SERIE VIDEO - 'Che strano chiamarsi Ettore' (Qu'il est étrange de s'appeler Ettore)

Le cinéaste Ettore Scola
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Le cinéaste Ettore Scola - © Tous droits réservés

Décadrages vous propose un voyage dans l'univers du cinéaste Ettore Scola, en compagnie de Jean Antoine Gili, historien du cinéma et spécialiste du cinéma italien. Che strano chiamarsi Ettore (Qu'il est étrange de s'appeler Ettore), une série vidéo en trois volets, une réalisation de Jean-Louis Dupont, à découvrir ici !
 

Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Ettore Scola officiera en tant que dessinateur-caricaturiste dans une revue satirique avant de, très vite, collaborer à l’écriture, souvent collective, de scénarios pour le cinéma.

C’est ainsi qu’après avoir co-écrit, sans être crédité aux génériques, plus d’une vingtaine de scénarios (entre 1948 et 1952), Ettore Scola deviendra un scénariste reconnu qui (co)écrira plus d’une cinquantaine de scénarios pour, entre autres, Antonio Pietrangeli, Mauro Bolognini, Mario Monicelli, Nanni Loy et surtout Dino Risi…  avec, pour partenaires d’écriture, les célèbres (en Italie) Age e Scarpelli, Metz e Marchesi, et Ruggero Maccari.

Une fois passé à la réalisation, en 1964, avec Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes), Ettore Scola réalisera plus de 25 longs-métrages, développant rapidement cet art singulier de comédies socio-historiques, qui lient intimement l’histoire de ses personnages avec l’Histoire de l’Italie. 

Membre du parti communiste, Ettore Scola tournera également des documentaires pour le Parti (par exemple Trevico-Torino: viaggio nel Fiat-Nam) et sera même, en 1989, désigné 'Ministre de la Culture' d'un cabinet fantôme formé par les dirigeants communistes italiens opposés au changement de politique (et au changement de nom) du parti communiste.

Par ailleurs, Ettore Scola sera aussi adepte des coproductions franco-italiennes, loin de tout folklore, avec des films tels que : La Plus Belle Soirée de ma vieLa Nuit de Varennes ou encore Le Voyage du capitaine Fracasse. 

Certes très sensible au mélange du grotesque et du réalisme, ce serait néanmoins réducteur d’y voir une sorte de 'marque de fabrique'. En effet, soucieux de se confronter à l’Histoire et au réel, Ettore Scola considérait ses films, à juste titre (comme d’ailleurs une bonne partie des " comédies à l’italienne " des années 50 et 60), comme le prolongement, l’humour en plus, du néo-réalisme dont il était un fervent adepte et fin connaisseur.
 

Peut-être pourrait-on résumer la " méthode " Scola en soulignant la manière, sur le fond, de toujours lier les petites histoires à l’Histoire et, sur la forme, de beaucoup jouer sur les temps courts et les espaces clos (la marque d’un véritable auteur),…  le tout en s’adressant toujours au public le plus large possible.

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Che strano chiamarsi Ettore (Qu'il est étrange de s'appeler Ettore), une série vidéo en trois parties

L'invité de Décadrages est Jean-Antoine Gili.

Il est à la fois universitaire, historien du cinéma (spécialiste du cinéma italien), critique à la revue Positif, délégué général du festival du cinéma italien d’Annecy (dont il a été l’un des fondateurs), et auteur de nombreux ouvrages dont (sans être exhaustif) :

Francesco Rosi : cinéma et pouvoir, Cerf, 1977                                                  
Le cinéma italien, UGE, 1978                                                                             
Le cinéma italien 2, UGE, 1982                                                                           
La comédie italienne, Henri Veyrier, 1983                                                   
L'Italie de Mussolini et son cinéma, Henri Veyrier, 1985                                           
Paolo et Vittorio Taviani : entretien au pluriel, Actes Sud, 1993                           
Nanni Moretti, Gremese, 2001                                                                         
Luigi Comencini, Gremese, 2003                                                                        
Ettore Scola : une pensée graphique, Isthme éditions, 2008                       
Marcello Mastroianni, La Martinière, 2016, 192 pages.

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Filmographie sélective d'Ettore Scola

1964 : Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes)             
1973 : Trevico Torino 
1970 : Dramma della gelosia (Drame de la jalousie)                                     
1974 : C'eravamo tanto amati (Nous nous sommes tant aimés)                        
1976 : Brutti, sporchi e cattivi (Affreux, sales et méchants)                         
1977 : Una giornata particolare (Une journée particulière)                               
1980 : La terrazza                                                                                                  
1982 : La Nuit de Varennes                                                                             
1987 : La famiglia                                                                                           
1989 : Splendor                                                                                                  
1998 : La Cena (Le Dîner)                                                                                  
2003 : Gente di Roma                                                                                      
2013 : Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini (Qu'il est étrange de s'appeler Federico)

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