[Série Armistice : épisode 1] Comment finir la guerre ?

De 1916 à 1918, de nombreuses tentatives de mettre fin au conflit ont lieu en coulisse. Les socialistes, le pape Benoît XV, des intellectuels, certains hauts personnages... Beaucoup vont essayer vainement d’enrayer le conflit.

Mais, avant d’entamer des pourparlers sérieux, chacun veut emporter une victoire militaire significative pour être en position de force. Au printemps 1918, débarrassés des Russes et avant que les Américains n’interviennent massivement, les Allemands tentent de rejeter les Britanniques à la mer et ainsi forcer les Français à négocier. Ce sera un échec. La contre-offensive alliée, par contre, acculera les empires Centraux à demander l’armistice.

The Belgian Touch 

L’une des tentatives de paix les plus prometteuses est le fait d’un officier de l’armée belge, Sixte de Bourbon-Parme. Beau-frère de l’empereur d’Autriche-Hongrie, il jouit de la confiance d’Albert Ier et est idéalement placé pour jouer les bons offices entre les Alliés et la double monarchie. Charles Ier, le jeune empereur autrichien – catholique fervent et donc sensible aux admonestations du Pape – désire d’autant plus hâter la fin de la guerre qu’il sait son armée et son empire au bord de la rupture. Il se fait fort de convaincre son encombrant allié, l’empire d’Allemagne, de rendre à la France l’Alsace-Lorraine et de libérer la Belgique, préalables incontournables à toute possibilité de paix. Plusieurs rencontres secrètes se dérouleront en Suisse mais elles échoueront, comme toutes les autres du même genre.

Avec Vincent Genin, historien, chercheur à l'ULiège et à la KULeuven.

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