Retour sur le parcours de Bernard Lavilliers, tête d'affiche du festival Esperanzah!

Retour sur le parcours de Bernard Lavilliers, tête d'affiche du festival Esperanzah!
Retour sur le parcours de Bernard Lavilliers, tête d'affiche du festival Esperanzah! - © Tous droits réservés

Chaque jour Nicolas Buytaers vous partage dans Jour Première l'un de ses coups de coeur culturel: livre, BD, musical... Cette fois-ci, Nicolas Buytaers a choisi de nous tirer le portrait de Bernard Lavilliers, la tête d'affiche du festival Esperanzah! qui ouvrira ce samedi 4 août ses portes à l'Abbaye de Floreffe.

Bernard Lavilliers est né le 7 octobre 1946 à  Saint-Etienne sous le vrai nom de Bernard Ouillon. Sa mère est institutrice et son père un ancien résistant devenu syndicaliste puis directeur des ressources humaines dans une entreprise d’armement. Sa jeunesse est mouvementée entre la boxe, un séjour en maison de redressement et son inscription au Parti Communiste.

Pour Bernard le chanteur tout commence en 1968 avec un premier disque et un tube pour l’époque, intitulé " La frime ".  Dans son style, on retrouve du Ferrat et du Ferré et dans la voix aussi. Les années 70 sont synonymes de succès avec autant d’albums mélangeant les styles… allant du rock au funk en passant par des rythmes tropicaux.

Les années 80 sont, elles, synonymes de voyages et de transformation. En secondes noces, il épouse la bodybuildeuse Lisa Lyon. C’est elle qui suggère à Bernard de sculpter son corps et d’en faire un baroudeur aventurier. Lui, de son côté, il accumule les tubes… avec un regard plutôt sombre et cynique sur le monde !

Artiste engagé, quand Bernard Lavilliers ne chante pas l’apartheid, il lutte aux côtés des ouvriers pour de meilleurs conditions de travail, il soutient les métallos d’Arcelor Mittal à Florange mais aussi le chef Raoni et les Amérindiens. Il se produit pour les altermondialistes et s’est toujours revendiqué anarchiste.

En 2017, Bernard Lavilliers a sorti son 22e album studio, "5 minutes au paradis". Un album plus que jamais marqué par l’actualité avec les attentats de Paris et la crise migratoire. Un album qui se conclut quand même par une touche d’espoir et cette phrase : " Plus la vie croit en la vie, plus s’efface la douleur… "

Bernard Lavilliers sera à découvrir en concert ce samedi 4 août à 22H30 et la chronique de Nicolas Buytaers est à (re)découvrir ci-dessous.

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