Quel avenir pour la voiture électrique ?

Quel avenir pour la voiture électrique ?
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A l’heure où la population est de plus en plus attentive aux problèmes environnementaux, une voiture électrique produit 2 fois moins de CO2 que les moteurs actuels. Pourtant, en 2017, cette technologie ne représente que 0.5% des véhicules vendus en Belgique.

La voiture électrique est annoncée depuis longtemps comme le futur de l’automobile. Or, sa technologie ne lui permet pas encore de s’imposer sur le marché. Jean Claude Verset dans la séquence "Pythagore and Co" de "Week-end première" revient sur les avantages et inconvénients des véhicules électriques.

La voiture électrique, un choix économique ?

Si la voiture électrique permet de se passer des énergies fossiles, son handicap reste le prix de la batterie. On passe, lentement sous la barre des 100euros par KWh. Soit 8000 euros pour une batterie.  Mais le coût d’utilisation reste 2 à 3 fois moins élevé que le carburant fossile. Selon Damien Ernst, spécialiste de l’énergie à L’Université de Liège, dès 2018 le coût total d’une voiture électrique sera moins élevé que celui d’une voiture thermique. Tout d’abord, parce que l’électricité est moins chère mais aussi parce que le moteur est pratiquement inusable et donc l’entretien est pratiquement nul. Un avis partagé par le bureau d’analyse Bloomberg qui estime qu’en 2025, le prix de la voiture électrique sera inférieur à celui de la voiture traditionnelle

Des atouts mais aussi des faiblesses

La flexibilité de charge de la batterie est l’atout principal du moteur électrique. Sa faiblesse est qu’on ne peut pas la stocker. Prenons l’exemple d’une Tesla. Son plein représente près de 8 jours de consommation moyenne d’un ménage (deux adultes, deux enfants). Si toutes les voitures belges, soit 5 millions d’automobiles, passaient d’un coup à l’électrique, la consommation électrique serait accrue de 25% sur une année… Mais à l’inverse, les panneaux photovoltaïques et même les véhicules électriques, pourront injecter à leur tour du courant dans le réseau. C’est ce qu’on appelle le Véhicule to Grid, qui permettra au parc automobile de se transformer par moment en fournisseur d’électricité. Dans le cadre de son plan d’investissement, la Wallonie veut investir dans des compteurs intelligents qui permettront ces échanges bidirectionnels entre le réseau électrique et une voiture

Principal obstacle : le manque de bornes de recharge

Quiconque dispose d’un accès à une prise à son domicile, peut charger 3 KW par heure sans installation particulière. L’équivalent d’une autonomie de 200 km sur une nuit. Sinon, il faudra recourir à des stations-services électriques. Et là, le manque de bornes de recharge peut créer de vrais soucis. Imaginez les autoroutes lors des grandes vacances, si tous les automobilistes rechargent leurs véhicules chaque 200km, ça risque de coincer dans les stations-services... Notons que Porsche a mis au point un chargeur capable d’assurer une autonomie de 100 km en trois minutes. Une recharge complète prend alors 20 minutes.

L’électrique n’est pas la seule option pour se passer des énergies fossiles. L’alternative peut venir de l’hydrogène avec ses piles à combustible. Une énergie que l’on peut créer à partir du solaire et de l’éolien. C’est facile à stocker et à transporter et n’émet pas de gaz à effet de serre. Mais les rares véhicules coûtent près de 60 000 euros et il existe très peu de pompes. On peut également citer le gaz naturel comprimé : le CNG. Il émet moins de C02 que le carburant fossile et est un peu moins cher, mais le prix de l’installation et le risque d’une taxe a découragé les constructeurs. Retrouvez la chronique scientifique "Pythagore and Co" tous les samedis à 7h52 dans "Week-end Première".

 

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