Qui sera le Trends Manager de l'Année 2021 ?

Qui succédera le 12 janvier à Fabien Pinckaerts, ancien CEO de ODOO ?

Chaque année, un jury professionnel, composé de journalistes de Trends-Tendances et de spécialistes des milieux économiques et financiers, se réunit pour désigner les finalistes. Nouveauté pour cette édition: seuls cinq finalistes ont été sélectionnés.

Le lauréat sera connu le mercredi 12 janvier 2022.

C’est à vous de décider ! 

Jusqu’au 8 décembre, participez à la désignation du Manager de l’Année 2021

VOTEZ pour votre candidat favori ICI

Les 5 nominés :

Sébastien Dossogne, CEO de MAGOTTEAUX

Après en avoir été le CFO et CSO, Sébastien Dossogne est, depuis 2015, CEO d’une entreprise peu connue mais pourtant leader mondial dans les solutions d’optimisation des processus de broyage pour diverses industries.

L’entreprise est présente dans 27 pays, dispose de 14 lignes de production et trois joint-ventures (une en Afrique du Sud et deux en Chine) pour un marché de plus de 150 pays. “ Magotteaux est une entreprise dont l’internationalisation remonte aux années 1990."

Les derniers mois ont en tout cas été éprouvants pour Magotteaux, mais l’entreprise est aussi solide que les pièces d’usure haute technologie qu’elle produit, destinées à des industries telles quenles mines, les cimenteries, les carrières ou le recyclage de matériaux de construction et de métaux.

" On se focalisera dans l’avenir sur un management où on laissera
aux gens le choix du chemin à suivre pour atteindre les objectifs.

Frédéric van Gansberghe, CEO et fondateur de GALACTIC

Etudiant, il rêvait déjà de casser du sucre pour en sortir l’acide lactique, molécule que l’on retrouve dans l’alimentation mais aussi dans la fabrication de bioplastique. Son entreprise, Galactic, est devenue un des deux leaders mondiaux de l’acide lactique.

L’ancien élève de l’école Decroly se passionne pour cette molécule aux propriétés multiples. “J’étais tombé sur des recherches effectuées dans les années 1920 par des chercheurs qui expliquaient que l’on pouvait polymériser cette molécule pour en faire un plastique biodégradable.” C’est dit, Frédéric van Gansberghe veut créer une alternative au polyéthylène et au plastique d’origine fossile.

Le manager d’aujourd’hui doit accepter de déléguer davantage, observe Frédéric. Nous nous orientons vers un management plus permissif. Et grâce aux moyens digitaux, nous pouvons réaliser facilement des “ coups de sonde ” et avoir une bonne vision d’ensemble, sans devoir être nécessairement partout.

"Grâce au covid, nous avons gagné en efficacité. Je peux, en un jour, avoir 15 réunions avec des gens aux quatre coins du monde. ”

Jean-Luc Maurange, CEO du groupe JOHN COCKERILL

Le groupe d’ingénierie industrielle s’est positionné sur “ les besoins de demain ” en anticipant les investissements dans le solaire, la mobilité verte ou l’hydrogène. 

Présent dans le groupe depuis 2013, Jean-Luc Maurange en a pris la direction en 2018. L’entreprise s’appelait encore CMI et un an plus tard, elle se rebaptisait John Cockerill. Ce 'rebranding' semble être un succès tant en interne que vis-à-vis des clients. “C’est un retour aux sources, à l’essence de la société fondée par John Cockerill pour répondre par le développement de produits industriels à un mouvement comparable à celui d’aujourd’hui, souligne le CEO du groupe.

Le groupe s’est développé dans quatre secteurs : industrie, environnement, énergie et défense. Ce dernier amène un tiers du chiffre d’affaires. Toutefois, Jean-Luc Maurange nuance : “Nous ne sommes pas une entreprise d’armement, mais un développeur électronique de haut niveau, un spécialiste de l’intelligence artificielle et du traitement de données, notamment pour le secteur de la Défense."

