Quand Amparanoia fête ses 20 ans LIVE dans Le Monde est un Village [Vidéos]

Amparanoia LIVE spécial 20 ans - Jeudi 01/02/18 @ VK - Bruxelles

La chanteuse Amparo Sánchez de retour avec son projet Amparanoia à l'occasion des 20 ans de la sortie de l'album 'El Poder de Machin', qui a marqué la scène musicale espagnole des années 90. En tournée européenne, elle s'est arrêtée à Bruxelles pour un concert exceptionnel avec Le Monde est un Village... qui célèbre aussi ses 20 ans ! 

Amparo Sánchez (chant, guitare) - Willy Fuego (guitare électrique, chant) - Carmen Niño (basse) - Angela Lopez Fernandez (claviers, chant) - Jose Alberto Varona (trompette) - Flor Inza (percussions, chant) - Jose Miguel Martinez (batterie)

Photos © Jean-Michel Deroose

Au sujet d'Amparanoia...

Penser Amparanoia, c’est penser à une explosion musicale.

C’est parler d’une révolutionnaire, dans sa musique, étendard international de la fusion, louée par la BBC et par Cuba-Disco, mais c’est aussi parler d’une femme qui a bien les pieds sur terre. Toujours engagée, courageuse et ravie de mélanger différents styles musicaux, elle a fait de ses paroles une joyeuse contestation. C’est sans doute l’auteur-compositeur-interprète la plus bigarrée que l’Espagne ait livrée.

" Amparanoia est le projet musical d’Amparo Sánchez, l’une des voix les plus typiques d’Espagne. La paranoïa d’Amparo, c’est la musique. Ses albums nous donnent l’impression de pénétrer les musiques du monde. Sa critique est aiguisée par ses oreilles attentives et par son cœur, toujours à l’écoute. Avec sa musique, elle exprime sa réalité et décide de lutter pour un monde plus juste. "

Ce sens de l’équité s’est encore affûté lorsqu’elle décide de mettre un terme à cette période ‘Amparanoia’, pour avoir recours à des rythmes plus calmes. La chanteuse veut se retrouver elle-même, sous son nom de naissance, ‘Amparo Sánchez’.

Aujourd’hui, c’est précisement dans ce même souci d’honnêteté qu’Amparo veut rendre hommage à Amparanoia, cette figure qui lui a donné tant de joie et qu’un jour elle avait pourtant décidé d’abandonner.

Pour le 20ème anniversaire du premier album d’Amparanoia " El poder de Machín ", la compositrice de Grenade a décidé de reprendre ce rôle, du moins le temps d’une tournée.

A l’image de ses métamorphoses antérieures, Amparo veut exprimer et remercier son public pour tout ce que ce voyage a apporté à sa carrière. Et si 20 ans, non ce n’est rien! ces dernières années sont la meilleure voie pour sublimer ce regard nostalgique.

… Amparo Sánchez, originaire de Grenade, participait à différents projets, jusqu’à ce qu’elle ait formé son propre groupe, appelé Amparo & The Gang, avec lequel elle a enregistré ‘Haces Bien’. Plus tard, sous le nom d’Amparanos Del Blues, elle parcourait toute l’Espagne et la France avec des musiciens, tous membres du groupe La Vaca Azul, juste avant d’entamer son travail d’Amparanoia.

Amparanoia fut formé dans le quartier madrilène Lavapiés, en 1995. Son style mêlait différentes racines musicales : blues, soul, boléros, rancheras, rumbas, et musiques populaires sud-américaines, …

La raison d’être d’Amparanoia, c’était la musique, et c’était utiliser toute forme d’expression musicale pour transmettre ses sentiments et ses sensations. " Madrid est la cause de mon changement ", déclarait l’auteur-compositeur-interprète pour justifier sa dévotion pour le boléro, le son, la rumba et la ranchera. " Amparanoia est viscéralement madrilène. Mon évolution, je la dois à à tout ce que j’ai vu, vécu, entendu et appris depuis que j’habite ici. Je suis venue avec la seule intention d’apprendre et de jouer. J’aurais pu continuer à le faire plus d’un an dans les bars de Malasaña et Lavapiés, car je n’avais jamais proposé mes chansons aux labels discographiques. Grâce au bouche à oreille, une maison de disques indépendante m’a découverte et moi, je l’ai accepté volontiers. "

À Madrid elle a découvert tant de genres musicaux qu’elle abandonne le blues pour composer " El poder de Machín ", un album plein de styles métisses, auquel ont collaboré, entre autres, Manu Chao, Mano Negra et Víctor Coyote. " J’ai changé le nom de groupe parce qu’à Madrid, personne ne me connaissait, et de cette façon je pouvais jouer des rancheras, et non plus incessament des morceaux de blues comme ma réputation m’y obligeait à Grenade ".

Considérée comme la voix la plus noire de la pop espagnol, elle assurait pourtant ne pas avoir renoncé au blues : " En tout cas, à son circuit et à son répertoire. Mais maintenant, avec Amparanoia, je trouve dans les racines latines, mexicaines, arabes ou rumberas, la couleur de mes nouvelles chansons.

Avec " El poder de Machín ", Amparanoia a créé l’album que le groupe cherchait depuis des années. Un disque de musique ranchera et boléro, qui montre la partie la plus latine et bohémienne de la chanteuse.

" El poder de Machín " fut reçu par la critique comme le porte-drapeau du mouvement mestizo. En outre, pas mal de morceaux furent portés à l’écran, par exemple la chanson “Hacer dinero” qui est une musique du film Barrio, de Fernando León de Aranoa."

Avec cet album, Amparanoia a fait une grande tournée en Espagne et en France. Le groupe était alors à l’affiche de nombreux grands festivals.

C’est la raison pour laquelle Amparanoia veut retrouver, 20 ans plus tard, cette énergie et cette joie qui l’ont fait fait voyager autour du monde. Montrant à elle-même et aux autres ce qu’elle a vécu et appris durant tout ce temps.'

Amparanoia - Officiel

Amparanoia - Facebook

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