Prix Première du roman graphique 2019 : les 10 romans nommés

Prix Première du roman graphique 2019 : les 10 romans nommés
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Prix Première du roman graphique 2019 : les 10 romans nommés - © Tous droits réservés

Prix Première du roman graphique, clap 3ème ! Après une première édition qui a vu le roman graphique  "Petite Maman", de l'auteur et dessinateur Halim être récompensé, voici déjà (bientôt) l’heure de décerner le prix à un autre roman. Mais avant de vous dévoiler le grand gagnant, qui sera annoncé lors du Festival de la BD ce vendedi 13 septembre, nous vous présentons plus en détail les 10 romans de la sélection 2019. 

Les Grands Espaces (Catherine Meurisse – Dargaud)

Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d’arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d’y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d’un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l’auteure raconte le paradis de l’enfance, que la nature, l’art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu’à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d’une enfance et l’imaginaire qui s’y déploie, en toute liberté.

Charogne (Benoît Vidal / Borris – Glénat)

Dans ce petit village des Pyrénées, le curé ne viendra plus célébrer l’office, tant que l’église ne sera pas réparée. Monter jusqu’à mi-pente pour les grands événements, il veut bien, mais pas plus loin ! Malheureusement, Joseph, le maire, homme bienfaiteur et aimé de tous, meurt brutalement. Il va falloir descendre le cercueil à dos d’hommes pour une dernière bénédiction en suivant un chemin de montagne escarpé. Et ça ne sera pas une partie de plaisir car, en plus du poids du mort, le cortège funèbre trimballe son lot de rancœurs familiales et de lourds secrets. Pour finir, les éléments s’en mêlent et la tension déjà palpable devient électrique lorsque l’orage survient. Le dernier voyage de Joseph pourrait bien être aussi le leur…

Ce thriller rural, haletant comme Le salaire de la peur et âpre comme un roman de Giono, nous emmène dans un périple où la mort et le poids de la culpabilité n’épargnent personne. Borris, talent plus que prometteur, impressionne par sa maîtrise narrative et son dessin d’une grande maturité, incarnant à merveille ces gueules et ces dialogues ciselés coécrits avec Benoit Vidal.

Malaterre (Pierre-Henri Gomont - Dargaud)

Coureur, menteur, buveur, noceur... Gabriel Lesaffre a toutes les qualités. Depuis l'enfance, il est en rupture avec son milieu familial. Épris de liberté, il ne supporte pas l'autorité. Un jour, il tombe amoureux d'une lointaine cousine, Claudia. Elle a dix ans de moins que lui. Coup de foudre, mariage, trois enfants : Gabriel se laisser séduire par les charmes de la vie de couple et les délices du confort bourgeois.

Mais ses vieux démons se rappellent à son bon souvenir. Gabriel s'ennuie. Il plaque tout, s'envole pour l'Afrique, reste cinq ans sans donner de nouvelles. Puis il réapparaît, fidèle à lui-même. Mêlant manipulation, persuasion et belles promesses, il obtient la garde de Mathilde et Simon, les deux aînés, et les emmène avec lui en Afrique équatoriale. Pour ces deux jeunes ados, une nouvelle existence commence : ils découvrent l'Afrique et une vie " festive, bigarrée, frivole et un peu vaine ". Mais ils doivent aussi supporter les incessants problèmes d'argent de leur père, héritier d'un domaine qu'il est incapable de gérer, et son penchant insurmontable pour la boisson. Et si le rêve africain finissait par se dissiper dans les vapeurs d'alcool ?

Le Loup (Jean-Marc Rochette - Casterman)

Comme dans son précédent album, l’action se déroule au cœur du Massif des Écrins, dans la vallée du Vénéon. Un grand loup blanc et un berger vont s’affronter passionnément, jusqu’à leurs dernières limites, avant de pactiser et de trouver le moyen de cohabiter.

Rochette célèbre une nouvelle fois la haute montagne, sa beauté, sa violence ; l’engagement et l’humilité qu’il faut pour y survivre.
Il tente aussi, par la fiction, de trouver une porte de sortie au conflit irréductible de deux points de vues, justes l’un et l’autre : les bergers qui veulent protéger la vie de leurs bêtes, les parcs qui tentent de sauver des espèces en voie d’extinction.

