appelle le « petit suzerain ». Un chef manipulateur qui en veut toujours plus. Lentement, mais sûrement, il va réveiller en elle les éléments qui mène au burn-out.

« Je travaillais dans une société très masculine, essentiellement composée d’ingénieurs. Moi, je travaillais plutôt sur la communication. On te cantonne très vite dans un rôle de figuration. »

Nous, les ingénieurs, nous savons. Tu n’as qu’à expliquer aux gens que l’on a raison et que ça va aller. On se rend compte très vite que l’on ne prend pas en compte l’avis des gens. On ne les implique pas. On se sent comme un pion inutile.

Et petit à petit, on rentre dans une spirale de culpabilité. Et on se laisse entraîner jusqu’au craquage.

 

Un processus insidieux

La pire chose dans le burn-out, c’est que bien souvent, on le sent arriver. On les sent mais on ne va rien faire. On se pose souvent la question de savoir pourquoi on est resté aussi longtemps sans rien faire, sans réagir.

Avec des questions qui reviennent sans cesse : « Pourquoi je ne l’ai pas vu ? Pourquoi je suis allé jusque-là ? Ce sentiment empêche de remonter.

 

Plongée dans la vie de mes ancêtres

Au détour d’une consultation, on lui a demandé quelle était la place de la femme dans sa famille. Elle a commencé à fouiller dans les histoires de son passé et de ses ancêtres. Elle s’est rendue à la bibliothèque nationale à la recherche d’archives. Elle a retrouvé des lettres, des dessins, des trésors et des histoires étonnantes.

À travers un dialogue avec ses ancêtres, elle tente de comprendre ce qui l’a amenée jusqu’au burn-out. Pourquoi Antoine-Louis est-il parti combattre les Turcs en Hongrie ? Pourquoi, en plein régime de la Terreur en 1791, Godfroid appelle-t-il sa fille Victoire ? Pourquoi Céline remet-elle son âme à Dieu ?

Cette plongée dans le passé a permis à Sophie de comprendre comment ses ancêtres se sont sortis des situations difficiles dans la vie et de remettre son malaise en perspective.

Et maintenant ?

Et peu à peu va lui venir l’envie d’écrire: « Je n’avais plus de sens. J’ai dû retrouver du sens. Je me suis mise à écrire. Parce qu’écrire des phrases, c’est une manière de construire, de tisser quelque chose. »

Aujourd’hui, Sophie a complètement changé de vie et s’intéresse à la psychogénéalogie.

 

Lire un extrait

 

Les références

VOYAGE AU BOUT DU BURN-OUT

Sophie De Baets

Editions L’Harmattan

 

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