“ Un bon manager, c’est d’abord quelqu’un qui sait s’entourer et écouter, tant en interne qu’en externe, estime Jean-Luc Maurange.”  Ses équipes, ce manager ne doit pas seulement les écouter mais aussi leur donner les moyens d’atteindre les objectifs assignés. “ Quand on parle des moyens, on pense souvent aux effectifs et aux capacités d’investissement. Mais il y a un troisième élément qu’on oublie souvent dans les entreprises : le temps."

Philippe de Moerlose, CEO de SDA HOLDING

Après avoir débuté en Afrique, puis prospéré au Benelux et au Royaume-Uni, Philippe de Moerloose se lance à l’assaut des Etats-Unis, pour poursuivre une aventure entamée en 1991.

Le groupe SDA vient de fêter son trentième anniversaire. L’occasion, pour son fondateur, de rappeler le parcours qui a permis à la petite société Demimpex (pour “de Moerloose import-export ”), de se muer en un groupe qui va franchir cette année le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Tout débute donc avec le trading de pièces automobiles pour l’Afrique, une région que Philippe connaît bien pour y avoir passé son enfance. En 2000, il s’investit à la fois dans la distribution automobile et dans celle de machines. La Société de Distribution Africaine (SDA) est créée en 2008. Durant la décennie 2010, Philippe de Moerloose prend plusieurs décisions stratégiques. D’abord, il cède progressivement ses activités de distribution automobile pour se concentrer sur les grosses machines. Ensuite, il débarque en Europe en rachetant Kuiken Groep, le réseau de distribution de Volvo Construction Equipment dans le Benelux.

" Le management doit équilibrer la croissance de l’entreprise et sa solvabilité, tout en veillant à alléger son empreinte écologique. ”

“ On ne peut plus gérer aujourd’hui une entreprise d’une manière forte et directive comme on le faisait par le passé, souligne Philippe de Moerloose. Ce type de management ne fonctionne plus. Il faut responsabiliser les collaborateurs et les faire participer pleinement à l’évolution de la société. Et ce, à tous les échelons."

Muriel Bernard, CEO d' e-FARMZ

Le bio et le local, ce n’est plus un marché de niche. Muriel Bernard l’a compris avant tout le monde. Son entreprise a franchi un cap en 2020, année de tous les records pour le commerce en ligne.

La croissance qu’on avait prévue sur trois ans, nous l’avons faite sur trois mois”.

Le pari n’était pourtant pas gagné d’avance. En 2013, lorsqu’elle lance le projet eFarmz avec son associée, elle s’adresse clairement à une clientèle de niche. La vente en ligne de produits alimentaires n’est pas encore entrée dans les mœurs. Au départ, les banques ne croient pas au projet, qui sera donc financé sur fonds propres. En 2015, Trends-Tendances épingle eFarmz dans son “top 50 des start-up dans lesquelles il faut investir”. Le point de bascule est atteint en 2016, lorsque l’acteur allemand HelloFresh débarque sur le marché belge. "J’ai décidé de positionner eFarmz dans le sillage de cette grande entreprise".

En 2021, l’entreprise poursuit sur sa lancée, avec une croissance de 30 % à 40 % du chiffre d’affaires. Mais l’ambitieuse CEO ne se satisfait pas de ces indicateurs plutôt flatteurs. La priorité, pour eFarmz, c’est aujourd’hui d’attaquer son expansion géographique, notamment sur le marché flamand.

" Aujourd’hui, mon rôle, c’est de piloter la stratégie de croissance de l’entreprise.”

“ Le management moderne est un management féminin, expose Muriel Bernard. Pour assurer le futur de leurs entreprises, les managers doivent être attentifs à l’impact de leurs choix sur l’environnement et sur l’écosystème humain qui les entoure.

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