Résultats d'une étude sur le taux d'emploi des séniors

Trop peu de seniors ont encore une activité professionnelle en Belgique, le constat n'est pas neuf mais une étude économique de l'UCL et de l'université de Gand, qui va être dévoilée à l'occasion d'un colloque ce matin, montre que les principales mesures prises depuis une quinzaine d'années pour augmenter le taux d'emploi des seniors n'ont pas eu d'impact significatif.

Baisses ciblées des cotisations sociales, crédit-temps de fin de carrière, âge de la retraite repoussé pour les femmes pour ne parler que des mesures les plus importantes... Au bout du compte, c'est le constat de Bruno Vander Linden, économiste à l’Ires, l'Institut de recherches économiques et sociales de l'UCL, ces mesures n’ont pas permis d'augmenter significativement et durablement le taux d'emploi des 50 ans et plus.

Autre décision politique qui a fait l’objet d’une analyse, la décision de reculer l’âge légal de la retraite pour les femmes de 63 à 64 ans au 1er janvier 2006. Là aussi, l’impact a été très limité selon Muriel Dejemeppe, économiste à l’Ires.

Alors, que faut-il faire pour que les seniors restent à l’emploi ou qu'ils puissent en retrouver un s’ils sont au chômage ? Ce n’était pas l’objet cette étude-ci mais c’est évidemment un dossier que Bruno Vander Linden connaît bien. L'économiste de l'Ires précise d’ailleurs d’emblée qu’il n’y a pas de certitudes absolues mais des pistes d’explication qui s'appuient sur un constat : le coût du travail de beaucoup de travailleurs seniors est supérieur à leur productivité. Il faudrait donc, dit-il, agir simultanément sur le coût du travail des seniors et améliorer leur productivité avec des formations tout au long de la vie

 

Michel GASSEE

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