Babybox (Jung - Editions Soleil)

Après le succès de Couleur de peau : miel, Jung propose un magnifique récit croisé qui bouleverse, parce qu’il aborde de près l’intime et l’espoir.

À l’âge de quatre ans, Claire a quitté la Corée du Sud et vit aujourd’hui en France. Elle a un petit frère, Julien, dix ans. Soudain, un drame se produit...

 Leurs parents ont un grave accident de voiture : leur mère décède et leur père tombe dans le coma.
Claire découvre alors une boîte cachée au fond d’un tiroir. À l’intérieur : des photos de sa mère, jeune, un petit bracelet de naissance ainsi qu’un dossier médical. Tout se bouscule en elle : elle comprend qu’elle a été adoptée...

À Séoul, les nouveau-nés peuvent être déposés, anonymement, dans une boîte encastrée dans un mur : la babybox. Et à sa création, un petit garçon, Min-ki, y a été déposé.
Se pourrait-il que la babybox ait scellé les destinées de Claire et de Min-ki, et qu’elles se révèlent salvatrices pour l’un comme pour l’autre ?

Phoolan Devi, reine des bandits (Claire Fauvel - Casterman)

Le destin hors du commun de la " Robin des bois " indienne !

Rien ne prédestinait Phoolan Devi à la trajectoire flamboyante qu’elle s’est choisie.
Née en 1963 au Nord de l’Inde et issue d’une très basse caste, elle est dès l’enfance confrontée à la pauvreté, à la violence et à l’injustice. Mariée de force à 11 ans, violée et séquestrée pendant des mois avant que ses parents ne la récupèrent, elle devient la paria de son village et doit son salut à un gang de bandits. À partir de ce moment, elle n’aura de cesse de lutter contre l’injustice et protéger les plus faibles.

Chroniques du Léopard (Tehem/Appollo - Dargaud)

Charles et Julien se rencontrent au lycée Leconte de Lisle. Leur monde, c'est La Réunion des années 1940. Parmi les élèves qui fréquentent l'établissement, on compte notamment Raymond Barre, les frères Jacques et Paul Vergès... Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1942, nos deux héros, Charles et Julien, assistent par hasard à l'arrivée du contre-torpilleur Léopard qui vient libérer l'île au nom de la France Libre. C'est le moment tant attendu par les jeunes gens du lycée Leconte de Lisle, où l'action, l'affrontement s'offrent enfin à eux.

Portrait d'un buveur (Mulot/Ruppert/Schrauwen - Dupuis)

Guy est un pirate, et de la pire (la vraie !) espèce : sans état d'âme, sans morale, sans couilles. Un obscur membre d'équipage, menteur comme il respire, ivrogne, voleur, paresseux. Loin des mythes littéraires ou des images de cinéma, Guy est un authentique gibier de potence, un horrible spécimen dont ne parlent pas les livres d'Histoire et qui s'approche pourtant davantage de la figure véridique du pirate que ses ersatz habituellement répandus dans la culture. Et Guy nous raconte son histoire, sa terrible et fastidieuse poésie entre bagarres, batailles et bitures, à courir les jupons, à rouler sous les tables et à trancher des cous.
Yo ho, et une bouteille de rhum !

Les brûlures (Zidrou/Laurent Bonneau - Grand Angle)

Une plongée dans les eaux brûlantes du crime !

Dans les rues d’une petite station balnéaire, les putes tombent comme des mouches. Un premier cadavre, atrocement mutilé, est découvert, puis un second, brûlé au chlore. La série, pourtant, ne fait que commencer.

Concerto pour la main gauche (Yann Damezin - Boite à bulles)

Inspiré par la biographie du pianiste autrichien Paul Wittgenstein, Concerto pour main gauche nous transporte dans un univers onirique et poétique, au cœur de la psyché de ce personnage tourmenté, mélancolique et complexe, que seule la musique semble apaiser.

Blessé lors de la première guerre mondiale, Paul Wittgenstein fut amputé du bras droit mais poursuivit une carrière de concertiste malgré ce handicap. La fortune laissé par son père lui permit de commander des œuvres pour la main gauche aux plus grands compositeurs de l’époque. Ainsi, c’est à sa demande que Maurice Ravel composa le célèbre Concerto pour la main gauche.

Un destin extraordinaire porté par l'élégance et la poésie du dessin de Yann Damezin. Un premier album magistral, entre David B. et Nancy Peña...

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